ceci dit je sais que tu sais que je sais que tu sais, mais il est vrai qu'il
vaut mieux écrire précisémment au cas z'où il y aurait des très jeunes
apprentis urgentistes sur la liste, parce que ce que j'ai écris là n'apprend
rien aux URG-listards saisonnés (oui j'ai décidé de tenter cet anglicisme pour
faire le malin, niark! pisqu'on est chez les américains du Nord)
----- Original Message -----
From: ellrodtmailinglist
To: [email protected]
Sent: Wednesday, March 07, 2007 2:47 PM
Subject: URG-L: Re: URG-L: RE: URG-L: Re: URG-L: Cas clinique lombalgie
fébrile SUITE
Je précise:
Si l'écho (ou le labo, un peu moins le scanner, ça dépend de quoi ou la radio
et vérifions le nom du malade) est en contradiction avec l'examen clinique
(cette masse, elle se palpait...) hé bien elle (les autres non plus) n'efface
(nt) pas d'un trait de sonde les données de l'examen clinique: l'écho peut etre
en mode faux neg, elle est aussi opérateur dépendante que l'examen clinique. Il
faut alors activer le mode "doute, méfiance" et se dire que l'un ou l'autre
sont faux ou mal interprétés, c'est peut être de la crotte dans le tube ad hoc,
etc...
Quant à l'air, l'échographiste a vu le scanner et ne comprenait pas pourquoi
, parce qu'il aurait vu l'air, normalement or il n'en a pas vu.
D'autre part il s'est écoulé 2 heures entre écho et scanner, et si je n'ai
pas palpé (hum) la cuisse qui pourtant avait été signalée douloureuse à
l'arrivée, à cause du diagnostic évident qui me sautait aux yeux (pyélo) et là
c'était quand même sataniquement bien imité, je l'ai vue elle n'était pas rouge
initialement. Alors est-ce que la perforation s'est faite en 2-3 heures ? Je ne
lancerai pas la pierre à l'écho adulée du camarade Pès.
Je continue donc à croire l'écho, mais avec un joker en cas de discordance
mais je pense qu'on est tous d'accord la dessus.
Axel
----- Original Message -----
From: Philippe PÈS
To: [email protected]
Sent: Wednesday, March 07, 2007 1:48 PM
Subject: URG-L: RE: URG-L: Re: URG-L: Cas clinique lombalgie fébrile SUITE
Axel à dit :
"non vu en écho (ne jamais croire les échos)."
Dis pas ça malheureux !! ça fait des années qu'on se bagarre pour faire
accepter l'écho dans les urgences et toi d'un seul coup d'un seul tu ferais
mouche ...
;-))
Non plus sérieusement, il est plus que probable que l'écho soit revenue non
contributive a cause de justement ... l'air...
L'air est une barrière infranchissable aux ultrasons médicaux, par contre
ton échographiste aurai pu te signaler cette anomalie (enfin je dis ça mais
j'ai pas vu les images et c'est bien facile à postériori...)
(il y a quelques publications sur la détection du pneumopéritoine à
l'écho...)
Amitiés
A bientôt
Philippe
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Réponse ou transfert de :
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Dr Philippe Pès - SAMU 44 - CHU de NANTES
E-Mail : [EMAIL PROTECTED]
Collaborateur SAMU de FRANCE : http://www.samu-de-france.fr/
Collaborateur SFMU : http://www.sfmu.org (La médecine d'urgence)
L'échographie pour l'urgentiste : http://www.ultrason.com (P.R.E.P.)
Web Perso : http://perso.club-internet.fr/ppes
Corsicaria 2003 : http://www.corsicaria.org (Meeting aérien à Ajaccio)
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Afin de contribuer au respect de l'environnement, merci de n'imprimer ce
mail qu'en cas de nécessité
----------------------------------------------------------------------------
De : [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] De la part de Axel Ellrodt
_listes
Envoyé : mercredi 7 mars 2007 13:16
À : [email protected]
Objet : URG-L: Re: URG-L: Cas clinique lombalgie fébrile SUITE
Injection imipenem + gentalline.
Scanner:
Bulles d'air autour du rein gauche et le long du psoas, passant par
l'orifice crural vers la face antérieure de la cuisse jusqu'au genou, où il n'y
a pas d'épanchement. Plus d'air dans la cuisse que dans le ventre.....
Sigmoïdite abcédée accollée au psoas dans le petit bassin. un peu d'air
latéralement dans la paroi (qui ne crépitait pas.
Moralité la masse palpée était l'abcès , non vu en écho (ne jamais croire
les échos).
Intervention en urgence: laparotomie (assez de gaz !) , résection de la
sigmoïdite, rétablissement continuïté colique; drainage. Incision bilatérale de
cuisse et drainage large. Issue de gaz de la cuisse, odeur non "anaérobie" mais
de heu... contenu colique .
A priori ce n'est pas une gangrène mais simplement le contenu colique qui a
foutu le camp vers la cuisse, autour du rein.... C'est pour ça je suppose que
la dame n'avait pas le facies d'une grangrène.
Evolution très favorable actuellement. La cuisse est encore un peu rouge. A
suivre.
----- Original Message -----
From: jean francois pion
To: [email protected]
Sent: Tuesday, March 06, 2007 10:01 PM
Subject: URG-L: Cas clinique lombalgie fébrile
jean francois pion a écrit :
> Axel Ellrodt _listes a écrit :
>
>> Alors qu'esse ça peut bien être ?
>> Axel
> infection fievre plaques rouges notion de point d'entrée iatrogénique
>
> gangrène ou assimilée jusqu'à plus ample information (fasciculite
> nécrosante par exemple)
>
> en tout cas mal partie à 80 ans
>
avec une masse ganglionnaire iliaque douloureuse