>SC : ainsi que le travail correspondant à leurs avancées
>spécifiquement scolaires, en occurence les entraînements à
>effectuer et les ceintures à passer.
>
>PR : Et au sujet des projets que l'enfant entame de lui-même
>sans qu'il soit confié par le groupe ? Penses-tu également
>qu'on doit les aider à les mener à terme (un exposé par
>exemple) ?
>
>SC : je le pense aussi même si dans les faits, ce n'est pas
>une question que je gère. Lorsqu'un enfant souhaite abandonner
>un projet inscrit dans son plan de travail, il en fait la
>demande à la réunion.

PR : on ne met pas la même chose derrière le mot projet. Il semblerait que tu 
distingues 2 parties à savoir le "spécifiquement scolaire" et le "non 
spécifiquement scolaire".
Pour ma part, est projet ce qu'un enfant entreprend par lui-même, que ce soit 
la fabrication d'un livre, l'envoi d'un message, une peinture, la volonté de 
réussir un brevet, un exposé, un exercice de numération, un problème ...
Scolaire ou non scolaire, je ne m'en préoccupe plus d'autant plus que je me 
suis aperçu que la limite est floue voire même n'existe pas. Pourquoi l'envoi 
d'un message ne serait pas spécifiquement scolaire  ? Et puis, quel est le sens 
de "spécifiquement scolaire" par rapport au développement de l'enfant ou du 
moins à ses progrès (y compris scolaires) ?
Pour chaque projet, une liste d'activités peut être définie pour mener à terme 
ce projet. En cours de réalisation de ce projet, d'autres activités associées 
au projet peuvent voir le jour y compris certaines que je déclenche du type "tu 
vois, tu confonds dans ton texte a et à, tu peux t'entraîner sur un exercice à 
trous au velleda".

Du coup, évidemment, ne mettant pas la même chose derrière le mot projet, on 
n'a pas le même souci lorsqu'ils ne semblent plus intéressés par un projet.

Mais, du coup, comment fais-tu pour que les enfants font ce que tu appelles le 
travail spécifiquement scolaire ? La simple acquisition de nouvelles ceintures 
est-elle un intérêt suffisant pour TOUS les enfants ???


>SC : Il doit y en avoir certainement de ces activités qui
>dépendent de l'intérêt du moment mais une règle implicite est
>en cours : est prioritaire ce qui se trouve sur les plans de
>travail.

nous aussi.

>En d'autres termes, on ne peut pas participer à tel
>ou tel atelier sans avoir terminé le travail à effectuer sur
>les plans de travail.

Pas chez nous ;-)
On peut aider un copain, voir ce qu'il est en train de faire, voire même faire 
une nouvelle activité car elle présente alors un très fort intérêt.
Je pense que tout ça est très profitable et qu'on n'a pas intérêt à les 
freiner. Le tout, est qu'ils n'en abusent pas et que leurs projets précédents 
restent dans leur tête.


>
>J'ai aussi lu ton idée de répartition de la parole à partir du
>dernier à l'avoir eu. Je n'ai jamais testé ce type de
>dispositif qui me semble intéressant parce qu'il propose une
>alternative équitable à la fonction de présidence. Je me
>demande tout de même comment le groupe va être en mesure de
>s'auto-organiser pour ne pas tomber dans ce qu'on nomme
>des "tas de sable", c'est à dire des sujets qui gagneraient à
>être traités en dehors des réunions ou conseils.


PR : Ca peut être sympa les tas de sable, car, une fois qu'on les a, on peut 
construire des chateaux de sable ;-)
Mais, bien sûr, si on ne fait que des tas de sable, aucun château ne sera 
construit.
Mais, entre nous, as-tu déjà vu des enfants ne faire que des tas de sable ?
Pour l'instant, peut-être parce qu'ils ont vécu un ordonnancement des points du 
jour (qu'ils continuent de connaître au Grand Conseil de l'école), ils ont 
tendance
à suivre au contraire un seul sujet. On n'a donc pas ce problème, et ce 
fonctionnement permet à certains de placer de nouvelles informations et de ne 
plus donc être frustrés.

Philippe Ruelen



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