En effet, les SV sont souvent omis dans les cas p�diatriques...  Certainement que c'est plus difficile et plus long, et on veut garder le temps de triage moyen en + ou - 5 minutes total.  T�che tr�s difficile pour les infirmi�res et combien facile � critiquer pour les m�decins, � post�riori.  Id�alement, les SV devraient �tre pris "lorsque pertinents".  En pratique, le jugement et la "paresse" varient beaucoup � cet �gard...
 
L'�TG p�diatrique, auquel a contribu� grandement notre confr�re Vadeboncoeur, nous parle du "Triangle de l'�valuation p�diatrique" au triage : 1) �tat g�n�ral et niveau d'activit� pour l'�ge. 2) L'�tat et l'effort respiratoire (s'objective plus facilement: tirage, fr�quence, saturation, D�P si assez vieux). 3) L'�tat de perfusion.
 
Suite � la tourn�e provinciale pour l'implantation de l'�TG, ce questionnement est revenu � chacun des groupes.  Le consensus que j'en ai fait et qui semblait acceptable pour les infirmi�res et les m�decins :
1) �tat g�n�ral et niveau d'activit�;  Facile.  Les infirmi�res ont habituellement un bon "pif" subjectif l�-dessus.
2) �tat respiratoire:  Faites-le objectiver, au moins pour toute plainte ou sympt�me respiratoire.  Pas tr�s long ni toujours difficile, mais tous les algorythmes d'urgence commencent par A-B...
3) Perfusion : d'abord POULS (prise manuelle ou � l'apex), puis RETOUR CAPILLAIRE. (les infirmi�res en ont moins l'habitude mais l'apprenne vite ! lorsqu'elle r�alise qu'elles peuvent �liminer un choc en moins de 3 secondes.) Ce qui les emb�te le plus est la TA.  La TA devrait �tre prise si: l'enfant est instable ou en mauvais �tat g�n�ral.  Il respire mal.  Il a un pouls en dehors des valeurs normales anticip�es pour son groupe d'�ge, ou un retour capillaire anormal ou incertain.
 
Le message est donc: faites-en un peu plus et soyez pertinents dans la d�cision de compl�ter ou d'omettre en tout ou en partie les SV. Un peu de renforcement positif ! Par contre si cela n'est pas respecter, les responsables m�dicaux ET nursing devront statuer sur l'obligation de documenter tous les SV et mesures ojectives, au risque de perdre l'efficacit� et le temps des r��valuations p�riodiques (un autre probl�me...).
 
Attention aux docteurs qui veulent des signes vitaux pour tous au triage. Si non n�cessaire au niveau de priorisation, si vous les d�sirez, ils pourraient �tre compl�t�s apr�s votre �valuation m�dicale.
 
Fran�ois Parent, MD, CMFC-(mu), FCMF
Urgentologue CHRTR
Formateur provincial pour l'implantation de l'�TG pour l'AHQ - 2001-2002
731 Ste-Julie,Trois-Rivi�res
Qu�bec, G9A-1Y1
T�l: 819-697-3333
Courriel: [EMAIL PROTECTED]
 
 
----- Original Message -----
Sent: Saturday, December 07, 2002 11:42 AM
Subject: URG-L: bronchiolite,�tudes et prise de SV en ped

 
 
Parlant de Dx diff�rentiel,je me rappelle un cas vu il a plusieurs ann�es,� Gatineau (qui est le centre de r�f�rence p�diatrique de notre coin.Des b�b�s siffleux et toussailleux,on en voit treize � la douzaine par chiffre l'hiver).C'�tait un b�b� de 6 mois amen� pour toux et difficult� � respirer..Le "eni�me" parmi plein d'autres cette semaine-l� puisque c'�tait en janvier en pleine saison de grippes et rhumes.
 
Le BB ï¿½tait chigneux,af�brile je crois,avec tirage et wheezing diffus � l'auscultation.Pleurait pas mal pendant l'examen(ne me demandez pas la saturo...la saturo n'�tait pas encore disponible � l'urgence � cette "�poque-l�").Je l'ai �valu� ad�quatement,mais sans trop me casser la t�te question diagnostic.Premier ventolin...deuxi�me ventolin...Non seulement il n'allait pas mieux apr�s le deuxi�me vento...mais en fait,il semblait se d�t�riorer l�g�rement.En le r�auscultant,j'ai soudainement �t� frapp�e par la vitesse de ses battements cardiaques.J'avais remarqu� initialement du "coin du st�toscope" qu'il battait vite...mais bon:6 mois,en bronchospasme,qui pleurait pas mal pendant l'auscultation...J'ai involontairement pass� outre.Au deuxi�me coup de st�toscope,je me suis r�veill�e.Il avait un pouls � 220.
 
Il �tait en d�faillance cardiaque sur TSV,ce b�b�-l�.Pas besoin de vous dire que le traitement a pris une toute autre tournure...Mais je n'ai jamais oubli� la le�on.
 
Par curiosit�,dans combien de vos urgences prend-on syst�matiquement les SV (� part la temp�rature)chez les enfants qui se pr�sentent au triage? (pour condition autre qu'un mal d'orteil,s'entend.)J'ai remarqu� que les petits centres hospitaliers communautaires ont souvent des politiques plus serr�es de prise des SV,probablement parce que les infirmi�res sont moins d�bord�es que dans les gros centres,mais le fait est:c'est en p�diatrie qu'on omet le plus souvent la prise des SV,� part bien s�r la temp�rature.La TA,je la prends rarement (je devrais d'ailleurs la prendre plus souvent,dans les cas de c�phal�es,gastro etc,etc....�a peut �tre g�nant de "manquer" une TA � 145/100 chez un bambin de 6 ans qui a mal � la t�te...),mais le pouls,je le note toujours.
 
Comment �a se passe chez vous?
 
C.
 
----- Original Message -----
Sent: Saturday, December 07, 2002 10:18 AM
Subject: URG-L: vapo vs ventolin vs... eau b�nite n�bulis�e ??

J�ai assist� aux Journ�es de Ped de Ste-Juju et ca rejoint leur pr�sentation. Un peu surprenant quand m�me...

 

JPB

 

 

 

 

 

 

J Pediatr 2002 Dec;141(6):818-24

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A randomized, controlled trial of the effectiveness of nebulized therapy with epinephrine compared with albuterol and saline in infants hospitalized for acute viral bronchiolitis.

Patel H, Platt RW, Pekeles GS, Ducharme FM.

Departments of Pediatrics, Epidemiology and Biostatistics, McGill University Health Centre, Montreal, Quebec, Canada.

OBJECTIVE: In previously well infants hospitalized with acute viral bronchiolitis, the effectiveness of repeated nebulized therapy with epinephrine (EPI) was compared with treatment with albuterol (ALB) or saline placebo (PLAC).Study design: In this randomized, double-blind, parallel-group, controlled trial, infants received study nebulizations every 1 to 6 hours and were assessed twice daily by the research team. The primary outcome was length of hospital stay (LOS). Secondary outcomes included the time from admission until the infant had normal hydration, oxygenation, and minimal respiratory distress. RESULTS: A total of 149 infants were randomized; 50 were allocated to receive racemic EPI, 51 were given ALB, and 48 received PLAC. Baseline characteristics and pre-enrollment symptoms, signs, and therapy were similar between groups. There were no group differences in the primary outcome measure, mean LOS (hours)(+/- SD): EPI = 59.8 (62), ALB = 61.4 (54), and PLAC = 63.3 (47); P =.95 by intent-to-treat analysis. Group differences were not statistically significant in any of the secondary outcomes. CONCLUSIONS: There were no group differences in the effectiveness of therapy for infants hospitalized with bronchiolitis. Based on these results, we do not recommend routine use of either nebulized EPI or ALB in this patient group.

 

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