Bonjour Pierre

Je crois savoir à quel cas tu fais référence.  Cependant, il serait pratique 
qu'un coroner demande de revisiter la loi.  En effet, à cette époque, les 
ambulanciers (et j'utilise le terme en pleine connaissance de cause) n'avaient 
qu'une formation sommaire (les chaceux avaient 140 heures de formation), et 
n'avaient surtout pas de moniteur-défibrillateur.  Une simple application des 
électrodes sur la poitrine de la patiente aurait permis de déceler une activité 
électrique cardiaque, et cette dame n'aurait pas été laissée pour morte.  C'est 
la procédure qui est encore appliquée de nos jours avec les rigidités 
cadavériques: Après avoir constaté l'impossibilité d'ouvrir les voies 
respiratoires, on procède à une minute de monitorage pour objectiver l'absence 
d'activité électrique.  Par la suite, on transporte au CH.

Personne ici (en tout pas moi) n'a l'intention de contester l'expertise des MD 
dans les sphères de la santé.  Mais cela serait-il envisageable que le 
législateur essaie de voir d'autres avenues, comme par exemple la constation 
par téléphone?

Si j'appelle le MD de garde au CH, et que je lui décris un patient de 85 ans, 
Hx cardiaque, diabétique, MPOC, AVC, etc..., vu vivant hier matin, trouvé dans 
un environnement normalement chauffé, en rigidité complète avec lividité, et 
qui n'a aucune activité électrique perceptible au moniteur cardiaque, aucun 
pouls apical à l'auscultation, aucun réflexe cornéen, etc... quelles sont les 
chances pour qu'il me dise que ce patient n'est pas mort? (je sais, 
l'hyporthermie ou des maladies bizarres existent, mais bon....).

Donc, serait-ce si difficile de tenter l'expérience?  Et pour ce qui est des 
données, il y a sûrement moyen d'aller chercher des résultats de recherches, 
comme OPALS qui existe depuis 10 ans, qui permettraient de partir sur une base 
solide.

Petite anecdote:  Lorsque la NASA commença à envoyer des astronautes dans 
l'espace, ils ont découvert que les crayons à l'encre ne fonctionnait pas dans 
l'absence de gravité (l'encre ne coulera pas vers le bas sur la surface de 
rédaction). Solution #1: Pour régler le problème, cela prit une décennie et $12 
millions USD. Ils ont développé un crayon à l'encre qui fonctionne en l'absence 
de gravité, à l'envers, sous l'eau, pratiquement sur n'importe quelle surface 
incluant le crystal et à des températures variant de sous le point de 
congélation à 300 degrés Celsius. Solutions #2: Et qu'est-ce que les Russes ont 
fait? Ils ont utilisé un crayon à mine.

Comme quoi on peut parfois éviter de coûteuses (en $$$, mais aussi en vies 
humaines) recherches, en regardant ce qui se fait ailleurs....

Voilà, c'est mon opinion, et tout le monde a droit à mon opinion.

Paramédicalement vôtre

Sébastien Gagnon, AEMCA
Paramédic

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