Vous arrive t-il de voir des céphalées de cause rare ou drôles aux urgences 
telles que la céphalée pic-à-glace, la céphalée à la crême glacée, ou autres ? 
Voyez vous souvent des névralgies faciales , glossopharyngées, des algies 
vasculaires ("cluster HA") 
Merci
Axel
  ----- Original Message ----- 
  From: Alain Vadeboncoeur 
  To: [email protected] 
  Sent: Friday, June 08, 2007 3:46 PM
  Subject: URG-L: Ou bien?


  Santé : les épouvantails
  Alain Dubuc
  La Presse


  Le président de la FTQ, dans une lettre publiée dans Le Devoir, s'inquiète
  des idées de réforme du système de santé proposées par l'ancien ministre
  Claude Castonguay. Il craint qu'elles servent de base aux conclusions du
  groupe de travail sur le financement de la santé dont la ministre Monique
  Jérôme-Forget lui a confié la présidence.

  Le syndicaliste critique entre autres l'idée de permettre aux assurances
  privées de couvrir des services fournis par le régime public, ce qui est
  actuellement interdit, ou encore d'abolir l'étanchéité entre le privé et le
  public, c'est à dire de permettre à un médecin de pratiquer à la fois dans
  le régime public et dans le privé.

  Pour étayer ses inquiétudes, il prend l'exemple des États-Unis, le seul pays
  industrialisé qui n'a pas de régime public universel. «Près de 50 millions
  de citoyens américains ne bénéficient d'aucune couverture, faute de revenus
  suffisants pour se la payer.» Et il cite une étude toute récente du
  Commonwealth Fond, «Mirror, Mirror on the Wall - An International Update on
  the Comparative Performance of American Health Care».

  Cette étude, écrit M. Massé, «vient de démontrer qu'avec le système de santé
  le plus coûteux au monde, les États-Unis, au premier rang des pays qui
  recourent à l'assurance privée, témoignent d'une sous-performance chronique
  en matière de soins de santé, notamment en matière d'accès, de sécurité,
  d'efficacité et d'équité. L'étude compare les systèmes de santé de
  l'Allemagne, de l'Australie, du Canada, des États-Unis, de la
  Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni.»

  En chroniqueur curieux, je suis allé voir cette étude. Et que dit-elle?
  Effectivement, que des six pays comparés, le système de santé américain se
  classe au sixième rang. Mais ce que dit aussi l'étude et que M. Massé ne dit
  pas, c'est que le Canada, lui, est au cinquième rang. Qu'il est au dernier
  ou à l'avant dernier-rang pour chacun des critères et qu'il est même en
  dernière place pour la qualité des soins!

  Si je souligne cela, ce n'est pas pour accabler le président de la FTQ, qui
  n'est certainement pas responsable de cette omission. Mais pour mettre en
  relief certaines dérives qui empêchent un débat éclairé sur la santé.

  La première, c'est le recours à l'épouvantail américain. Nous sommes tous
  d'accord pour dire que le système de santé américain est un échec: c'est un
  système performant, mais très coûteux et très injuste. Mais personne, au
  Québec, ne veut imiter les États-Unis. Les partisans d'une plus grande place
  au privé, moi-même dans de multiples chroniques, M. Castonguay et combien
  d'autres, sont en faveur d'un système public, universel, mais qui accepte la
  coexistence de pratiques privées. L'exemple américain, c'est de la
  caricature.

  La seconde remarque, c'est que le Canada est le seul pays industrialisé qui
  interdit formellement la santé privée. Ce que des gens comme M. Massé
  dénoncent avec tant de ferveur, existe carrément partout. Et les
  propositions de M. Castonguay ne sont pas une révolution, elles s'inspirent
  en fait des modèles européens.

  Par exemple, les quatre autres pays qui faisaient partie de l'étude
  comparative, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et
  l'Allemagne, ont des hôpitaux et des cliniques privées. Dans ces quatre
  pays, les médecins peuvent pratiquer à la fois dans le public et le privé.
  Dans les quatre, il y a des régimes d'assurance privée. Et dans trois sur
  quatre, sauf le Royaume-Uni, les patients paient une partie des visites au
  médecin de leur poche.

  Et ces quatre pays, sans insister lourdement, se classent tous mieux que le
  Canada, y compris pour l'équité, où le Canada est cinquième. Je n'irai pas
  jusqu'à dire que ces formules mixtes sont nécessairement la recette du
  succès. Mais elles ne sont certainement pas un obstacle à l'amélioration du
  système et les problèmes d'équité que pose une médecine privée parallèle
  sont manifestement surmontables.

  Et cela m'amène à une troisième remarque. La bataille pour l'intégrité du
  système de santé n'est pas menée par les simples citoyens, assez ouverts au
  privé. Elle provient surtout des milieux syndicaux et communautaires,
  appuyés par des universitaires radicaux. C'est bien davantage une bataille
  idéologique pour éviter des «reculs» de l'État, et une bataille corporatiste
  pour préserver les privilèges et les pouvoirs de ceux qui profitent du
  système tel qu'il est.

  Se battent-ils pour une meilleure médecine pour les Québécois? Absolument
  pas. Il est trop facile de démontrer qu'il existe de nombreux pays dont le
  système est meilleur que le nôtre et plus juste que le nôtre et qui,
  pourtant, recourent aux pratiques dénoncées avec vigueur par les
  inconditionnels du statu quo.

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