Title: Petite r�flexion
F�licitations Claude et heureux de constater l'engagement de Christian
 
L'imputabilit� et les canaux de communications hi�rarchiques sont la clef de la connaissance pour des prises de d�cision �clair�.
 
Je retouverai le manuel de gestion de l'urgence du minist�re( et vous le transmetrerez) tel que pr�vu la "m�canique y est d�crit". Le chef de d�partement est imputable avec son chef de service de fournir � l'administaration les donn�es stats sur les d�bit temps de s�jour qualit� des soins de son d�partement d'urgence. Or cette imputabilit� que Cath�erine appele responsabilit� y est d�crite sans appui organisationel. Nous n'avons pas le syst�men informatique qui peut simplement d�crire la dymamique des flux.
Mais nous pouvons y arriver j'encourage toutes les personnes impliuqu� � exiger cettte surveillance en temps r�el.
 
Nous pouvons nous appuyer en nous transmettant cette info et en en faisant un r�gistre nationale. Voila ce que j'aimerais voir pour les prochains 9 mois ou nous seron lib�rer pour ce genre de t�che. Je lance une invitation a un syst�me coop�ratif sour la g�rance du R�muq.
Structure.....
 
Un autre forum serait souhaitable.
 
 
Pigaro
 
 
----- Original Message -----
Sent: Sunday, November 24, 2002 12:27 PM
Subject: URG-L: Petite r�flexion

Texte retrouv� dans la Presse de ce matin en page A-14.
Il est sign� par M. Brian Lee Crowley, pr�sident du Atlantic Institute
for Market Studies.  Si vous consultez le site de cette organisation au
www.aims.ca vous en apprendrez un peu plus sur l�orientation franchement
� �droite� de cet organisme.  Les titres des publications ne laissent aucune
ambigu�t� sur cette orientation.

Voici un extrait de l�article de la Presse:

�Les gouvernements, par exemple, assurent la r�glementation de nombreux
aspects de la production, de la qualit� et de la s�ret� des aliments.....Ils
obligent les fabricants � indiquer les ingr�dients utilis�s, les dates de p�rem-
ption et, dans certains cas, la date o� les produits ont �t� emball�s.

Mais lorsque le gouvernement assure son autor�gulation et sa prestation de
services de soins de sant�, le tableau est radicalement diff�rent.  Les autorit�s
gouvernementales, par exemple, n��tablissent m�me pas de normes officielles
de temps d�attente appropri�.  Personne ne sait combien de temps, de l�avis
des responsables du syst�me de soins de sant�, les gens devraient attendre
pour des traitements particuliers.  R�sultat? Personne ne peut �tre tenu respon-
sable de n�avoir pas r�pondu � ces normes�.

Et il en remet plus loin....

�le syst�me canadien de soins de sant� se prive d�informations vitales telle:
qui a attendu trop longtemps pour obtenir des soins, qui a vu sa sant� s�am�liorer,
qui a vu sa condition empirer, et qui n�a pas constat� de diff�rence apr�s les
services re�us du syst�me de soins de sant�?  Il en est ainsi parce que les rensei-
gnements utiles touchant la performance de notre syst�me serviraient � mesurer
la performance des responsables de ce syst�me, et il n�est �videmment pas dans
leur int�r�t de recueillir ces renseignements�.

Vision EXTR�MEMENT int�ressante et tr�s probablement juste de la situation.
Pour vous en convaincre, aller juste achetez quelque chose....

Si vous allez faire votre �picerie, la cane de bines que vous passez sur le lecteur
optique a en effet �t� produite dans des conditions r�glement�s.
Le poulet fut abattu et inspect� par un v�t�rinaire d�Agriculture Canada dans un
abattoir construit selon des normes strictes.  Vous passez ces deux items sur le
lecteur et votre ��picier� favori sait d�j� � son bureau chef qu�il faut qu�il envoie
une cane de bines et un poulet au magasin que vous venez de visiter.  ï¿½a c�est
de la gestion des stocks!

Vous allez acheter un paquet de 2X4 pour refaire le patio, m�me syst�me de gestion
des stocks.  Mieux, le morceau de bois fut d�coup� dans une scierie o� la scie est
branch�e sur les cours de la Bourse pour le bois et le bout de bois fut d�coup� pour
optimiser le plus possible son volume selon les prix du bois, �a c�est ce que j�appelle
de la r�troaction directe.

Comparez �a maintenant avec vos conditions de pratique...

Pourquoi est-ce qu�on fonctionne encore comme dans le temps des bonnes soeurs?
C�est compl�tement d�bile si vous y pensez un petit moment, on g�re mieux la
production de bines et de 2X4 que les soins � la population.

La �r�troaction� dans notre syst�me de sant� est inexistante pour deux raisons:

1-La mauvaise organisation des gens qui pourraient donner cette r�troaction,
On parle ici des m�decins, infirmi�res, gestionnaires du r�seau et patients.
Et cette mauvaise organisation est d�sirable...du point de vue du MSSS.

2-La �surdit� relative des responsables suppos�ment �imputables� du r�seau.

Un exemple qui illustre bien ce qui se passe.  Je me fais dire en pleine s�ance
de n�gociations que les conditions de travail dans les urgences ne peuvent pas
�tre si pires que �a parce qu�on entends jamais les m�decins d�urgence en parler!

Je ne comprend pas, les m�decins de l�h�pital Charles-Lemoyne ont envoy�s durant
des semaines, � tous les jours, des lettres de plaintes � leur DG, DSP, � la RR ainsi
qu�au Coll�ge des m�decins pour d�noncer la p�nurie de personnel infirmier et les
locaux v�tustes dans lesquels ils travaillaient.

Donc, ce n�est pas parce qu�on ne le dit pas mais c�est surtout parce qu�on ne le dit
pas aux bonnes personnes ET que les personnes � qui on le dit ne veulent rien
entendre.

Dans le futur, on devra donc inclure les m�dias, les groupes d�oppositions, des lobbys
tel que AIMS, les regroupements de patients, l�AHQ et nos f�d�s.
On devra aussi avoir une approche commune et une lettre de plainte uniforme pour
toute la province.  On a pas le choix, c�est � leur avantage de ne rien entendre, il
faudra donc le dire plus fort et autrement.  Je vais travailler l�-dessus prochainement.

Salut,

Claude Rivard, md

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