Le Canada et le Qu�bec ne sont pas (encore) tr�s performant
quant aux soints aux mourrants.

De bons et brillants efforts ponctuelle mais...
Encore beaucoup d'improvisation
- Mauvaise pr�paration/support/accompagnement � domicile
- Mort/stationement en salle d'Urg, aux soins, aux �tages
... etc.

Pour le support � domicile on est
Encore chanceux qu'on b�n�ficie des services et de
l'expertise d'une vieille organization
Qui date du temps
Ou il �tait encore normal de mourrir/na�tre � domicile
Le VON (Victoria Order of Nurses)

J'ai fait des appels (SMU) o� elles �taient pr�sentes
... et d'autres
Que non

Toute la diff�rrence entre le calme et la temp�te
Entre un caos (bien) organiser
Et un caos sans place(ment)

Pourtant pas compliqu�

Je l'admet m�me
Moins compliqu� pour un Doc qu'un Medic
Encore
Cela d�pend plus de l'organization
... et de ce qu'elle m�rite r�ellement sont nom

Charles


http://www.liberation.fr/page.php?Article=278862&AG

Sant�. Des m�decins pr�hospitaliers r�agissent au rapport
du Dr Ferrand:
�Nous ne sommes pas un service de r�animation � tout prix�

Par Eric FAVEREAU

lundi 28 f�vrier 2005 (Liberation - 06:00)


 
 
'enqu�te d'Edouard Ferrand sur les pratiques de fin de vie
dans les Samu a provoqu�, avant m�me sa publication
officielle fin janvier, de multiples d�bats au sein des
�quipes d'urgence. Responsables et m�decins parlent de
leurs pratiques.

Professeur Marty : chef du service r�animation chirurgicale
� l'h�pital Henri-Mondor � Cr�teil, pr�sident du Samu-Smur
94

Les choses changent. L'image du Samu, c'�tait le secours
absolu. Le sauveur. Maintenant, d�s qu'il y a un probl�me
aigu, on nous appelle. On a recours � nous alors que,
parfois, il s'agit de g�rer un processus de fin de vie.
C'est une �volution naturelle du syst�me. Il doit y avoir
une prise de conscience. Et il faut se donner les moyens de
reprendre toutes ces missions. Le d�c�s � domicile ou dans
la famille est devenu plus compliqu�. Mais, � l'inverse,
doit-on toujours finir sa vie en r�animation ? Le fait
qu'entre en jeu dans la prise de d�cision la question de la
place disponible ou pas en r�animation nous renvoie � une
probl�matique g�n�rale du syst�me de sant� pour un meilleur
�quilibre entre l'offre et la demande de soins.
Probl�matique qui nous �chappe.

R�gis Rouch : chef de service du Samu 11 � l'h�pital de
Carcassonne (Aude)

Nul ne peut le nier, on nous demande de plus en plus d'�tre
pr�sent pour g�rer des fins de vie. On le fait au cas par
cas, il n'y a pas de r�gle. D�s qu'un patient est en soins
palliatifs et que l'on appelle le Samu, ce dernier doit
�tre au courant. Car de nos jours, l'entourage familial est
moins pr�sent, et quand on arrive pour une fin de vie, on
d�barque en urgence dans des histoires sans avoir beaucoup
d'�l�ments.

Jean-Luc Gab� : chef du Samu � l'h�pital de La Rochelle
(Charente-Maritime).

Cette demande a toujours exist�. Quand on arrive chez des
gens, que fait-on ? On r�anime, ou on essaye. En m�me
temps, on parle � l'entourage, � la famille, on voit s'il y
a un dossier m�dical, un m�decin traitant, s'il est
joignable. Chez nous, il n'y a pas tant de stress que cela,
on discute avec la famille. La situation est s�rement plus
difficile dans les grandes villes, o� la solitude du
patient est plus fr�quente. Le probl�me, je le ressens
ailleurs : aujourd'hui, la relation malade-m�decin est
tendue, charg�e de m�fiance.

Fran�oise Ellien : directrice du r�seau de soins palliatifs
de l'Essonne-Sud.

C'est li� � la situation de la m�decine de la ville et � sa
participation ou non � la permanence des soins, le soir, le
week-end, pendant les vacances. Quand on cherche un m�decin
et qu'on n'en trouve pas, on appelle le Samu. Je dirige un
r�seau de soins palliatifs en ville. Dans le sud de
l'Essonne, je constate une d�sh�rence le week-end, le soir,
les jours f�ri�s. SOS M�decins ne vient pas. Alors on a
pass� des conventions avec le centre 15, o� un m�decin
r�gulateur d�cide du type d'intervention. Le Samu a la
possibilit� de consulter les dossiers et peut nous appeler
s'il est face � des fins de vie. Et cela marche : sur 250
patients pris en charge par mon r�seau, il y a eu seulement
5 appels au Samu. C'est tr�s peu. Pour les autres, on a pu
g�rer les fins de vie. 

Jean-Marc P�ne : responsable du Smur et des urgences �
Etampes (Essonne)

La r�gle que l'on s'est fix�e, c'est la prudence. Comment
et qui prend la d�cision ? On a la possibilit� de discuter
avec le m�decin r�gulateur. Quand on intervient en maison
de retraite, on regarde le dossier m�dical, s'il y en a.
Dans le futur, le dossier m�dical personnel sera un grand
progr�s, cela permettra � ceux qui interviennent en urgence
de conna�tre la situation du patient.

Fr�d�ric Adnet : pr�sident de la commission scientifique du
Samu de France

On est confront� de plus en plus � des gens en fin de vie.
Donc � la question de Lata au domicile du patient. Ce n'est
pas simple : il peut y avoir une d�rive � vouloir
transporter � tout prix le patient pour qu'il meure �
l'h�pital. On se doit de d�velopper des liens avec des
r�seaux de soins palliatifs. Dans le cas d'une d�tresse
vitale, on ne peut pas prendre une d�cision � la va-vite,
on doit la prendre en charge. Mais c'est � temp�rer. Et il
ne faut pas s'inscrire dans une obstination d�raisonnable.
Le Samu ne doit pas �tre consid�r� comme un service de
r�animation � tout prix. Il faut peut-�tre r�fl�chir et
s'inscrire dans une plate-forme autour du centre 15, qui
int�grerait d'autres modalit�s de prise en charge pour
faire face � ces nouveaux d�fis.

 

--- URG-L
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Giroux a l'adresse [EMAIL PROTECTED]  Un (ou des) alias pourront 
ainsi etre crees pour que vous puissiez envoyer des messages a 
travers la liste a partir de n'importe quel de vos alias.  Autrement, 
les messages qui proviennent d'une adresse non-listee sont 
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