Je compatis. Ma femme aussi, je lui pique sa part , slurp !
----- Original Message -----
From: Jacques CHOUKROUN
To: [email protected]
Sent: Tuesday, July 10, 2007 10:51 AM
Subject: URG-L: Re: URG-L: céhalées rares ou rigolotes aux urgence ou à
l'urgence
Céphalées à la crème glacée: j'ai perso
cluster headache: qq cas par an, habituellemnt des cas connu en échec de TT
Le 06/07/07, ellrodtmailinglist <[EMAIL PROTECTED]> a écrit :
Vous arrive t-il de voir des céphalées de cause rare ou drôles aux urgences
telles que la céphalée pic-à-glace, la céphalée à la crême glacée, ou autres ?
Voyez vous souvent des névralgies faciales , glossopharyngées, des algies
vasculaires ("cluster HA")
Merci
Axel
----- Original Message -----
From: Alain Vadeboncoeur
To: [email protected]
Sent: Friday, June 08, 2007 3:46 PM
Subject: URG-L: Ou bien?
Santé : les épouvantails
Alain Dubuc
La Presse
Le président de la FTQ, dans une lettre publiée dans Le Devoir, s'inquiète
des idées de réforme du système de santé proposées par l'ancien ministre
Claude Castonguay. Il craint qu'elles servent de base aux conclusions du
groupe de travail sur le financement de la santé dont la ministre Monique
Jérôme-Forget lui a confié la présidence.
Le syndicaliste critique entre autres l'idée de permettre aux assurances
privées de couvrir des services fournis par le régime public, ce qui est
actuellement interdit, ou encore d'abolir l'étanchéité entre le privé et
le
public, c'est à dire de permettre à un médecin de pratiquer à la fois
dans
le régime public et dans le privé.
Pour étayer ses inquiétudes, il prend l'exemple des États-Unis, le seul
pays
industrialisé qui n'a pas de régime public universel. «Près de 50 millions
de citoyens américains ne bénéficient d'aucune couverture, faute de
revenus
suffisants pour se la payer.» Et il cite une étude toute récente du
Commonwealth Fond, «Mirror, Mirror on the Wall - An International Update
on
the Comparative Performance of American Health Care».
Cette étude, écrit M. Massé, «vient de démontrer qu'avec le système de
santé
le plus coûteux au monde, les États-Unis, au premier rang des pays qui
recourent à l'assurance privée, témoignent d'une sous-performance
chronique
en matière de soins de santé, notamment en matière d'accès, de sécurité,
d'efficacité et d'équité. L'étude compare les systèmes de santé de
l'Allemagne, de l'Australie, du Canada, des États-Unis, de la
Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni.»
En chroniqueur curieux, je suis allé voir cette étude. Et que dit-elle?
Effectivement, que des six pays comparés, le système de santé américain se
classe au sixième rang. Mais ce que dit aussi l'étude et que M. Massé ne
dit
pas, c'est que le Canada, lui, est au cinquième rang. Qu'il est au
dernier
ou à l'avant dernier-rang pour chacun des critères et qu'il est même en
dernière place pour la qualité des soins!
Si je souligne cela, ce n'est pas pour accabler le président de la FTQ,
qui
n'est certainement pas responsable de cette omission. Mais pour mettre en
relief certaines dérives qui empêchent un débat éclairé sur la santé.
La première, c'est le recours à l'épouvantail américain. Nous sommes tous
d'accord pour dire que le système de santé américain est un échec: c'est
un
système performant, mais très coûteux et très injuste. Mais personne, au
Québec, ne veut imiter les États-Unis. Les partisans d'une plus grande
place
au privé, moi-même dans de multiples chroniques, M. Castonguay et combien
d'autres, sont en faveur d'un système public, universel, mais qui accepte
la
coexistence de pratiques privées. L'exemple américain, c'est de la
caricature.
La seconde remarque, c'est que le Canada est le seul pays industrialisé
qui
interdit formellement la santé privée. Ce que des gens comme M. Massé
dénoncent avec tant de ferveur, existe carrément partout. Et les
propositions de M. Castonguay ne sont pas une révolution, elles
s'inspirent
en fait des modèles européens.
Par exemple, les quatre autres pays qui faisaient partie de l'étude
comparative, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et
l'Allemagne, ont des hôpitaux et des cliniques privées. Dans ces quatre
pays, les médecins peuvent pratiquer à la fois dans le public et le privé.
Dans les quatre, il y a des régimes d'assurance privée. Et dans trois sur
quatre, sauf le Royaume-Uni, les patients paient une partie des visites
au
médecin de leur poche.
Et ces quatre pays, sans insister lourdement, se classent tous mieux que
le
Canada, y compris pour l'équité, où le Canada est cinquième. Je n'irai pas
jusqu'à dire que ces formules mixtes sont nécessairement la recette du
succès. Mais elles ne sont certainement pas un obstacle à l'amélioration
du
système et les problèmes d'équité que pose une médecine privée parallèle
sont manifestement surmontables.
Et cela m'amène à une troisième remarque. La bataille pour l'intégrité du
système de santé n'est pas menée par les simples citoyens, assez ouverts
au
privé. Elle provient surtout des milieux syndicaux et communautaires,
appuyés par des universitaires radicaux. C'est bien davantage une
bataille
idéologique pour éviter des «reculs» de l'État, et une bataille
corporatiste
pour préserver les privilèges et les pouvoirs de ceux qui profitent du
système tel qu'il est.
Se battent-ils pour une meilleure médecine pour les Québécois? Absolument
pas. Il est trop facile de démontrer qu'il existe de nombreux pays dont le
système est meilleur que le nôtre et plus juste que le nôtre et qui,
pourtant, recourent aux pratiques dénoncées avec vigueur par les
inconditionnels du statu quo.
--- URG-L
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