méthode de la chaise ( patient assis sur la chaise l'épaule luxée
calée contre le dossier et le bras pendant de l'autre coté du
dossier, on tire en légère abd, rot externe le dossier fait office de
billot) encore 2 patient réduit en douceur hier et avant hieret
kalonk/entonox et parole rassurante:englobante type induction hypnotique
Le 19 sept. 07 à 15:57, Catherine Bich a écrit :
C’est instructif,cette histoire de reduction d’épaule sans sédation
et sans analgésie.Les rotules,on n’en parle pas.Ca se fait
tellement vite que personne n’a le temps de dire ouf.On les réduit
pendant l’examen et toc,c’est fini.
Question luxation GH,y’a aussi une technique que je n’ai d’ailleurs
jamais essayé et qui doit se faire sans sédation(mais pas
nécéssairement sans analgésie) à cause de la position.
Patient assis,civière contre le mur pour qu’il puisse y appuyer son
autre épaule.Un assitant tient le coude à 90 degrés,se met sur un
tabouret au-dessus du patient et appuie verticalement sur le membre
supérieur en direction du sol(simplement en y mettant son
poids).Pendant ce temps le médecin pratique une rotation
scapulaire.Tout cela en position assise bien carrée.
La méthose Hippocratique également est difficile à envisager avec
sédation,à cause de la position ventrale.
Y’a aussi l’infiltration de xylocaine dans l’articulation gléno-
humérale.A un certain moment,certains ne juraient que par cela.J’ai
essayé plusieurs fois,sans beaucoup de succès bizarrement.
Mais toutes les autres méthodes qui impliquent une manipulation de
l’épaule et du bras…Je ne sais pas,mais le patient est souvent
tellement souffrant…Je donne des analgésiques pour moins que ça…Ca
me paraît un peu suspect,cette volonté de ne pas donner de narcose
ni d’analgésiques.Un peu de fentanyl tout seul,peut-être ?Je
comprends qu’on veuille éviter la sédation profonde (et les petites
secondes angoissantes de ballon-masque qui suivent dans certains
cas),de même que les doses croissantes de midazolam qui amènent
bien souvent un état de sédation prolongée(qu’il faut
surveiller,donc mobilisation d’une infirmière,d’un saturo,etc),mais…
l’analgésie ? Vous me direz que si on réduit la luxation en
quelques minutes l’analgésie sera inutile puisque la douleur sera
éliminée.Je veux bien,mais à ce compte-là aussi bien ne pas
infiltrer de xylocaine avant une PL,ne pas donner d’analgésie avant
de réduire un paraphimosis,ne pas donner de sédation avant une
cardioversion,etc,etc.
Je sais,je sais,je suis « un peu » réactionnaire.
C.