Rassure-toi Marc, tu n'es plus seul!

M�me � Montr�al , au grand CHUM, le probl�me se pose. Maternit�s et difficult�s de recrutement obligent, on discute maintenant ouvertement de demander l'application de la loi 142 cet �t� pour combler la liste de garde.

Auparavant, on se serait d�men� pour prendre sur nos �paules toutes les plages vacantes. Maintenant, gr�ce � la loi 142, on peut d�sormais se lib�rer du complexe du h�ros et partager cette charge avec nos fr�res f�d�r�s.

C'est Alain V. qui a raison. Tout est question de perspective. Il faut savoir �tre optimiste, regarder le beau c�t� des choses et reconna�tre l'�mergence du progr�s.

Avant on aurait souffert. On aurait craint et on se serait fait du mauvais sang. Maintenant, toute celle belle cr�ativit� nous permet enfin de nous d�charger de ce fardeau, d'imaginer lancer la pierre au mammouth et de terrasser la b�te.

C'est l� une illustration magnifique de la marche grandiose et inexorable de l'homme � la conqu�te de sa libert�.

Je suis �mu...

LB



From: Marc Gosselin <[EMAIL PROTECTED]>
Reply-To: [EMAIL PROTECTED]
To: [EMAIL PROTECTED]
Subject: URG-L: RE : URG-L: Avant de jeter la pierre...
Date: Fri, 16 Apr 2004 04:34:28 -0400

Bonjour Claude, comme d'habitude, tr�s bonne analyse, mais quelque
points m'�chappent encore.

Quand tu n'as plus de PREM'S dans ta r�gion.
Quand plusieurs urgences de la dite r�gion sont � la limite des
effectifs et doivent finalement travailler plus qu,ils n,en veulent.
Quand le DRMG d�cide de fixer la barre � ce m�me niveau. ( En fait il
semble que ce soit le minist�re qui fixe les PEM comme en t�moigne la
lettre du 17 f�vrier fixant les PEMS au niveau dela facturation de
janvier 2004)
Quand le DRMG (ou plut�t le minist�re) ne reconnait pas la notion de
d�part pour maternit� et que les 6 derni�res personnes que tu as engag�
sont des jeunes femmes en �ge de procr�er et qui comptent bien avoir des
enfants dans leur premi�res ann�es de pratique.
Quand il faut se battre pour faire comprendre qu'un m�decin ne
travailles pas 52 semaines par ann�e et qu'il faut �tre une peu plus
pour compenser les vacances de tout le monde ( je devrait plut�t dire
cong�s sans soldes)
Quand le DRMG ne reconnait pas la relance de l',urgence ( qui est l�
pour �viter le retour de patients � l,Urgence.) comme AMP.
Quand dans ton h�pital, tous les omnis ont sacr�s leur camp depuis
plusieurs ann�es et que les PEM en omnipratique ne permettent que
l'ajout d'une seule �quipe d'omnipratique.
Quand, avec a peine une �quipe de plus tu ne peux m�me pas consid�rer
d�vellopper quoi que ce soit (relance,  m�decine d'un jour, court
s�jour,etc.) tant les besoins de base ne sont pas combl�s.

IL ne faut pas se leurer, les DRMG ne vont pas fixer la barre trop haut.
ILs ne vont quand m�me pas sortir tous les m�decins de leur bureau...On
ne vas pas trop bonifier les PEM en �tablissement pour favoriser le
d�velloppement d'�quipes m�dicales intrahospitali�res. Une fois
l'urgence remplie (selon les crit�res du DRMG), une fois le PEm de
l'h�pital rempli, on passe au CHSLD, puis ainsi de suite. Pas �vident
qu'une fois toutes les cases remplies, il va rester beaucoup de place
pour faire du d�velloppement.
Encore une fois aussi , je suis convaincu qu,on ne r�ussira pas ( et `ce
n'est surement pas souhaitable) � faire revenir de force les m�decins de
bureau � l'urgence. Ils vont peut-�tre �tre encourag�s � faire de
l'hospitalisation mais pas de l'urgence j'en suis certain.
Regarde juste ici dans les Laurentides,  juste avec les PREM octroy�s
cette ann�e, on s'arrache les nouveaux m�decins et la majorit� des
centres ne peuvent m�me pas combler leur d�parts. Qui va combler le
reste ?  J,ai bien h�te de recevoir mon premier appel d'un m�decin
install� dans la r�gion qui veut tenter un retour � l,urgence ...

Moi je suis inquiet quand je vois une jeune finissante qui obtiens un
PREM mais seulement avec l'obligation de pratiquer � l'urgence,  quand
toutefois elle pr�f�rerait pratiquer en CHSLD. On lui refuse alors son
PREM pr�textant qu'ele est apte � pratiquer � L'urgence et qu'elle doit
combler cet AMP avant tout. ( En passant, elle a opt� pour l,Ontario)

On ne te dis pas seulement ou tu vas pratiquer, mais aussi quel type de
m�decine tu vas pratiquer ! C,est beau l'autor�gulation ...

Bref, je trouve le principe bien beau et je suis le premier � d�crier le
manque d'implication des m�decins dans les pratiques pls lourdes. Je
suis certains que le retour de m�decins dans des activit�s hospitali�res
ne pourra qu'�tre b�n�fique. Par contre pour la pratique de l'urgence,
compte tenu de manque de m�decins int�ress�s par cette pratique et
compte tenu du faible taux de graduation pour les quelques prochaines
ann�es encore, je crois que les mesures de r�partition (de la pauvret�)
en place ne vont q'aider � d�stabiliser plusieurs urgences qui n'auront
plus les moyens de renouveler leur �quipes faute de PREM r�gionaux. Au
lieu d'avoir quelques urgences avec des probl;emes d'effectifs, on vas
avoir plusieurs urgences qui vont devoir bruler la chandelle par les
deux bouts un peu partout au qu�bec.
 Aussi, JE ne suis pas certain que d'avoir le go�t de compter parmis mes
confr�res un ou des m�decins "forc�s" par le DRMG � patiquer `l'urgence.

Ca fait 7 ans que j'y suis et je ne me vois pas pratiquer ailleurs m�me
si je trouve les conditions de travail de plus en plus lourdes �
supporter ( sur achalandge, horaires de fou, risque m�dico-l�gal �lev�,
manque de ressources et d'appui, et j'en passe). C,est mon choix
personnel et je ne bl�merait  personne qui ne voudrait pas travailler
dans cet environnment l�. Ce n,est pas seulement une question de
r�mun�ration.

Qu'Est ce qui est mieux ? obliger le monde � venir travailler �
l'urgence ou � l'hospitalisation et ne rien changer ? POurquoi pas tiens
bonifier de facon significatives les conditions de trvail des m/decins
qui optent pour ce type de pratique. ?  Il y a � peine 2 ans je me
souviens tr�s biens voir entendu un rep�sentant de la FMOQ encore en
poste dire devant tout le (petit) groupe d'omnis que ces derniers
n,avaient pas leur place dans les h�pitaux et que c,�tait la place des
sp�cialistes...

En tout cas, qui vivra verra ...

J'esp�re que vos urgences ont n�goci�s leur PEM de facon � pouvoir
garder la pratique viable et permettre de voir partir un, deux , voire
m�me trois m�decins en cong� de maternit� sans �tre oblig� de mettre les
bouch�es double tout le temps parce que ca va �tre long lontemps dans
certaines r�gions ou les PREMS se font rares et ou le nombre de m�decins
apte � pratiquer en urgence n'est pas tr�s �lev�s.

MG





 De : [EMAIL PROTECTED] [mailto:[EMAIL PROTECTED] De la part de Claude
Rivard
Envoy� : 14 avril 2004 23:24
� : [EMAIL PROTECTED]
Objet : URG-L: Avant de jeter la pierre...



Quelques opinions sur le dernier message concernant les PREM et AMP.
Je vous le renvoie sans le look �cahier � anneaux� et avec des
caract�res
un peu plus gros, question de lisibilit�.

�L� ou le b�t blesse selon moi c�est que le PREM r�gional inclut
l�urgence avec
la m�decine g�n�rale.�

Il existe 2 PREM, un pour les omnipraticiens et un pour les
sp�cialistes.
Les omnis se retrouvent partout, les sp�cialistes seulement � l�h�pital,
Voil� pourquoi les d�parts de sp�cialistes doivent �tre remplac�s.
Si tu joue tes cartes comme il faut, tu pourrais exiger qu�un m�decin
qui ne fait que de l�urgence ou de l�hospitalisation soit consid�r�
comme �rempla�able� au m�me titre qu�un sp�cialiste.

�Un centre hospitalier peut avoir un PEM non combl� (donc besoin de
m�decins)
mais ne plus avoir de PREM disponible dans la r�gion�.

C�est en effet tr�s possible et ceci veut aussi dire qu�il n�y aura pas
d�AMP
suppl�mentaires qui devraient �tre accept�s par le DMRG de ta r�gion.
Si
il existe des besoins en urgence (1ere AMP) dans ta r�gion, les m�decins
de bureaux qui demandent que leur SRV de soir et de fin de semaine soit
reconnu comme AMP ne pourront jamais le faire accepter par le DMRG.

Ces m�decins devront �revenir� � l�h�pital et il s�agira alors d��tre
imaginatifs.
Est-ce que ces m�decins ne pourraient pas faire une clinique de relance
ou
encore du travail � l�urgence-mineure (qui, il faut bien le dire,
ressemble �
du SRV pour la majorit� des urgences du Qu�bec).  Les m�decins plus
qualifi�s
pourraient se taper les ambulances et les salles � codes.

�Pour finir le tout, j�ai cru comprendre qu�ils n�ont pas vraiment la
moindre id�e
au minist�re et � la DMRG comment d�finir un m�decin d�urgence-type�

Je vais corriger et ratisser plus large:
Le minist�re a son id�e depuis longtemps sur ce � quoi devrait
ressembler
la pratique m�dicale au Qu�bec.  La d�finition d�un m�decin
d�urgence-type
on s�en balance car elle est diff�rente d�un CH � l�autre dans une m�me
r�gion.

Le MSSS a besoin d�une police des docteurs et ce sera le DMRG qui devra
faire appliquer les r�gles.  Le probl�me est que chaque DMRG poss�de des
comp�tences �variables� en la mati�re.  La preuve, le chef de mon DMRG
m�a affirm� aujourd�hui que les nouveaux docteurs qui n�ont pas de
certificat de conformit� auront une p�nalit� de 30% sur leur salaire.
La r�alit� est toute autre, ces m�decins ne seront pas pay�s du tout si
ils n�ont pas de certificat de conformit� du DMRG ou de l�Agence.

Les mots �plus beaucoup d�autonomie professionnelle� sont un euph�misme
et la vision d�un syst�me payeur �seulement si le docteur fait ce qui
doit
�tre fait et � l�endroit jug� n�cessaire� est tr�s juste.  Les mots
�billing
number� viennent � l�esprit de plusieurs m�decins actuellement.

�Plus je me dis qu�on s�est vraiment fait fourrer par nos amis de la
FMOQ
dans cette histoire et qu�encore une fois, ce sont les jeunes m�decins
qui sont sacrifi�s au front pour r�gler les probl�mes du syst�me�

D�sol� de te contredire, le Dr Dutil a vu passer 8 ministres de la Sant�
et est un bonhomme que tu esp�re avoir de ton bord de table lors d�une
n�gociation.  Il a fait le pari que les m�decins s�auto-r�guleraient
eux-m�mes
lors de la derni�re n�go.  Autrement dit, il esp�re que les trous des
AMP
se rempliront partout par les m�decins omnipraticiens sans que le DMRG
ne soit oblig� de faire du tordage de bras.

Je n�ai que 9 ans de pratique, disons que j�ai le �bras dans le tordeur�
pour
un bout de temps encore.  Dire que ce sont les jeunes m�decins qui sont
sacrifi�s ne tient vraiment pas compte des milliers de docteurs qui ont
moins de 20 ans de pratique et travaillent en bureaux et CLSC et se font
envoyer des lettres par la RAMQ les enjoignant � inclure des AMP dans
leur profil de pratique sous peine de p�nalit� de 30% de leur salaire.

La pratique m�dicale � tellement chang� dans les derni�res ann�es
qu�il est plus sage de faire revenir � l�h�pital un m�decin qui l�a
quitt�
il y a 5 ans qu�un m�decin qui l�a quitt� il y a 15 ans.

Dans une situation de p�nurie, il n�y a qu�une fa�on �l�gante de s�en
sortir, il faut que tout le monde mette l��paule � la roue si on veut
aller
quelque part.  On peut d�cider de le faire volontairement, comme le
Dr Dutil l�esp�re encore, ou encore y �tre forc�.  �tre forc�, �a
s�appelle
un d�cret et personne ne voudrait voir �a appliqu� au Qu�bec.

Salutations,

Claude Rivard


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