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“Plus je me dis qu’on
s’est vraiment fait fourrer par nos amis de la FMOQ Salut Claude, Ton exp�rience et tes commentaires sont
toujours tr�s instructifs. O� j’ai une vision diff�rente de
toi, avec 15 ans de recul, c’est au niveau des jeunes docteurs. Je crois
qu’effectivement ce sont les � jeunes � docteurs qui ont �t�
sacrifi�s depuis le d�but. C’est simplement que la notion de � jeune �
a vieillie avec les ann�es. Il y a un � cut-off � sur le mot
jeune qui situe le permis de pratique au d�but des ann�es 80, et qui fait
oublier aux plus jeunes la strat�gie de la FMOQ qui est une organisation
syndicale, et qui comme toute bonne organisation syndicale attribue beaucoup de
valeur � � l’anciennet� �, � la pr�servation � d’acquis �
de certains membres, et au bien-�tre de la � majorit� ? � de ses
membres. Je n’ai pas les ann�es exactes, mais
environ en -83 : 3 ans � 70% pour ceux qui demeurent en ville, cut-off
environ 1980. D�but ann�es -90 : 10 ans AMP,
cut-off, d�but ann�es 80. D�but ann�es 2000 : 20 ans AMP,
cut-off d�but ann�es 80. Qui prends le parie AMP � 30 ans vers 2010
? Tu vois, moi je suis toujours dans l’ann�e
qui se � lib�re � pour �tre repris un an plus tard. Certains coll�gues
l�g�rement plus vieux n’ont � jamais � eu de contraintes et n’en
auront � jamais �. Hors, ces mesures ne p�nalisent pas
uniquement les plus jeunes, mais �galement ceux qui ont un permis ant�rieur � 1980
et qui ont fait le choix d’exercer dans des activit�s plus ingrates et
moins bien r�mun�r�es par rapport � la charge de travail. Car si la FMOQ avait r�ellement opt�e pour
l’autor�glementation, elle n’aurait pas choisie un moyen coercitif
comme les AMP. Elle aurait choisi un moyen incitatif, comme de r�partir la
masse mon�taire en fonction des activit�s jug�es prioritaires et laiss�es pour
compte par les omnis. Cela n’aurait pas n�cessairement co�t� plus cher au
gouvernement. La m�me masse mon�taire aurait pu �tre r�partie diff�remment.
Certains omnis auraient cependant �t� perdants, et la FMOQ n’a pas fait
ce choix. Quand trop d’omnis se seraient ru�s vers les activit�s
prioritaires parce que trop payantes, on aurait r�parti progressivement �et diff�remment
la masse mon�taire �jusqu’� obtenir l’�quilibre. Et OUI, les
docteurs r�pondent en g�n�ral assez bien � l’attrait de la masse
mon�taire et assez mal aux horaires ingrats. Et dans les activit�s prioritaires
o� il manque de docteurs, l’urgence n’a pas le monopole, m�me si
elle a sa place. Personnellement, je n’aurais pas
trop de difficult� � accepter qu’une journ�e de travail sur semaine en
urgence soit r�mun�r�e environ au m�me tarif que pour le m�decin qui se tape un
�bon sans-RV (mon salaire augmenterait) ou un m�decin qui fait un bon suivi de
sa client�le en bureau. Mais les fins de soir�e, les nuits, les fins de semaine
et les f�ri�s, alors l� ! �J’aimerais bien voir des moyens incitatifs
pour attirer d’autres docteurs qui se r�partiraient la t�che ingrate. Et
puis, la nuit serait un peu moins ingrate si elle �quivalait � 2 jours de
travail et permettait ainsi de s’offrir une journ�e de cong�
suppl�mentaire pendant la semaine ou toute autre � g�terie �. Les AMP sont dans le coercitif, et qu’ils
soient instaur�s par le gouvernement, ou par la FMOQ qui tient � pr�server des � acquis �
pour certains de ses membres, c’est pour moi du pareil au m�me. Personnellement,
je n’appartiens plus � la FMOQ, mais je trouve cela r�voltant pour ma conjointe
et mes coll�gues qui en font partie. Bonne r�flexion Pierre Beaupr� |
Title: Avant de jeter la pierre...
- URG-L: Avant de jeter la pierre... Pierre Beaupré
- URG-L: Avant de jeter la pierre... Pierre Bourassa
