Le problème en est un, aussi, d’entrainement.

Le système va mal, ça déborde à l’urgence, il n’y a plus d’infirmières
formées (sur lesquelles nous devons nous appuyer lorsqu’il y a trop de
patients pour le nombre de médecins), un médecin quitte puis les autres
suivent….

C’est plutôt décourageant et quoique j’ai espoir en ce nouveau ministre (et
équipe?), je ne vois pas la lumière au bout du tunnel. Dans mon milieu ce
n’est pas tant les médecins qui manquent (pour l’instant) mais un déficit
majeur en personnel infirmier qui fait que si on était plus de médecin, il
faudrait faire les PV et mettre les solutés….et l’ambulatoire est
fréquemment KO, rempli de patients couchés et souvent à court d’infirmière.

 

Julie

 

From: Marie-Charlotte Koenig [mailto:[EMAIL PROTECTED] 
Sent: Saturday, July 05, 2008 9:34 AM
To: [EMAIL PROTECTED]
Subject: URG-L: Rép. : URG-L: Crise des urgences-Le CHUM lance un S.O.S.

 


Déjà vu!

Sympathies sincères tant aux démissionnaires qu'à ceux qui tentent toujours
hroiquement de tenir le fort.. L'an dernier je faisais partie des médecins
démissionnaires qui ont laissé une magnifique équipe sur le bord de la
crise, crise qui se poursuit toujours. Je sais les questionnements, les
déchirements, les chagrins les douleurs de ce processus; je sais ce qu'il en
faut d'intolérable pour qu'un tel départ soit même envisagé, a fortiori mis
a exécution; je sais le sevrage qu,il s'ensuit, longtemps, et le vide qu'il
laisse, dans l'équipe et dans le coeur. 

 

J'ai bon espoir que les instances décisionnelles RÉELLES, je parle ici de la
nouvelle équipe  ministérielle,  auront le courage d'ignorer les discours
apaisants des petits seigneurs régionaux qui se rapportent a eux et veulent
obtenir des grâces; J'espère que le ministre et son équipe n,auront de cesse
qu'ils aient exploré, débridé suffisamment, exposé et regardé
personnellement bien en face les plaies qui affligent les urgences, plaies,
toujours et partout semblables que nous connaissons, décrions tous de plus
en plus vivement depuis plusieurs années; plaies qui toujours
sous-estimées(officiellement) continuent de se complexifier, de s'étendre
sous des traitements de bobos de surface. Alors pourrons nous commencer a
parler du meme langage, de solutions réelles, qui sans etre universelles,
sont fréquemment assez semblables.

 

 

A quel point faut-il que ça fasse mal, a tous, avant que le fond touché nous
commencions a rebâtir?

 

 

Bonne courage a tous

 

Marie-Charlotte Koenig

 

--- En date de : Sam, 5.7.08, pierre desaulniers <[EMAIL PROTECTED]> a écrit
:

De: pierre desaulniers <[EMAIL PROTECTED]>
Objet: URG-L: Crise des urgences-Le CHUM lance un S.O.S.
À: [EMAIL PROTECTED]
Date: samedi 5 Juillet 2008, 1 h 43

Permettez-moi de préciser quelques chiffres.

 

Nous travaillions, il y a quelques mois à 5 médecins, ( c'était serré) ou 6
médecins ( rarement) par 24 heures.

 

Notre horaire, à partir de la semaine prochaine, prévoit 3 médecins par 24
heures. Ce ne sont pas que les nuits qui ne sont pas couvertes mais environ
75 shifts durant le seul mois de juillet.

 

Et ce n'est pas pcq il y a des vacances: aucun des quelques temps pleins qui
restent n'a de vacances en juillet.

Mais nous avons essuyé 3 départs définitifs de temps plein au mois de juin.

 

L'Agence minimise les déficits et le problème dans son ensemble.

 

Pierre Désaulniers

----- Original Message ----- 

From: Stephan Gascon <mailto:[EMAIL PROTECTED]>  

To: [EMAIL PROTECTED] 

Sent: Saturday, July 05, 2008 12:57 AM

Subject: URG-L: Crise des urgences-Le CHUM lance un S.O.S.

 

http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2008/07/04/001-CHUM-urgences-sos
_n.shtml

Le prochain directeur général du Centre hospitalier de l'Université de
Montréal (CHUM) débarquera en pleine crise des urgences. L'hôpital est
incapable de combler 20 quarts de travail de médecins en prévision des mois
de juillet et d'août.

Pendant que la direction du CHUM et l'Agence de la santé et des services
sociaux (ASSS) de Montréal font des pieds et des mains pour pourvoir les
postes vacants, les médecins du CHUM proposent de fermer l'urgence de
l'Hôtel-Dieu pendant les nuits de juillet et d'août.

La pénurie de médecins touchera le CHUM à compter de dimanche soir. « Nous
savons que, durant le mois de juillet, il y a une vingtaine de quarts de
travail à découvert », explique la directrice des affaires médicales de
l'Agence de la santé de Montréal, Louise Ayotte. « Ça veut dire qu'il n'y a
pas de médecin du tout. »

Écoutez, c'est évident que le CHUM souhaiterait maintenir toutes les
activités que nous faisons depuis toujours. Malheureusement, force est de
constater que les effectifs ne sont plus assez nombreux pour le faire. —
dixit Le président du conseil des médecins du CHUM, Pierre Aslanian

Une position que le président et directeur général de l'ASSS de Montréal,
David Levine, refuse d'envisager. Ce dernier a plutôt lancé un appel à
l'aide à tous les hôpitaux de Montréal pour qu'ils comblent chacun un quart
de travail de médecin, pour les petits hôpitaux, et deux pour les plus gros
hôpitaux.

La réponse au S.O.S. lancé par le CHUM demeure très faible. Un seul hôpital
a fourni un médecin pour un des 20 quarts de travail de juillet. C'est que
la pénurie de médecins qui frappe le CHUM de plein fouet touche également
les autres hôpitaux.



-- 
Stéphan Gascon 

 

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