C'est de toute beauté.
Chez nous, à Sacré-Coeur, magnifique nouvelle urgence, mais elle
fonctionne moins bien que je capharnaum dans lequel on vivait avant,
vu qu'on ne nous forunit pas assez de personnel. Exemple, manque de
5-7 infirmières sur 15-21 dépendant du quart de travail
Résultat ?
Souvent 2 infirmières pour s'occuper de la salle de réa où il peut y
avoir jursqu'à 6 patients instables, nouveaux traumas, chocs,
etc.... !!!! (alors que les soins intensifs, bien sur, limitent les
entrées selon la dispo du personnel).
Pas d'infirmère au secteur ambulatoire la nuit, de sorte que les
prescriptions restent non exécutées pendant des heures...
L'assistante délaisse son travail pour s'occuper de patients, de sorte
que plus personne ne gère l'urgence. L'assistante de nuit n'a pu
prendre sa pause pour manger que 5 fois depuis l'ouverture de la
nouvelle urgence, soit presque 4 mois... Manque de personnel partout,
baisse dramatique des standards de soins et de la sécurité des patients.
Mais, c'est pas grave. La direction se gargarise de nos statistiques
fabuleuses. Pas de 48h; DMS mirobolantes. Et pourtant, la qualité des
soins a baissé, et les patients sont souvent à grand risque.... Mais
qu'importe ? les statistiques sont belles. Et n'est-ce pas là le but
du jeu ?
Michel Garner
[EMAIL PROTECTED]
On 6-Jul-08, at 7:16 PM, Julie Boyer wrote:
Le problème en est un, aussi, d’entrainement.
Le système va mal, ça déborde à l’urgence, il n’y a plus
d’infirmières formées (sur lesquelles nous devons nous appuyer
lorsqu’il y a trop de patients pour le nombre de médecins), un
médecin quitte puis les autres suivent….
C’est plutôt décourageant et quoique j’ai espoir en ce nouveau
ministre (et équipe?), je ne vois pas la lumière au bout du tunnel.
Dans mon milieu ce n’est pas tant les médecins qui manquent (pour
l’instant) mais un déficit majeur en personnel infirmier qui fait
que si on était plus de médecin, il faudrait faire les PV et mettre
les solutés….et l’ambulatoire est fréquemment KO, rempli de patients
couchés et souvent à court d’infirmière.
Julie
From: Marie-Charlotte Koenig [mailto:[EMAIL PROTECTED]
Sent: Saturday, July 05, 2008 9:34 AM
To: [EMAIL PROTECTED]
Subject: URG-L: Rép. : URG-L: Crise des urgences-Le CHUM lance un
S.O.S.
Déjà vu!
Sympathies sincères tant aux démissionnaires qu'à ceux qui tentent
toujours hroiquement de tenir le fort.. L'an dernier je faisais
partie des médecins démissionnaires qui ont laissé une magnifique
équipe sur le bord de la crise, crise qui se poursuit toujours. Je
sais les questionnements, les déchirements, les chagrins les
douleurs de ce processus; je sais ce qu'il en faut d'intolérable
pour qu'un tel départ soit même envisagé, a fortiori mis a
exécution; je sais le sevrage qu,il s'ensuit, longtemps, et le vide
qu'il laisse, dans l'équipe et dans le coeur.
J'ai bon espoir que les instances décisionnelles RÉELLES, je parle
ici de la nouvelle équipe ministérielle, auront le courage
d'ignorer les discours apaisants des petits seigneurs régionaux qui
se rapportent a eux et veulent obtenir des grâces; J'espère que le
ministre et son équipe n,auront de cesse qu'ils aient exploré,
débridé suffisamment, exposé et regardé personnellement bien en face
les plaies qui affligent les urgences, plaies, toujours et partout
semblables que nous connaissons, décrions tous de plus en plus
vivement depuis plusieurs années; plaies qui toujours sous-
estimées(officiellement) continuent de se complexifier, de s'étendre
sous des traitements de bobos de surface. Alors pourrons nous
commencer a parler du meme langage, de solutions réelles, qui sans
etre universelles, sont fréquemment assez semblables.
A quel point faut-il que ça fasse mal, a tous, avant que le fond
touché nous commencions a rebâtir?
Bonne courage a tous
Marie-Charlotte Koenig
--- En date de : Sam, 5.7.08, pierre desaulniers <[EMAIL PROTECTED]>
a écrit :
De: pierre desaulniers <[EMAIL PROTECTED]>
Objet: URG-L: Crise des urgences-Le CHUM lance un S.O.S.
À: [EMAIL PROTECTED]
Date: samedi 5 Juillet 2008, 1 h 43
Permettez-moi de préciser quelques chiffres.
Nous travaillions, il y a quelques mois à 5 médecins, ( c'était
serré) ou 6 médecins ( rarement) par 24 heures.
Notre horaire, à partir de la semaine prochaine, prévoit 3 médecins
par 24 heures. Ce ne sont pas que les nuits qui ne sont pas
couvertes mais environ 75 shifts durant le seul mois de juillet.
Et ce n'est pas pcq il y a des vacances: aucun des quelques temps
pleins qui restent n'a de vacances en juillet.
Mais nous avons essuyé 3 départs définitifs de temps plein au mois
de juin.
L'Agence minimise les déficits et le problème dans son ensemble.
Pierre Désaulniers
----- Original Message -----
From: Stephan Gascon
To: [EMAIL PROTECTED]
Sent: Saturday, July 05, 2008 12:57 AM
Subject: URG-L: Crise des urgences-Le CHUM lance un S.O.S.
http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2008/07/04/001-CHUM-urgences-sos_n.shtml
Le prochain directeur général du Centre hospitalier de l'Université
de Montréal (CHUM) débarquera en pleine crise des urgences.
L'hôpital est incapable de combler 20 quarts de travail de médecins
en prévision des mois de juillet et d'août.
Pendant que la direction du CHUM et l'Agence de la santé et des
services sociaux (ASSS) de Montréal font des pieds et des mains pour
pourvoir les postes vacants, les médecins du CHUM proposent de
fermer l'urgence de l'Hôtel-Dieu pendant les nuits de juillet et
d'août.
La pénurie de médecins touchera le CHUM à compter de dimanche soir.
« Nous savons que, durant le mois de juillet, il y a une vingtaine
de quarts de travail à découvert », explique la directrice des
affaires médicales de l'Agence de la santé de Montréal, Louise
Ayotte. « Ça veut dire qu'il n'y a pas de médecin du tout. »
Écoutez, c'est évident que le CHUM souhaiterait maintenir toutes les
activités que nous faisons depuis toujours. Malheureusement, force
est de constater que les effectifs ne sont plus assez nombreux pour
le faire. — dixit Le président du conseil des médecins du CHUM,
Pierre Aslanian
Une position que le président et directeur général de l'ASSS de
Montréal, David Levine, refuse d'envisager. Ce dernier a plutôt
lancé un appel à l'aide à tous les hôpitaux de Montréal pour qu'ils
comblent chacun un quart de travail de médecin, pour les petits
hôpitaux, et deux pour les plus gros hôpitaux.
La réponse au S.O.S. lancé par le CHUM demeure très faible. Un seul
hôpital a fourni un médecin pour un des 20 quarts de travail de
juillet. C'est que la pénurie de médecins qui frappe le CHUM de
plein fouet touche également les autres hôpitaux.
--
Stéphan Gascon
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