Tu me fais plaisir ce matin!... Il y a 2 ans que je v�hicule le m�me message.
Le probl�me du r�seau n'est pas tant le manque de ressources que la non-connaissance de l'utilisation op�rationnelle des ressources car il n' y a AUCUN syst�me d'information valable apte � en d�crire l'efficience et la pertinence.
L'article auquel tu r�f�res pointe justement que, dans le monopole de la sant�, personne n'a int�r�t � voir quetionner l'utilisation des ressources et les pouvoirs qui sont les siens dans SON fief!
Cela est �videmment vrai du sous-ministre et de tous les technocrates bien intentionn�s. Cela est vrai des r�gies et des directions hospitali�res. Cela est malheureusement aussi vrai des syndicats comme la FMSQ et la FMOQ. Tous unis CONTRE l'information et l'imputabilit�.
D'ailleurs, tu sais quel �tait l'un des plus grands obstacles � la carte � puce de Rimouski: l'assurance que voulaient les m�decins que JAMAIS on ne puisse questionner la justesse de leurs d�cisions diagnostiques et th�rapeutiques!... comme si nous �tions parfaits... Alors, on est tous dans le m�me bateau: donnez-nous les ressources et ne questionnez surtout pas comment on les utilise...
Finalement, dans le plan Legault, avec le 1,8 milliards de dollars ajout�s, l'imb�cilit� veut que le volet informatisation du r�seau c�de le pas � l'informatisation des GMF... un succ�s pour la FMOQ... On payera pour un administrateur, 2 infirmi�res, 2 employ�s cl�ricaux et l'ordi avec logiciel de facturation pour suivre des patients sans acc�s encore � un dossier sommaire. Peu importe la m�dication, les allergies, l'historique m�dical ou m�me les r�sultats de labo, d'imagerie ou les protocoles op�ratoires ou encore les sommaires d'hospitalisation.
�videmment, bien suivis comme ils le seront 24 heures sur 24, 365 jours par ann�e, partout au Qu�bec, les patients n'auront jamais � se pr�senter en salle d'urgence!!...
Pas d'information � l'urgence, soit mais EMPHASE sur les GMF qui ne pourront assurer r�ellement que le suivi de patients diagnostiqu�s ou trait�s via le plateau technique hospitalier ( dont les r�sultats num�ris�s ne seront pas accessibles)..
Bravo, maintenant le loyer des cliniques priv�es sera pay� par le r�seau!.. Entre toi et moi, si on a un probl�me de sant� nouveau et que l'on veut �tre diagnostiqu� rapidement, n'est-il pas mieux de se pr�senter l� ou il y a un plateau technique apte � porter un diagnostic?
Excuse-moi!.. J'oubliais... bient�t les GMF auront aussi le labo, l'imagerie, la r�sonance?... et deviendront des h�pitaux!
Hourrah pour la non-information, haro sur l'imputabilit�. Vive la connerie
LB
P.S. Et je passe sous silence le co�t que pourrait �pargner tous les gains d'efficience et toutes les erreurs �vit�es.
From: Claude Rivard <[EMAIL PROTECTED]>
Reply-To: [EMAIL PROTECTED]
To: [EMAIL PROTECTED] (URG-L Mailing List)
Subject: URG-L: Petite r�flexion
Date: Sun, 24 Nov 2002 12:27:53 -0500
Texte retrouv� dans la Presse de ce matin en page A-14.
Il est sign� par M. Brian Lee Crowley, pr�sident du Atlantic Institute
for Market Studies. Si vous consultez le site de cette organisation au
www.aims.ca vous en apprendrez un peu plus sur l�orientation franchement
� �droite� de cet organisme. Les titres des publications ne laissent aucune
ambigu�t� sur cette orientation.
Voici un extrait de l�article de la Presse:
�Les gouvernements, par exemple, assurent la r�glementation de nombreux
aspects de la production, de la qualit� et de la s�ret� des aliments.....Ils
obligent les fabricants � indiquer les ingr�dients utilis�s, les dates de
p�rem-
ption et, dans certains cas, la date o� les produits ont �t� emball�s.
Mais lorsque le gouvernement assure son autor�gulation et sa prestation de
services de soins de sant�, le tableau est radicalement diff�rent. Les
autorit�s
gouvernementales, par exemple, n��tablissent m�me pas de normes officielles
de temps d�attente appropri�. Personne ne sait combien de temps, de l�avis
des responsables du syst�me de soins de sant�, les gens devraient attendre
pour des traitements particuliers. R�sultat? Personne ne peut �tre tenu
respon-
sable de n�avoir pas r�pondu � ces normes�.
Et il en remet plus loin....
�le syst�me canadien de soins de sant� se prive d�informations vitales
telle:
qui a attendu trop longtemps pour obtenir des soins, qui a vu sa sant�
s�am�liorer,
qui a vu sa condition empirer, et qui n�a pas constat� de diff�rence apr�s
les
services re�us du syst�me de soins de sant�? Il en est ainsi parce que les
rensei-
gnements utiles touchant la performance de notre syst�me serviraient �
mesurer
la performance des responsables de ce syst�me, et il n�est �videmment pas
dans
leur int�r�t de recueillir ces renseignements�.
Vision EXTR�MEMENT int�ressante et tr�s probablement juste de la situation.
Pour vous en convaincre, aller juste achetez quelque chose....
Si vous allez faire votre �picerie, la cane de bines que vous passez sur le
lecteur
optique a en effet �t� produite dans des conditions r�glement�s.
Le poulet fut abattu et inspect� par un v�t�rinaire d�Agriculture Canada
dans un
abattoir construit selon des normes strictes. Vous passez ces deux items
sur le
lecteur et votre ��picier� favori sait d�j� � son bureau chef qu�il faut
qu�il envoie
une cane de bines et un poulet au magasin que vous venez de visiter. �a
c�est
de la gestion des stocks!
Vous allez acheter un paquet de 2X4 pour refaire le patio, m�me syst�me de
gestion
des stocks. Mieux, le morceau de bois fut d�coup� dans une scierie o� la
scie est
branch�e sur les cours de la Bourse pour le bois et le bout de bois fut
d�coup� pour
optimiser le plus possible son volume selon les prix du bois, �a c�est ce
que j�appelle
de la r�troaction directe.
Comparez �a maintenant avec vos conditions de pratique...
Pourquoi est-ce qu�on fonctionne encore comme dans le temps des bonnes
soeurs?
C�est compl�tement d�bile si vous y pensez un petit moment, on g�re mieux la
production de bines et de 2X4 que les soins � la population.
La �r�troaction� dans notre syst�me de sant� est inexistante pour deux
raisons:
1-La mauvaise organisation des gens qui pourraient donner cette r�troaction,
On parle ici des m�decins, infirmi�res, gestionnaires du r�seau et patients.
Et cette mauvaise organisation est d�sirable...du point de vue du MSSS.
2-La �surdit� relative des responsables suppos�ment �imputables� du r�seau.
Un exemple qui illustre bien ce qui se passe. Je me fais dire en pleine
s�ance
de n�gociations que les conditions de travail dans les urgences ne peuvent
pas
�tre si pires que �a parce qu�on entends jamais les m�decins d�urgence en
parler!
Je ne comprend pas, les m�decins de l�h�pital Charles-Lemoyne ont envoy�s
durant
des semaines, � tous les jours, des lettres de plaintes � leur DG, DSP, � la
RR ainsi
qu�au Coll�ge des m�decins pour d�noncer la p�nurie de personnel infirmier
et les
locaux v�tustes dans lesquels ils travaillaient.
Donc, ce n�est pas parce qu�on ne le dit pas mais c�est surtout parce qu�on
ne le dit
pas aux bonnes personnes ET que les personnes � qui on le dit ne veulent
rien
entendre.
Dans le futur, on devra donc inclure les m�dias, les groupes d�oppositions,
des lobbys
tel que AIMS, les regroupements de patients, l�AHQ et nos f�d�s.
On devra aussi avoir une approche commune et une lettre de plainte uniforme
pour
toute la province. On a pas le choix, c�est � leur avantage de ne rien
entendre, il
faudra donc le dire plus fort et autrement. Je vais travailler l�-dessus
prochainement.
Salut,
Claude Rivard, md
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