En passant, ça n'a rien à voir avec 'l'angoisse' de faire une sédation procédurale ou de donner de l'analgésie. Il suffit de réussir 1 ou 2 fois et c'est très élégant et les patients sont super contents, même ceux qui ont goûté à la sédation avant. En plus, si ça marche sans trop de douleur, ne dit-on pas 'primum non nocere'? Aucun risque relié à l'analgésie ni la sédation. De toute façon, comme j'ai déjà écrit dans un couriel précédent, il faut d'abord et avant tout que le médecin y croit et que le patient soit favorable. Sincèrement, les patients ne sont pas plus souffrant que ceux qui se font installer un soluté, attendre pour l'analgésie puis attendre pour que tout le monde soit prêt et présent pour la sédation et la réduction. Quand ça va bien, le patient arrive, est réduit, et quitte en 30 mins.
Julie ----- Original Message ----- From: François Parent To: [email protected] Sent: Wednesday, September 19, 2007 9:20 PM Subject: URG-L: Re: URG-L: réduction luxation GH Encore une fois, quand le patient se laisse aller, ça fait juste PAS mal et c'est beaucoup plus rapide que même préparer la médication. J'ai eu une joueur de basket, 3 ème épisode qui pleurait de soulagement (pas de douleur !)et de reconnaissance suite à cette technique. Il n'en revenait tout simplement pas du court délai et de la douceur de l'intervention. François ----- Original Message ----- From: Catherine Bich To: [email protected] Sent: Wednesday, September 19, 2007 9:57 AM Subject: URG-L: réduction luxation GH C'est instructif,cette histoire de reduction d'épaule sans sédation et sans analgésie.Les rotules,on n'en parle pas.Ca se fait tellement vite que personne n'a le temps de dire ouf.On les réduit pendant l'examen et toc,c'est fini. Question luxation GH,y'a aussi une technique que je n'ai d'ailleurs jamais essayé et qui doit se faire sans sédation(mais pas nécéssairement sans analgésie) à cause de la position. Patient assis,civière contre le mur pour qu'il puisse y appuyer son autre épaule.Un assitant tient le coude à 90 degrés,se met sur un tabouret au-dessus du patient et appuie verticalement sur le membre supérieur en direction du sol(simplement en y mettant son poids).Pendant ce temps le médecin pratique une rotation scapulaire.Tout cela en position assise bien carrée. La méthose Hippocratique également est difficile à envisager avec sédation,à cause de la position ventrale. Y'a aussi l'infiltration de xylocaine dans l'articulation gléno-humérale.A un certain moment,certains ne juraient que par cela.J'ai essayé plusieurs fois,sans beaucoup de succès bizarrement. Mais toutes les autres méthodes qui impliquent une manipulation de l'épaule et du bras.Je ne sais pas,mais le patient est souvent tellement souffrant.Je donne des analgésiques pour moins que ça.Ca me paraît un peu suspect,cette volonté de ne pas donner de narcose ni d'analgésiques.Un peu de fentanyl tout seul,peut-être ?Je comprends qu'on veuille éviter la sédation profonde (et les petites secondes angoissantes de ballon-masque qui suivent dans certains cas),de même que les doses croissantes de midazolam qui amènent bien souvent un état de sédation prolongée(qu'il faut surveiller,donc mobilisation d'une infirmière,d'un saturo,etc),mais.l'analgésie ? Vous me direz que si on réduit la luxation en quelques minutes l'analgésie sera inutile puisque la douleur sera éliminée.Je veux bien,mais à ce compte-là aussi bien ne pas infiltrer de xylocaine avant une PL,ne pas donner d'analgésie avant de réduire un paraphimosis,ne pas donner de sédation avant une cardioversion,etc,etc. Je sais,je sais,je suis « un peu » réactionnaire. C.
