On éviterait ainsi d'engorger les CH avec des cadavres, puisqu'à partir du 
moment où le décès est constaté c'est l'entreprise funéraire qui viendrait 
chercher le corps.

 

pour les cas de coroner (mort violente) ce serait la morgue provinciale, mais 
que faire pour madame x seule qui code ou est retrouvée décédé chez elle...ou 
sur la rue qui appelle-tu la maison funéraire fera cela seulement contre $$  et 
il n'ont pas d'entente avec la dame.  Avant de trouver un membre de la famille, 
qq heures + tard tu fais quoi avec ta madame au coin de st-Catherine et Peel tu 
la laisses là??

 

Ben non les ambulances sont là et on la transporte , à l'urgence... où elle ne 
recevra aucuns soins... elle est morte.  C'est comme ça que le système 
fonctionne.

 

N'oubliez pas , Urgence désigne la place dans l'hôpital, pas la conditions des 
personnes qui s'y présentent

 

PB


 


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To: [email protected]
Subject: URG-L: Re: URG-L: RE: URG-L: Re: URG-L: RE: : transport de décès
Date: Fri, 13 Mar 2009 09:09:19 -0400




Bonjour Pierre
 
On parle ici de soutien médical, pas de médecine par téléphone.
 
Ce qui implique une grande confiance de la part du médecin envers les 
professionnels qui sont sur la route.  J'en conviens.  Mais encore une fois, ça 
fonctionne extrêmement bien ailleurs au Canada.
 
On peut commencer avec les ACR.  Si mon directeur médical régional me fait 
assez confiance pour cesser les manoeuvres, qu'est-ce qui m'empêche de prendre 
le téléphone, puis de donner un rapport complet au MD, qui constate alors le 
décès par téléphone.  Et on parle ici de décès sans équivoque.  Par exemple, 
les paramédics avancés (ACP) en Ontario contactent le MD de la base 
hospitalière lorsqu'ils ont terminé leur séquence d'ACLS, informent le MD du 
statut du patient, et le MD prononce (ou non, c'est sa prérogative) le décès, 
comme il l'aurait fait s'il avait eu à faire la même séquence d'ACLS, mais à 
l'hôpital.  Et les critères sont bien établis tant scientifiquement que 
législativement. Ce ne sont pas les paramédics qui prononcent le décès, ils ne 
sont que les yeux et les oreilles pour le MD.  Et le processus 
d'assurance-qualité est assez serré pour éviter les dérapages.
 
Je vois très bien au Québec, même si nous n'avons pas d'ACP, qu'il serait 
possible de contacter le MD par téléphone pour déclarer le décès d'un patient 
pour qui les manoeuvres ne seraient pas entreprises, ou arrêtées.  On éviterait 
ainsi d'engorger les CH avec des cadavres, puisqu'à partir du moment où le 
décès est constaté c'est l'entreprise funéraire qui viendrait chercher le corps.
 
Comme nous sommes au Québec, il ne faut pas avancer trop vite (en tout cas 
c'est ce que semble prôner le ministère de la Santé...), on pourrait donc 
commencer avec des petites étapes simples pour tout le monde...
 
Je n'y vois que des avantages:
- Le MD reste à l'hôpital, là où il est le plus nécessaire (et il est quand 
même rémunéré pour la constatation du décès...)
- Le corps n'est pas transporté à l'hôpital, mais directement à l'entreprise 
funéraire
- Les paramédics sont libres plus rapidement pour couvrir d'autres appels
- Le MD garde le privilège et le droit de ne pas prononcer le décès s'il a un 
doute, auquel cas le patient est conduit, manoeuvres en cours, à l'hôpital pour 
recevoir plus de soins (pas pour être "prononcé" en arrivant cependant)
- Le travail des paramédics et des médecins est révisé par un directeur médical 
indépendant, pour assurer la qualité des actes posés.
 
Bonne journée
 
Sébastien Gagnon, AEMCA
Paramédic
 
Des points négatifs? Désolé, je n'en vois pas...

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