Les urgentologues d�plorent les agissements du
ministre de la Sant� et rejettent la prolongation de l'entente n�goci�e avec la FMOQ
Les urgentologues ont demand� par �crit au ministre de la Sant� de cesser de gouverner � coups de lois sp�ciales et de r�gler les vrais probl�mes. �galement, ils lui signifient qu�ils rejettent la prolongation de l�entente n�goci�e avec la FMOQ.
Le Regroupement des m�decins d'urgence du Qu�bec (ReMUQ) tient � informer le ministre de la Sant� que la prolongation de l'entente n�goci�e entre lui et les dirigeants de la FMOQ a �t� rejet�e par les urgentologues du ReMUQ.
Le ReMUQ consid�re que cette entente ne r�gle en rien le probl�me du recrutement et de la r�tention des urgentologues, en n'am�liorant pas de fa�on significative les conditions de pratique dans nos urgences. D�ailleurs, le ReMUQ ne comprend pas que le recours aux AMP, une � solution � dont la mise en �uvre avec la FMOQ depuis plus de dix ans s�est sold�e par un �chec, puisse �tre propos�e comme la r�ponse ad�quate�
En cons�quence, le ReMUQ souligne qu�aucune entente ne lie actuellement le ReMUQ et ses membres au minist�re de la Sant�. En effet, ceux-ci ne s�estiment aucunement repr�sent�s dans le cadre de l�entente que le minist�re a conclue avec la FMOQ. D�ailleurs, pour le ReMUQ, il appara�t aberrant que le minist�re de la Sant� ait choisi de reconduire le mandat de repr�sentativit� de la FMOQ malgr� le fait qu�elle ait viol� les quatre points selon lesquels elle s��tait d�clar�e repr�sentative de tous les omnipraticiens dans son m�moire soumis au ministre de Sant� de l��poque, monsieur Marc-Yvan C�t�, le 4 septembre 1992.
Plusieurs tentatives ont �t� faites par les repr�sentants l�gitimes des m�decins d'urgence (ReMUQ-ASMUQ-AMUQ) pour r�gler de fa�on responsable et durable la crise dans les urgences, notamment :
- Au d�but de l'�t� dernier a �t� d�pos� un document sur le recrutement et la r�tention des urgentologues, issu du travail d'un comit� de la Table des chefs d'urgence de Montr�al et de Laval. Ce document fut ent�rin� par la direction de la R�gie r�gionale de Montr�al, et largement distribu� dans le r�seau de la sant�. Une copie a �t� remise au ministre de la Sant� d�s d�but juillet, soit avant la trag�die survenue � Shawinigan. Malheureusement., le ministre n�y a pas donn� suite.
- Une rencontre a eu lieu entre le ministre de la Sant� et le pr�sident du ReMUQ et ses homologues de l'AMUQ et de l'ASMUQ, le 1er octobre 2002. Lors de cette rencontre, un document conjoint ASMUQ-ReMUQ a �t� remis, lequel abordait �tape par �tape et de fa�on r�aliste les diverses solutions pour faire face � la crise actuelle. La s�ance a �t� qualifi�e de constructive et le ministre de la Sant� avait promis d'autres rencontres, lesquelles n'ont jamais eu lieu ...
- Une enqu�te publique a �t� demand�e le 21 octobre 2002 par le Regroupement des m�decins d'urgence du Qu�bec (ReMUQ), l�Association des m�decins d�urgence du Qu�bec (AMUQ) et le Conseil pour la protection des malades (CPM) afin de faire la lumi�re sur tous les facteurs responsables du manque d�accessibilit� de la population du Qu�bec aux soins d�urgence depuis juillet 2000. Cette demande est rest�e lettre morte aupr�s du ministre de la Sant� et de son gouvernement.
- Le pr�sident du ReMUQ a rencontr� le sous-ministre de la Sant�, monsieur Gabri�le, � sa requ�te, le 24 octobre 2002. Une demande tr�s raisonnable a alors �t� �labor�e, soit d'allouer environ un pour cent (1 %) du budget de la sant� � la m�decine d'urgence (dans une enveloppe budg�taire distincte), en vue d'augmenter le nombre des m�decins d'urgence et de r�mun�rer leur travail de fa�on comp�titive par rapport � des pratiques plus � l�g�res �, en tenant compte de leur expertise, de la lourdeur de leur t�che, ainsi que de leurs horaires contraignants et souvent d�favorables. Le sous-ministre n'a pas sembl� le moindrement r�ceptif � cette d�marche et � ces arguments. Le ReMUQ s��tait pourtant engag� � si certaines conditions minimales �taient r�unies �, � assurer en contrepartie la pr�sence d'urgentologues dans toutes les urgences du Qu�bec en tout temps.
Il appara�t malheureusement r�v�lateur que le ministre a sp�cifiquement exclu le ReMUQ, (de m�me que les autres repr�sentants l�gitimes des m�decins d'urgence et ceux du Coll�ge des m�decins du Qu�bec), des consultations en Commission parlementaire tenues le 4 d�cembre 2002 au sujet du projet de loi 142. Devant l��vidence, force est de constater que ces consultations rel�vent plut�t d�un simulacre de d�mocratie indigne des vraies traditions d�mocratiques de ce pays.
Les �venements r�cents laissent in�vitablement � penser que le ministre pr�f�re g�rer le syst�me de sant� � coups de menaces, de mesures discriminatoires, de d�crets et de lois sp�ciales. Sa loi 114, inqualifiable affront � notre soci�t� d�mocratique, est inconstitutionnelle et contrevient aux Chartes des droits et libert�s et aux pactes internationaux sign�s par le Canada et le Qu�bec.
Le mandat du ministre de la Sant� actuel aura �t� caract�ris� par la confrontation avec le monde m�dical, climat de confrontation qu�il maintient tant avec les m�decins d�urgence qu'avec les m�decins sp�cialistes. Plusieurs urgentologues sont d'ailleurs d'avis que le ministre s�est servi d�eux � des fins politiques et surtout comme d'un levier de n�gociation contre la FMOQ afin de lui arracher des concessions inacceptables sur le plan de l'autonomie professionnelle des m�decins - concessions qui auront des impacts tr�s s�rieux sur l'accessibilit� � une m�decine de qualit� dans notre r�seau de sant� publique.
La population du Qu�bec et les urgentologues membres du ReMUQ s�inqui�tent avec raison de l'avenir du syst�me de sant� publique. Les agissements du ministre et ceux de son minist�re sont en train d'endommager peut-�tre irr�m�diablement ce syst�me qui est cher � la majorit� de nos concitoyens.
Au ministre de la Sant�, monsieur Legault, le ReMUQ demande s�il ne serait pas temps d'abandonner une fois pour toutes cette attitude b�llig�rante envers les professionnels de la sant�? Sinon, que le gouvernement ait l'honn�tet� de soumettre au vote populaire sa � vision � du syst�me de sant� qu�b�cois en d�clenchant des �lections dans les plus brefs d�lais.
Le ReMUQ demeure malgr� tout dispos� � n�gocier s�rieusement et de bonne foi toute mesure visant � am�liorer la qualit� et l'accessibilit� des soins de sant� au Qu�bec.
REMUQ
Dr Christian Hobden, pr�sident du ReMUQ
T�l�phones : (514) 592- 3628 ou (450) 975-5500
http://remuq.urgence.md
From: [EMAIL PROTECTED] (Catherine Bich)
Reply-To: [EMAIL PROTECTED]
To: [EMAIL PROTECTED] (URG-L Mailing List)
Subject: URG-L: le chat qui dort
Date: Sun, 05 Jan 2003 12:24:30 -0500
Je ne veux surtout pas r�veiller le chat qui dort(juste lui faire ouvrir un oeil,le temps de r�pondre � la question),mais y'a quelque chose qui m'intrigue...J'ai re�u un document de l'AMOOQ qui mentionne que selon les termes de la loi 142 la FMOQ a obtenu du MSSS que soit maintenue le privil�ge pour un omni de revenir en r�gion urbaine apr�s (3) ans en r�gion,et cela m�me si le PREM de la dite r�gion est complet.Sans p�nalit�.Ce qui nous ram�ne presque � la case d�part.
Vous avez lu �a quelque part?
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