Int�ressant.
Ton
'meilleur sc�nario' est le pire pour moi. On ne signe pas d'ententes contenant
des clauses discriminatoires et des moyens coercitifs comme les AMP. Un d�cret
est de beaucoup pr�f�rable car on peut le contester juridiquement et
politiquement. Une entente comme '' l'entente Legault'' ne fait que vendre le
peu d'autonomie qui nous reste pour quelques dollars. La
solution est dans un front commun FMOQ-FMSQ-ReMUQ : aucune clause coercitive, de
la n�go et ob�ir � la loi du march� (offre et demande)
...
De l'argent il y en a plein de
syst�me. Il est dilapid� en gaspillage, en bureaucratie, en �l�phants blancs
comme le r�gime d'assurance m�dicament ... Personne n'a parl� de fusionner
les CLSC avec les h�pitaux d'un t�rritoire ... de r�duire l'appareil
bureaucratique et les ''gestionnaires'' (a dime a dozen ... comme on dit)
... On pr�f�re r�duire les services et l'accessibilit� (et faire payer la
note aux m�decins et autres professionnels de la sant�). Je ne comprends pas
pourquoi notre f�d�ration collabore avec le minist�re comme cela ... alors que
le temps est en notre faveur. C'est honteux et
incomp�tent.
C'est le temps de faire front commun
... et, pourquoi pas, penser � unir TOUS les m�decins dans une seule
association. L'union fait la force. Les m�decins du reste du Canada nous ont
montr� la voie. Ils regardent ce qui se passe chez nous avec beaucoup d'int�r�t
... et se demandent pourquoi on pratique encore la m�decine ici
...
Je crois qu'il faut tout faire pour
sauver notre r�seau de sant� publique. Il faut le sauver des politiciens et de
leur agenda �lectoral ... et de l'incomp�tence des
bureaucrates.
C. Hobden
----- Original Message -----
Sent: Tuesday, November 19, 2002 8:39
AM
Subject: URG-L: Ma vision de la
situation
Beaucoup de m�decins m�ont contact� pour me
parler de la situation actuelle MSSS-FMOQ, voici ce qui pourrait arriver
selon diff�rents sc�narios.
Le �meilleur�
sc�nario:
Le renouvellement de l�entente g�n�rale est accept�e
par la majorit� des d�l�gu�s Des diff�rentes associations de la FMOQ, ce
qui veut dire que tous les m�decins Membres de la FMOQ sont capables de
vivre avec ce qui est �crit dans la loi 142. Y compris l�article 11 de la
loi. Ce qui rend toute id�e de �contestation� difficile Par la
FMOQ.
L�acceptation d�une entente g�n�rale MSSS-FMOQ est obligatoire
avant que tout projet de jumelage puisse d�buter.
La
lettre d�entente sur le jumelage est utilis�e par plusieurs h�pitaux ou
groupes de m�decins (d�panneurs) pour pouvoir aider les h�pitaux en
difficult�s de recru- tement et faire en sorte que nous puissions avoir une
couverture compl�te de toutes les urgences au Qu�bec.
Les meilleurs
salaires donn�s pour le travail plus lourd (hospitalier et client�le
�g�e) dans l�entente g�n�rale renouvel�e, permettent � des m�decins de
pouvoir retourner � ces pratiques en manque d�effectifs et rendent le
jumelage moins n�cessaire. Les AMP et PREM pourront aussi �tre des
incitatifs si ils sont maintenus.
On esp�re que l�effet net de
l�implication m�dicale dans une couverture des soins pourra fournir � nos
repr�sentants les arguments n�cessaires pour pouvoir retirer toutes mesures
coercitives (article 11 du projet de loi 142 compris!) dans la gestion de
la couverture m�dicale dans le futur.
Les salaires consentis aux chefs
de d�partement de m�decine g�n�rale et urgence permettent � ces m�decins de
pouvoir lib�rer du temps de travail pour faire l�analyse des facteurs
locaux contribuant � la d�gradation des conditions de travail
(manques d�infirmi�res, de travailleurs sociaux, de ressources sp�cialis�es
ou de lits de soins de longues dur�e, etc...)
Une fois ces dossiers
mont�s, des repr�sentations cr�dibles (bas�es sur des chiffres) peuvent
�tre faites aupr�s des R�gies r�gionales concern�es, avec l�appui du Coll�ge
des M�decins et nos syndicats respectifs, pour faire en sorte que les
probl�mes per�us soient solutionn�s au niveau des conditions de travail
des m�decins.
Des soins ad�quats seront offerts � peu pr�s partout au
Qu�bec avec un minimum de probl�mes pour la population et les m�decins
auront encore une certaine autonomie professionnelle. Une partie de
leur travail devra alors �tre ax�e sur les revendications concernant les
conditions de travail.
Le �pire� sc�nario:
La
reconduite de l�entente g�n�rale ne se fait pas � cause des �l�ments
coercitifs qui restent dans la loi 142 ou du maintien de la loi 114 et le
gouvernement �tablit alors une r�glementation par d�cret. Les
omnipraticiens d�cident de confronter le gouvernement avec leur confr�res
sp�cialistes. Toutes les augmentations accord�es pour le travail lourd
sont �limin�es, sauf le �gros� 2% d�augmentation accord� � toute la
fonction publique. L�attrition en m�decine �lourde� continue.
Le jumelage est refus� pour le CHPB et le CHCM et
aucun autre groupe de m�decins ne d�cident de l�utiliser. Des trous
dans les listes de gardes d�autres h�pitaux sont maintenant rapport�s
r�guli�rement, for�ant le gouvernement � maintenir la loi 114 et/ou des
�l�ments coercitifs dans la loi 142, le tout au nom de son obligation de
maintien des soins d�urgence � la population.
Les m�decins, �coeur�s,
contestent l�galement la loi 142 (contestation qui va faire vivre leurs
confr�res avocats durant un maudit bon bout de temps et qui ne r�glera
finalement rien). D�autres, encore plus �coeur�s, d�cident de
changer de pratique ou d�m�nagent ailleurs en Am�rique. Les jeunes
m�decins sont les premiers � s�en aller et cette saign�e dans notre rel�ve
d�courage encore plus les m�decins qui restent.
Le gouvernement (peu
importe qui sera au pouvoir) devra alors r�glementer encore plus la
pratique m�dicale, on assistera � la fonctionnarisation de notre pratique,
avec ce que cela implique de gaspillage, perte de productivit�,
manque d�initiative et incapacit� � pouvoir s�adapter aux
changements. La loi 114 est reconduite apr�s le 31 d�cembre et les
fonctionnaires des R�gies r�gionales continuent de l�appliquer comme ils
l�ont si bien fait dans les derniers mois.
Les co�ts et d�lais
associ�s avec la transformation des m�decins en �cols verts� am�neront une
diminution dans la qualit� des soins � la population pour une plus longue
p�riode et aucun n�effort ne pourra �tre fait pour l�am�lioration de la
qualit� des soins par les m�decins, devenus des �ronds de cuir� comme les
autres, pay�s pour faire leur job dans des conditions de travail d�cid�es
par le gouvernement.
Dans les deux cas, un jour, la population aura
des services ad�quats. Pour ce qui est du �pire� sc�nario, ce sera dans 6-8
ans. Pour ce qui est du �meilleur� sc�nario, ce sera dans environ 2
ans. J�aimerais mieux faire en sorte que nous puissions encore avoir une
voix dans l�organisation de ces soins plut�t que de se les faire imposer
par des bureaucrates qui nous ont prouv�s maintes et maintes fois qu�ils
n�y connaissent rien.
Voil� pour mon petit grain de sel... --
Claude Rivard, md Chef du D�partement de M�decine d'Urgence CH
Pierre-Boucher, Longueuil,
Qc [EMAIL PROTECTED]
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