Charles Tu regardes trop loin. Faut commencer par la base.
La RCR n'est pas obligatoire pour les travailleurs dans les établissements de santé. Le renouvellement de la formation RCR n'est pas obligatoire chez les travailleurs dans les établissements de santé. Et quand je parle travailleurs, je ne parle pas seulement des médecins, infirmières, inhalothérapeutes,et préposés aux bénéficiaires. Je parle aussi des menuisiers, secrétaires, commis, préposés à l'entretien, cuisiniers, etc. Pour les gens sur cette liste, c'est quand la dernière fois que vous avez fait votre cours de RCR? Que vous avez renouvellés votre carte de RCR? Combien d'entre-vous viennent de répondre, "J'en ai pas besoin, je sais comment faire ça, je suis MD/inf/inh/paramédic, après tout?" J'avais demandé au siècle dernier, sur cette liste, combien de personne avait leurs conjoint(e)s formés en RCR? Qu'en est-il aujourd'hui? Je vais être plus simple que ça: Combien d'entre-vous, dans sa pratique, a déjà dit à quelqu'un faisant des compressions thoraciques "masse plus vite" ou "masse plus profond"? On verra après pour les DEA, ACLS, et le reste, dans les cliniques et CLSC. Et dans le cas mentionné, on note que le MD n'a même pas vérifié si l'usager avait un rythme défibrillable avant de le déclarer mort. Si ça continue comme ça, on va être obligé de mettre les protocoles préhospitaliers des paramédics dans les cliniques médicales et les bureaux de médecins pour guider ceux-ci lors d'interventions médicales d'urgences. Pour la forme, ils sont disponibles sur le site de l'Association Professionnelle des Paramédics du Québec à http://www.paramedicduquebec.org/system/files/Doc_officiel-PICTA_FINAL%2025-07-2008.pdf Paramédicalement vôtre Stéphan Gascon 2009/4/23 Charles Brault <[email protected]>: > La majorité des CLSC n'ont pas de DEA > > L'ACLS n'est pas obligatoire dans la majorité des SALLES D'URGENCES au > Québec > > L'ACLS n'existe pes en France > > > > Maudit systèmes privés > > > > Vivre l'hypocrisie > > > > http://www.msp.gouv.qc.ca/coroner/communiques/communique.asp?txtparam=2&c=1623&theme=coroner > > > > > > Rapport d'enquête sur le décès de M. Jean-Jacques Sauvageau > > Québec, le 22 avril 2009 – Le Bureau du coroner annonce le dépôt du rapport > de la coroner, Me Catherine Rudel-Tessier, à la suite des audiences > publiques tenues en décembre 2008 pour éclaircir les causes et les > circonstances entourant le décès de M. Jean-Jacques Sauvageau survenu le 11 > janvier 2008 dans une clinique médicale de Montréal. > > Les faits > > Le 11 janvier 2008, vers 15 h 30, M. Sauvageau se présente à la Clinique > médicale Viau, une clinique qui reçoit des patients avec ou sans rendez-vous > et offre des services d'urgence. M. Sauvageau éprouve de graves difficultés > respiratoires: son teint est bleuté, selon les témoins, et ses épaules se > soulèvent à chaque respiration. La réceptionniste procède à son inscription. > Elle ne fait pas attention à l'état du patient, ne lui pose aucune question > sur la raison de sa consultation et lui demande de s'asseoir dans la salle > d'attente. > > Une vingtaine de minutes plus tard, des patients s'aperçoivent que M. > Sauvageau a du mal à respirer. Rapidement, un médecin se rend auprès de lui > et après un examen sommaire, conclut que ce dernier est décédé. Le médecin > juge les manœuvres de réanimation inutiles et demande à une infirmière > d'appeler le 9-1-1 pour un constat de décès et afin qu'on dispose du corps. > Le médecin retourne ensuite à ses occupations. > > M. Sauvageau est laissé sur sa chaise, sans être isolé des autres patients > et, malgré les demandes des préposés aux appels du 9-1-1, aucune manœuvre > n'est débutée. Un certain désarroi s'installe parmi les autres patients de > la clinique. Une femme veut même tenter de le réanimer, mais on l'en > empêche. > > Lorsque les ambulanciers arrivent à la clinique à 16 h 08, ils transportent > M. Sauvageau à l'écart et débutent leur protocole de réanimation. À la > demande du médecin de la clinique, ils y mettent fin au bout de cinq minutes > et couvrent le corps. Les policiers attendent sur place qu'un médecin > d'Urgences-santé vienne constater le décès de M. Sauvageau. Cela est fait à > 17 h 08. > > Une autopsie pratiquée à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont dans les jours > suivants a permis de conclure que M. Sauvageau a, le 11 janvier 2008, > succombé à des embolies pulmonaires bilatérales massives. > > L'analyse de la coroner > > L'analyse de ces événements par la coroner l'a amenée à faire certaines > constatations. D'abord Me Rudel-Tessier considère que la Clinique médicale > Viau devrait améliorer la qualité de l'accueil de ses patients : le > personnel qui en est chargé devrait avoir des directives claires à respecter > et être attentif aux besoins de la clientèle. La clinique devrait également > procéder à un certain triage des patients. Il faudrait, de plus, qu'une > telle clinique qui s'affiche comme une clinique d'urgence ait du personnel > capable de faire face à des situations urgentes, sachant prodiguer des > premiers soins et connaissant les techniques de réanimation. --- URG-L Pour quitter URG-L, envoyez un message a la liste ([email protected]) avec, COMME SUJET, le mot REMOVE (rien d'autre).
