L'apprentissage est plus ou moins efficace suivant l'intensit� de l'engagement et sa fr�quence.
J'entends par engagement l'attitude de l'enfant devant des activit�s. Peu importe que ces activit�s aient �t� impos�es ou librement choisies par l'enfant.
 
Mais voyons les 2 cas :
 
1�) Lorsqu'elles sont impos�es.
 
L'engagement sera plus ou moins intense en fonction de :
- l'int�r�t/motivation que l'enseignant aura r�ussi � faire na�tre aupr�s de l'enfant,
- du "degr� de difficult�" de l'activit� par rapport aux capacit�s de l'enfant. Si l'activit� est trop difficile pour l'enfant, il n'y aura aucun engagement de la part de l'enfant, aucun apprentissage voire m�me une perte de confiance de l'enfant conduisant petit � petit (si ph�nom�ne r�p�titif) � l'�chec scolaire (�chec de l'�cole).
On peut tr�s bien concevoir un enseignant qui parvienne � ma�triser parfaitement ces 2 param�tres pour tous les enfants de sa classe.
 
En revanche, en ce qui concerne la fr�quence de cet engagement face � des activit�s toujours impos�es, l'enseignant ne peut pas la ma�triser. Trop de facteurs psychologiques ou simplement humains vont faire que l'individu (enfant ou adulte) ne s'engagera pas pour chacune des activit�s et peut m�me arr�ter de s'engager tout simplement pour toute activit�. Sans doute une question d'identit� salutaire.
Que penser en effet d'un individu/enfant qui s'engagerait pleinement tout le temps sur des activit�s impos�es par quelqu'un ? � moins que l'enseignant soit l'idole de l'enfant comme les quelques adolescent(e)s en d�lire et envout�(e)s par un chanteur.
 
2�) Lorsqu'elles sont librement choisies par l'enfant.
 
Evidemment, des probl�mes cit�s ci-dessus disparaissent mais il en reste un de taille.
Pour que l'Apprentissage de l'enfant soit le plus efficient possible, la difficult� de la t�che choisie doit le plus souvent �tre dans la fameuse zone proximale de d�veloppement. Pour que l'enfant se risque � titiller cette zone, il faut qu'il soit en confiance et qu'il ne se sente jamais jug�. Bref, �tre �panoui. Pour cela, il faut du temps pour permettre � chacun d'entreprendre des activit�s qui ... le mettent en confiance. Est-ce que le temps est suffisant ? Je ne peux pas y r�pondre puisque je n'ai que 2 ans les enfants mais je n'en suis pas s�r. Il est sans doute n�cessaire �galement d'oeuvrer au niveau du psy...chisme ? de l'enfant.
Toujours est-il que la pratique du terrain montre que le temps n�cessaire aux apprentissages qui suit un temps, au contraire plut�t long de prise de confiance, est tr�s court !
 
Sans oublier �videmment que, outre cet engagement sur lequel le P�dagogue doit se sentir concern� (la P�dagogie se trouve sans doute l� d'ailleurs), l'efficience de l'apprentissage sera fonction de la nature des activit�s au niveau de l'enfant (leur int�r�t) et au niveau de l'enseignant (la partie didactique).
 
 
Philippe Ruelen

C.R.E.P.S.C. (Centres de Recherches des Petites Structures et de la Communication)
Vers une �cole du 3�me type
 
Bibliographie :
"Du taylorisme scolaire � un syst�me �ducatif vivant"
 
"Vers une �cole du 3�me type"
 

 
 
 
 

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