Effectivement les causes sont multifactorielles: 1- open door policy. comme les parents d'un enfant-roi, l'urgence ne ditque très très très rarement non. Si le pt insiste, il verra le médecin même si le triage sait que ce n'est pas du ressort de la médecine d'urgence. Qui veut dire non et se ramasser avec des plaintes et tous les tracas administratifs. 2- processus de rémunération. effectivement le passage de l'acte aux forfaits ne stimule pas la production, bien au contraire, et l'introduction d'actes rémunérateurs engendre un "glissement de pratique" prévisible, bref quel bénéfice (pécunier, éthique, idéologique, etc) ai-je à faire plus... pour ne pas faire attendre les pauvres petits malades voulant une represcription de contracetifs ou d'Ativan? 3- pas la féménisation mais plustôt la "pépèrisation" de la pratique suite aux multiples contraintes, demandes, exigeances, etc ... on adopte le fonctionnarisme de nos administrateurs, FTG au carré! PB
-----Original Message----- From: [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] On Behalf Of Alain Vadeboncoeur Sent: December 7, 2007 10:08 PM To: [email protected] Subject: URG-L: RE: URG-L: RE: URG-L: 18 heures à attendre à l'urgence Je suis quand même surpris, sur deux ou trois points majeurs. Principalement parce qu'on parle de l'attente comme une sorte de fatalité, pour laquelle il n'y a rien à faire. Est-ce vraiment le cas? On ne peut vraiment rien faire pour améliorer ce niveau démesuré, qui semble s'accroître, dans les urgences, notamment à Montréal et sa ceinture, pour celles que je connais le mieux? Surement ailleurs aussi. L'attente avant de voir le MD est une donnée peu connue, peu mesurée. On connait par coeur les % de 48 heures mais quelle est l'attente moyenne à Montréal? Or, on ne peut pas régler un problème qu'on ne documente pas. Je pense que personne ne veut tout simplement voir cette donnée. Parce qu'il faudrait alors s'en occuper. Ce qui est compliqué. La cause est certainement en partie la hausse de volume, mais est-ce la seule cause? Qu'en est-il des lieux dysfonctionnels qui rendent le roulement difficile, de l'absence de stratégie de fast-track, d'absence de protocole de réorientation (là, j'admets qu'il n'y a peut-être simplement pas de clinique...). Pourquoi existe-t-il encore tant de modèles de fonctionnement où les patients doivent obligatoirement passer par un cubicule avant d'être couché sur civière? Ou bien, pourquoi n'avançons-nous pas dans le développement d'infirmières-praticiennes à l'urgence pour les codes 4-5 comme cela se fait beaucoup aux USA? Pourquoi ne développons-nous pas la profession d'assistants-médecins, pour effectuer sous supervision certaines tâches? Ou encore? Qu'en est-il de l'impact des ententes, de la situation complexe par exemple? Est-ce que cela a un impact. Quelqu'un a-t-il déjà mesuré cela? Je n'en ai personnellement aucune idée, mais plusieurs chefs me disent que depuis l'instauration de la situation complexe, le débit a diminué, la nécessité du roulement étant moins disons, marquée. Qu'en est-il de la formation? Il y a du roulement de médecins dans les urgences. Les cohortes actuelles qui prennent graduellement la place sont-elles bien formées? Peuvent-elles assurer un roulement efficace mais sécuritaire? Ce sont des questions qui se posent. On me disait qu'il y a moins de stages d'urgence dans les résidences de médecine familiale. En sommes-nous rendus à demander des formations complémentaires pour oeuvrer à l'urgence (3e année de médecine familiale ou bien résidence de médecine d'urgence)? Pourquoi pas? Enfin, la question de la douleur. Une radiographie ne changera pas grand chose, mais dans combien d'urgences trouve-t-on des protocoles d'analgésie à partir du triage, comprenant des narcotiques pour les douleurs plus importantes? Moi, ce qui me surprend, c'est qu'on parle assez peu de l'attente dans les journaux, et qu'on ne semble pas trop s'intéresser à la question ou du moins en discuter au MSSS. Alain -----Original Message----- From: [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] On Behalf Of Catherine Bich Sent: 7 décembre 2007 20:23 To: [email protected] Subject: URG-L: RE: URG-L: 18 heures à attendre à l'urgence Ben là Charles je ne comprends pas ton commentaire.Pas pantoute,même. On sait tous pourquoi les patients avec des conditions mineures ou relativement mineures voire même pas mineures du tout mais relativement stables attendent 12,16,18 ou 24h00 à l'urgence. C'est parce qu'on est occupé ailleurs. Avec plus grave. Et qu'on fait ce qu'on peut avec ce que l'on a. Faire une radio du pied va faire quoi? Faire voir le patient plus vite?Le soulager plus vite?Accélérer la prise en charge?Ca change quoi?Pire encore,certains patients qui subissent des radios à l'arrivée décident ensuite de partir,se disant qu'on les rappellera s'il y a quelque chose sur la radio.Le médecin au nom duquel on a demandé ladite radio se retrouve ensuite pogné à courir après un patient qu'il n'a pas vu...Pas besoin de ça. Ca ne m'étonne pas de lire ce genre d'article.Mais ça m'étonne que tu passes ce genre de commentaires. C. -----Message d'origine----- De : [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] De la part de Charles Brault Envoyé : 7 décembre 2007 15:12 À : [email protected] Objet : URG-L: 18 heures à attendre à l'urgence http://www.cyberpresse.ca/article/20071207/CPVOIXEST/712070701/5264/CPACTUAL ITES C'est ce qu'a dû endurer Michael Boucher, un travailleur qui s'est rendu à l'urgence de l'hôpital de Granby mercredi en début d'après-midi, après qu'une palette transportant des caisses de viande lui soit tombée sur un pied à son travail. À 7h, le lendemain matin, il n'avait toujours pas vu de médecin, ni subi de radiographie, malgré une nuit blanche passée à attendre. ********************* C'est si compliqué que ça laissé l'infirmière envoyer le patient en Radio pour permettre une lecture rapide par MD ou Radiologue ! ! !???? "Si le pied n'est pas déformé, qu'il n'y a pas d'oedème, ce n'est pas si évident que ça qu'il y a une fracture. La personne peut attendre dans ce cas-là aussi longtemps qu'un patient qui a une vilaine grippe", explique l'infirmière chef de l'urgence, Marlyne Lettre. +++++++++++++++++++++ Il faut pas prendre les gens pour des cons non plus Charles --- URG-L Pour quitter URG-L, envoyez un message a la liste ([email protected]) avec, COMME SUJET, le mot REMOVE (rien d'autre). --- URG-L Si vous avez plusieurs adresses email, vous pouvez les envoyer a Frederic Giroux a l'adresse [EMAIL PROTECTED] Un (ou des) alias pourront ainsi etre crees pour que vous puissiez envoyer des messages a travers la liste a partir de n'importe quel de vos alias. Autrement, les messages qui proviennent d'une adresse non-listee sont automatiquement rejetes. --- URG-L Les archives de la liste d'echange sont disponibles pour consultation a l'adresse : <http://webmail.niveau3.ca/public/mail-archives/[email protected]>. L'acces est protege par mot de passe: usager: archives et mot de passe: archives Les archives antérieures sont disponibles a : <http://www.mail-archive.com/[email protected]>
