Petite exp�rience pour colorer tes propos.
 
Il y a 3 semaines je termine mon quart de travail � l'urgence. Je quitte l'urgence � 1h45 AM.
 
� 3 heures, je viens de me fermer les yeux. Le t�l�phone sonne. La pr�pos� de nuit dans la r�sidence o� vit ma mere m'avise que cette derniere ne va vraiment pas bien. A l'arriere j'entend ma mere qui respire difficilement. Elle a 77 ans. Elle a eu 3 ACV qui ont quand meme recupere aseez bien. Elle marche avec une marchette mais elle a toute sa tete et elle apprecie venir manger des hot-dogs chez-nous avec les enfants. C'est son petit bonheur comme on dit.
 
Je dit a la prepose que je vais aller a l'urgence pour l'attendre. N'entandant pas l'ambulance (elle reste pas loin de chez-moi) je decide plutot de me rendre a la residence. A mon arrivee, elle est comateuse et respire dificilement. Il s'agit d'un "flash OAP". A l'arrivee des ambulancieres on assiste la ventilation et j'encode l'urgence pour faire preparer les medicaments d'intubation et se preparer en consequence.
 
A l'urgence, le md n'est pas la puisqu'il venait juste d'etre appele pour un code aux soins intensifs. J'intube donc ma mere.
 
Le lendemain, elle arrache son tube et elle demande ses dentiers. Elle a faim. Elle est sorti deux jours plus tard et elle est venu manger des hot-dogs chez-moi.
 
Il est rare que dans notre pratique, nous pouvons plus que doubler l'esperance de vie d'une personne avec un geste aussi simple (intubation).
 
Je dois cependant vous dire que s'il s'agissait d'un arret cardiorespiratoire, je ne m'acharnerais pas du tout car je ne serais pas certain qu'apres la reanimation, si retour de pouls, elle pourrait encore apprecier les hot-dogs en compagnie des enfants.
 
Une petite opinion en passant.
 
Salutations.
 
Dave Ross
Chef du service de l'urgence CH Granby
-----Message d'origine-----
De : [EMAIL PROTECTED] [mailto:[EMAIL PROTECTED]]De la part de JEAN LEVASSEUR
Envoy� : 3 novembre, 2001 16:25
� : URG-L Mailing List
Objet : URG-L: Cas clinique

Petit cas clinique :

 

Jeune dame de 85 printemps, pr�sente depuis quelques jours de la � difficult� � respirer ï¿½, orthopn�e croissante et dyspn�e incapacitante.

 

Se pr�sente � 02 :00 � votre urgence.  Annonc�e par les TA .  Arrive dans votre salle de choc, respirant � peine, cyanos�e et en diaphor�se profuse.  Sa tension art�rielle est de 160/85, tachycarde � 110, ceci serait son deuxi�me �pisode d�OAP, elle a fait un infarctus dans le territoire ant�rieur � l�age de 78 ans.  Son ECG montre un infarctus inf�rieur

 

Une question vous vient � l�esprit, dois-je l�intuber ???  La r�ponse vous semble �vidente, mais la petite dame n�est plus tr�s jeune et vous vous demandez si cela ne serait pas un peu d�acharnement�  Votre service des archives est tr�s performant et vous mettez la main sur le dossier ant�rieur avant de � passer le tube ï¿½.  La patiente a d�j� �t� �valu�e en cardio et elle est connue avec une cardiomyopathie isch�mique et une fraction d��jection � 30%, elle a �t� admise l�an dernier en OAP et s�en �tait bien sortie avec l�aide d�un BiPAP.  Vous h�sitez encore, puis vous proc�dez � l�intubation.  Vous appelez ensuite un consultant pour la suite des traitements.  Vous sentez un peu de scepticisme dans les propos des consultants�

 

Cette petite intro est pour attirer votre attention sur une �tude de 79 patients �g�s de >75 ans se pr�sentant aux urgences en OAP n�cessitant une intubation endotrach�ale.(voir plus bas�)  Il est possible que certains de ces patients auraient pu s�en sortir avec un BiPAP seulement, mais le fait que 73% des patients, avec un profil semblable � celui d�crit ci-haut, soit sorti du CH doit nous porter � r�fl�chir� Si cette petite dame peut n��tre intub�e que 24 � 48 heures, si elle ne n�cessite pas de vasopresseurs (ou peu) ses chances de survie sont excellentes�

 

 

 

 

 

 

 

In-hospital and long-term prognosis of elderly patients requiring endotracheal intubation for life-threatening presentation of cardiogenic pulmonary edema

 

Fr�d�ric Adnet, MD, PhD; Philippe Le Toumelin, MD, MS; Anne Leberre, MD; John Minadeo, MD; Fr�d�ric Lapostolle, MD; Patrick Plaisance, MD; Michel Cupa, MD

From SAMU 93, H�pital Avicenne, Universit� Paris XIII (Drs. Adnet, Le Toumelin, Leberre, Lapostolle, and Cupa), Bobigny Cedex, France; Northwestern Medical Center (Dr. Minadeo), St. Albans, VT; SMUR Lariboisi�re, H�pital Lariboisi�re (Dr. Plaisance), Paris, France.

CRITICAL CARE MEDICINE 2001;29:891-895

 


Objective: We studied the in-hospital course, long-term prognosis, and functional status of elderly patients with life-threatening cardiogenic pulmonary edema requiring mechanical ventilation.

Design: Semiprospective evaluation.

Setting: Twelve intensive care units and one emergency prehospital medical department in university hospitals.

Patients: Patients, aged >75 yrs, with life-threatening cardiogenic pulmonary edema requiring invasive airway management during the prehospital phase between January 1994 and January 1999 were included.

Intervention: None.

Measurements and Main Results: A total of 79 patients were studied, of which 55 were included in the prospective phase and 24 during the retrospective phase. The age range was 75�99 yrs, with a mean age of 82.4 � 5.9. The male/female ratio was 35:44. The in-hospital mortality was 26.6%. The mean follow-up time for all 58 survivors was 23 months (range, 2�56 months). Among those discharged, survival at 1 yr was 69%. At 3 months after hospital discharge, 49 (87%) patients lived at home, 46 (82%) were able to bathe themselves, 35 (62%) could walk at least one block, and 34 (61%) could climb one flight of stairs.

Conclusions: Mortality after severe pulmonary edema requiring endotracheal intubation in a very elderly cohort has a predictably high mortality, although not related directly to the degree of presenting respiratory compromise. However, approximately 50% of the overall cohort returned to relatively good functional status, despite advanced age and a severely compromised presentation. Aggressive airway management appears, therefore, justified in this select group of patients.

 

Jean Levasseur

mailto:[EMAIL PROTECTED]

 

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