Effectivement cette distinction nest jamais faite par les journalistes :à savoir la distinction entre une salle dattente bondée et une salle durgence bondée.Elle nest pas non plus faite par les patients,mais ceci est plus compréhensible.
Je suis toujours irritée dentendre les « appels à tous » lancés dans les médias avisant la population que telle ou telle urgence est bondée et donc déviter de sy présenter si possible. Pire encore,le message sera parfois « entendu » par des gens qui effectivement ont grand besoin de se présenter à lurgence et ne sy présenteront pas,par peur dattendre de manière indûe (par exemple le patient qui se sent trop malade pour attendre peut prendre la décision inverse au bon sens). Ca fait 25 ans que je travaille à lurgence,ça fait 25 ans que le malentendu perdure.On dirait tout simplement que le message ne passe pas.Pareil quand on parle du « problème des urgences ».Formule qui fait régulièrement la une,et qui fait dans le simplisme total. Quant à lattitude des gestionnaires,elle est parfois déconcertante,en effet.Quasiment surréaliste. La situation est heureusement différente dans les urgences de centres plus éloignés,où la demande est relativement limitée,même si elle grandit là aussi.On arrive encore à bien travailler,dans des conditions relativement acceptables.Attention :on y travaille fort et les problèmes dachalandage et daccès au ressources sont là aussi présents (sans compter léternel problème du recrutement qui fait toujours craindre la rupture de services),mais la notion de débordement nest pas la même que celle qui prévaut à Montréal,par exemple. C.
