La mise sous tension des mesures de contingence doit se faire avant même que le 
patient ne mette les pieds dans l'hôpital.

Pour le CH, ça veut dire d'installer une table de "triage" à chaque entrée du 
bâtiment, avec du personnel infirmier, qui demande à toutes les personnes qui 
entrent de se masquer et de se passer les mains au Purell ou autres....  C'est 
ce qui était fait en Ontario pendant la crise du SRAS, en 2002-2003-2004.

Pour les arrivées par ambulance, il faut que des mesures soient aussi 
appliquées.  Ce que nous faisions à cette époque impliquait une prise de 
température d'emblée à tous les patients, et plus d'ajouter le masque standard 
aux lunettes et aux gants.  Pour les patients présentant un tableau clinique de 
dyspnée, avec une température supérieure à 38C le masque était remplacé par un 
N95 et le CH receveur était avisé de l'arrivée d'un cas possible de SRAS.  Le 
patient était accueilli dans une salle à l'écart et était traité sans risquer 
de contaminer les autres patients.

Ces deux mesures ne sont pas difficiles à implanter.  Le plus gros problème 
reste les coût$ associés.  Qui paie pour les masques supplémentaires et les 
gels antiseptiques??? Le CH, la santé publique, le ministère???

Alors voilà, c'est ce qui s'est déjà fait, dans le passé, en Ontario.

Paramédicalement vôtre

Sébastien Gagnon, AEMCA
Paramédic 
  ----- Original Message ----- 
  From: Pierre Beaupré 
  To: [email protected] 
  Sent: Sunday, April 26, 2009 8:00 AM
  Subject: URG-L: RE: URG-L: grippe à domicile?


  Une des complications de la grippe est la pneumonie.

  J'ai même vu avancé récemment que les taux de décès d'une épidémie de grippe 
ne serait pas les mêmes qu'au début du siècle car maintenant, on a des 
antibiotiques et ce qui aurait tué davantage serait la surinfection à 
pneumocoque que la grippe elle-même. Théorie valide ou non?  On verra lors de 
la vraie pandémie annoncée depuis des années. si on y survit et surtout si 
notre système de santé y survit.

   

  Faire de la médecine par téléphone m'a toujours semblé difficile, on ne voit 
pas l'état clinique du patient. C'est pour cette raison qu'info-santé nous 
réfère pleins de patients que l'on n'aurait pas fait venir et rassure parfois 
des méningites de rester à la maison (3 appels une fois d'une mère qui a décidé 
de consulter tout de même pour son poupon).

  Déplacer des gens à domicile est plus dispendieux que de demander aux gens de 
se déplacer, un professionnel voit moins de patients par jour.

  Je pense qu'il faut encore les isoler dans la salle d'attente et se protéger 
nous même, ce que l'on ne fait pas assez.

  Et en bon soldats, on continue à travailler si l'on est soi-même atteint et à 
propager la bonne nouvelle. Le vaccin n'étant pas efficace à 100%.

   

  PB

   


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  De : dominic larose [mailto:[email protected]] 
  Envoyé : 26 avril 2009 07:44
  À : Pierre Beaupré
  Objet : URG-L: grippe à domicile?

   

  Bonjour,

   

  Probablement que c'est trop tard, mais je me demande dans quelle mesure 
quelqu'un a déjà pensé à cela re: diminuer les consultations pour grippe et 
éventuellement aider à limiter sa propagation.

   

  On avise la population qui pense avoir la grippe de ne pas se présenter à la 
clinique sans rendez-vous ni à l'hôpital.

   

  On a un hotline de grippe

   

  La personne est triée par téléphone

   

  On décide selon critères d'envoyer une infirmière qui va aller à domicile 
pour faire un examen clinique et un prélèvement nasal. Éventuellement 
prescription rapide d'antiviraux et on conseille aux contacts de rester eux 
aussi à domicile.

   

  On décide selon critères d'envoyer un médecin à domicile

   

  On décide dans certains cas d'envoyer un patient à l'hôpital, qui aura reçu 
un pré-avis.

   

  Et il faudrait bien sûr que tout cela soit très rapide et efficace, que les 
patients aient réellement un service rapide.

   

  Qu'en pense la communauté? Faisable? Utile? Utopique? A déjà été fait 
ailleurs?

   

  Dominic Larose

Répondre à