Lors du processus d’analyse de nos problèmes nous avons “quantifié”
des problèmes que nous connaissions déjà et auxquelles nous savions
quelles étaient les solutions.
On a un travail à faire en interne pour certains fonctionnements inadéquats
(pas à l’urgence) et nous savions déjà qui était “dysfonctionnel”.
Le problème des urgences de la région de Longueuil:
-Nombre de visites à l’urgence par 10,000 habitants nettement supérieur à
ce qu’on retrouve ailleurs dans la province. Donc faiblesse de la première
ligne.
-Nombre de patients en attente de soins prolongés au CHPB: 55
-Nombre de lits de soins de longue durée manquants pour la région: 600.
-Nombre de lits de soins de longue durée manquants prévue pour 2006: 900.
-Nombre de lits de soins de longue durée à ouvrir selon le plan triennal
de notre RR: 0.
Devinez quelles seront les suggestions du CECCNU?
Comment voulez-vous qu’on s’en sorte dans ces conditions?
Le CECCNU a vu beaucoup de problèmes de fonctionnement interne auxquels
il peut suggérer des solutions. Mais de juger de sa performance alors que
ses recommandations ne concernent que l’urgence sans avoir aucun pouvoir
sur les lacunes du reste du réseau est un peu tiré par les cheveux.
Dans un autre ordre d’idée, connaissant les lacunes du réseau et ses effets
sur les urgences hospitalières achalandées, est-ce que le rôle du CECCNU
reste actuellement valable?
Simple question...
--
Claude Rivard, md
Chef du Département de Médecine d'Urgence
CH Pierre-Boucher,
Longueuil, Qc
[EMAIL PROTECTED]
Le 05/06/03 21:43, «?Alain Vadeboncoeur MD?» <[EMAIL PROTECTED]> a écrit?:
Philippe Couillard et les urgences - Le mandat du comité d'experts sera renouvelé de «façon créative»
Tommy Chouinard
Édition du vendredi 6 juin 2003
Mots clés : Québec (province), santé, philippe couillard, urgences, comité d'experts
Québec - Si le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, réévalue la pertinence du comité d'experts sur les urgences, comme l'a révélé Le Devoir mardi, c'est que ce comité ne conviendrait plus aux besoins actuels des établissements.
Interpellé en Chambre à ce sujet par la critique de l'opposition en matière de santé, Louise Harel, Philippe Couillard a précisé hier que l'utilité de ce comité «avait été très grande au cours des dernières années mais que cette utilité commençait à s'étioler dans la période des derniers mois, un peu comme un médicament auquel on développe une tolérance».
Le Devoir avait révélé mardi que la Direction des affaires médicales du ministère de la Santé avait expédié une lettre aux 25 membres de ce comité présidé par le réputé Dr Marc Afilalo, de l'Hôpital général juif de Montréal, leur faisant part de la réflexion amorcée par Québec. Le comité d'experts sur les urgences a été mis sur pied à la fin des années 90 afin de résoudre les problèmes chroniques d'engorgement dans les hôpitaux du Québec, paradoxalement un des objectifs que s'est donnés le gouvernement libéral.
Selon le ministre Couillard, le comité ne correspond plus à la réalité actuelle. «Nous avons pensé qu'il était plutôt temps de renouveler le mandat de façon créative et de le rendre plus en lien avec les besoins réels des établissements», a-t-il affirmé sans autres précisions.
Louise Harel a cependant déploré que le taux d'occupation des salles d'urgence des hôpitaux de Montréal était de 147 % lundi et de 148 % mardi alors que le PLQ, lorsqu'il était dans l'opposition, avait réclamé le respect intégral de l'objectif de tolérance zéro à propos de cette situation. «Je la remercie d'avoir brossé un tableau assez fidèle de la situation de laquelle nous héritons à notre arrivée au gouvernement. Nous en connaissons l'origine : le désinvestissement, les mises à la retraite massives, l'épuisement du personnel. Nous en sommes conscients et nous ferons tout en notre pouvoir pour améliorer la qualité et l'accès aux salles d'urgence», a répliqué Philippe Couillard.
