Ci-dessous autre mess de Pascale un peu semblable.
Pour ma part, j'aimerais bien pouvoir mieux m'imaginer (visualiser) la vie...
des albums dans la classe de Pascal. Bon mais comme je ne suis qu'un pr�pos� �
l'archivage mes envies (mes d�sirs :))) n'ont �videmment eyt
malheureusement pas d'int�r�t pour la vie... d'une classe que j'aurais �
assumer dcemain matin !!!!!
Au fait, bonne ann�e aux louves et loups
!
Pascale Borsi
Je sentais �a couver depuis mon exp�rience malheureuse avec les
albums de Ribambelle et m�me peut-�tre avant: le sentiment insidieux qu'on �tait
en train de tuer la poule aux oeufs d'or, d'assassiner Mozart, bref de perp�trer
avec les meilleures intentions du monde le pire des crimes : tarir � la source
le d�sir d'apprendre � lire.
Qui a eu cette id�e folle un jour de diss�quer l'album?
J'ai travaill� plusieurs ann�es sur des d�fis lecture tr�s ludiques et me suis passionn�e pour ces activit�s qui, souvent sous forme de jeux de pistes ou de jeux de l'oie poussaient les enfants � d�couvrir des albums, � les manipuler, les �changer avec d'autres classes, inventer des questionnaires, des mots crois�s, des puzzles et toutes sortes de jeux de lecture � partir des histoires. Nous nous rencontrions en fin d'ann�e pour une journ�e tr�s conviviale avec pique-nique dans le champ voisin d'une de nos �coles rurales et �a, oui, �a motivait furieusement les enfants pour la lecture.
Depuis sont apparues tout un tas de m�thodes qui pr�tendent appuyer l'apprentissage de la lecture sur un travail syst�matique autour des albums et c'est parfois calamiteux. Le niveau de vocabulaire d'un conte int�ressant ou d'un album jeunesse sympa est g�n�ralement assez
ambitieux.
Lire quotidiennement de telles histoires enrichit forc�ment l'_expression_ orale mais de la � l'utiliser comme support d'�tude, il y a un pas qu'� mon avis on
n'aurait jamais du franchir. Ce qui �tait source de plaisir devient pour un grand nombre d'enfants un pensum aussi r�barbatif que le Bled et on obtient exactement l'effet inverse de celui qu'on souhaitait obtenir: Des gosses qui vont bouffer passivement de la vid�o ou de la t�l�.
Donc, depuis l'an dernier, dans la classe, l'album est prot�g�: il ne peut faire l'objet d'un travail scolaire qu'avec l'accord des enfants, on en raconte un par jour pour le plaisir, chacun est libre de "s'en manger" un d�s qu'il a une petite fringale, de le raconter ensuite � ses copains, de commenter, de critiquer mais fini les phrases � remettre dans l'ordre, les mots du texte � identifier dans des listes, les questions si on ne les invente pas soi-m�me.
Et je me demande si je ne vais pas appliquer la sauvegarde aux textes libres que, sous pr�texte "d'observation de la langue" j'avais commenc� � cuisiner � la m�me sauce.
Alors, j'attends vos avis, surtout ceux qui vont me contredire et donc me sortir de ce subjectif jugement.....mais avec arguments solides, hein!
Qui a eu cette id�e folle un jour de diss�quer l'album?
J'ai travaill� plusieurs ann�es sur des d�fis lecture tr�s ludiques et me suis passionn�e pour ces activit�s qui, souvent sous forme de jeux de pistes ou de jeux de l'oie poussaient les enfants � d�couvrir des albums, � les manipuler, les �changer avec d'autres classes, inventer des questionnaires, des mots crois�s, des puzzles et toutes sortes de jeux de lecture � partir des histoires. Nous nous rencontrions en fin d'ann�e pour une journ�e tr�s conviviale avec pique-nique dans le champ voisin d'une de nos �coles rurales et �a, oui, �a motivait furieusement les enfants pour la lecture.
Depuis sont apparues tout un tas de m�thodes qui pr�tendent appuyer l'apprentissage de la lecture sur un travail syst�matique autour des albums et c'est parfois calamiteux. Le niveau de vocabulaire d'un conte int�ressant ou d'un album jeunesse sympa est g�n�ralement assez
ambitieux.
Lire quotidiennement de telles histoires enrichit forc�ment l'_expression_ orale mais de la � l'utiliser comme support d'�tude, il y a un pas qu'� mon avis on
n'aurait jamais du franchir. Ce qui �tait source de plaisir devient pour un grand nombre d'enfants un pensum aussi r�barbatif que le Bled et on obtient exactement l'effet inverse de celui qu'on souhaitait obtenir: Des gosses qui vont bouffer passivement de la vid�o ou de la t�l�.
Donc, depuis l'an dernier, dans la classe, l'album est prot�g�: il ne peut faire l'objet d'un travail scolaire qu'avec l'accord des enfants, on en raconte un par jour pour le plaisir, chacun est libre de "s'en manger" un d�s qu'il a une petite fringale, de le raconter ensuite � ses copains, de commenter, de critiquer mais fini les phrases � remettre dans l'ordre, les mots du texte � identifier dans des listes, les questions si on ne les invente pas soi-m�me.
Et je me demande si je ne vais pas appliquer la sauvegarde aux textes libres que, sous pr�texte "d'observation de la langue" j'avais commenc� � cuisiner � la m�me sauce.
Alors, j'attends vos avis, surtout ceux qui vont me contredire et donc me sortir de ce subjectif jugement.....mais avec arguments solides, hein!
