Il m’a fallu quelques heures de r�flexions et de recherches pour laisser m�rir cette id�e de non m�thode et � ce jour, je ne sais pas si ce vocable de m�thode est si inappropri� que �a.
Certes, il y a bien cette acceptation contemporaine qui en fait un synonyme d�savantageux de recette avec tout ce que cela peut v�hiculer d’artificiel et de m�canique.
Mais il y a aussi une autre acceptation, celle � laquelle Freinet faisait justement r�f�rence. Freinet savait la valeur premi�re de la technique et de l’outil mais il savait aussi la n�cessit� imp�rieuse de l’orientation nouvelle de ces techniques vers � le grand devenir social �, vers l’efficience, vers la science, vers l’Art. C’est en ce sens qu’il parle de m�thode d�s 1928 dans le num�ro de � l’imprimerie � l’Ecole � sous le titre : � Vers une m�thode d’Education nouvelle pour les �coles populaires. �
Freinet y explique tr�s clairement que ne peut �tre associ� � m�thode qu’une fine correspondance aux recherches en sciences humaines. Il la d�finit comme � un syst�me d’�ducation bas� sur des �l�ments s�rs, prouv�s scientifiquement et coordonn�s d’une fa�on absolument logique. � Or, expliquait-il � cette �poque, � la science p�dagogique en est encore � ses balbutiements et nulle m�thode aujourd’hui existante ne peut s’en r�clamer. � C’est un discours que l’on peut facilement reconduire, non pas parce que cette fameuse science p�dagogique n’a pas grandement �volu� mais plut�t parce qu’elle est devenue si plurielle, complexe et syst�mique, qu’il devient impossible d’�tablir un syst�me p�dagogique qui puisse �tre en coh�rences avec chacune d’elles. Pour exemple, la foule des th�ories et d�bats que la prise en compte de l’inconscient dans la classe suscite au sein des p�dagogues.
