Les aires de débordement ne sont pas un problème en soi, si elles
répondent réellement à leur raison d'être, soit de parer aux pics, donc
d'ouvrir à l'occasion, pour métaboliser un pic inattendu, une épidémie,
etc, mais qui doit refermer rapidement. Les patients devraient y
transiter, pour gagner un vrai lit rapidement.
Malheureusement, dans les faits, ce sont de nouvelles unités
d'hospitalisation, mais mal nanties et non propices à donner des soins
adéquats à des patients pour plusieurs jours. Cette utilisation reflète
le manque de lits de soins aigus, dont les causes sont bien sur
multifactorielles, mais dont une part importante est le sous-finacement
de l'aval (CHSLD, réadapt, convalescene), ainsi que le manque de
transmission à ces établissements de la pression de performance imposée
aux CH de courte durée
Le plus triste dans tout ça, est que malgré les aires de débordement
qui se multipleint partout, un nouvel équilibre est atteint, et les
urgences re-débordent malgré ces aires.
Michel Garner
On 17-Nov-06, at 10:35 PM, Pierre Bourassa wrote:
N’empêche que le timing est très bon. Le gouvernement qui prend
l’attitude que « tout est beau, tout va bien, pas de problèmes » vient
de se le faire « mettre dans la face » mais il sait très bien
l’existence et le rôle des artifice, cacher et camoufler pour que la
vitrine soit belle. Même si ça pu dans le magasin. L’attente
interminable, les délais de chirurgie, le manque de md, le C. diff…
pas grave. Un peu comme le capitaine du Titanic qui vous dit que Y’a
rien là, ce n’est qu’un peu de glace, retourne à ton party, c’est sous
contrôle.
Les autruches ne sont pas que dans les Zoos, qq’unes sont haut-placées
dans la fonction publique il me semble. Mais je suis probablement
biaisé par mon contact avec ma réalité qui est différente de la vraie
réalité (que le sous-ministre voit).
PB
-----Original Message-----
From: [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] On Behalf Of
Michael Garner
Sent: November 17, 2006 5:07 PM
To: [email protected]
Subject: URG-L: Re: URG-L: LA MISE EN PLACE D'UNITÉS DEDÉBORDEMENT
FAUSSERAIT LES STATISTIQUES
Jene pense pas que ceci ait qui que ce soit à voir avec les moyens de
pression de la FMSQ.
Il s'agirait d'un reportage qui se prépare depuis le printemps,
semble-t-il.
De toutes façons, l'utilisation des aires de débordement n'est pas u
problème en soi, mais le problème est plutôt pourquoi on doit non
seulement y recourrir, mais les garder pleines en tout temps, en plus
d'avoir des urgences débordées
Michel Garner
On 17-Nov-06, at 4:59 PM, Claude Rivard wrote:
Oui,
Mais ça passe tellement bien lorsque tu veux éclabousser le
gouvernement actuel.
Les spécialistes sont actuellement en guerre ouverte.
Il y aura réaction.
SVP, se souvenir que “when the shit hit the fan...everybody smells
funny”.
Claude Rivard, md
Le 17/11/06 15:58, « Charles Brault » <[EMAIL PROTECTED]> a écrit :
Me semble qu'on savait tous ça ! ???? ;-o
LA MISE EN PLACE D'UNITÉS DE DÉBORDEMENT FAUSSERAIT LES STATISTIQUES
Des séjours aux urgences ne sont pas comptabilisés
André Noël<mailto:[EMAIL PROTECTED]> et Katia Gagnon
<mailto:[EMAIL PROTECTED]>
La Presse
Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, induit la population en
erreur quand il affirme que la situation des urgences s'est améliorée
depuis 2003, soutiennent des médecins d'hôpital.
Selon eux, les chiffres sur le temps de séjour dans les urgences sont
trompeurs. Des dizaines de patients sont vite envoyés dans des «
unités de débordement «, où ils peuvent rester plus d'une semaine.
Mais tout ce temps passé sur des civières n'est pas comptabilisé comme
un séjour aux urgences.
Des médecins qui ont participé à une enquête à la demande de La
Presse, depuis le printemps dernier, ont révélé que ces unités de
débordement existent un peu partout au Québec. Les exemples les plus
flagrants se trouvent à la Cité de la Santé à Laval et à l'hôpital du
Sacré-Coeur à Montréal, mais on en retrouve aussi au centre
hospitalier Pierre-le-Gardeur, au centre hospitalier de Saint-Jérôme,
au centre de santé et services sociaux des Sommets, plus au nord dans
les Laurentides, et dans au moins un hôpital de Québec.