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Srebrenica: le rapport dont on ne parle pas
22/04/2002
source : Balkans-Infos (The Gardian)
URL : http://www.lai-aib.org/lai/article_lai.phtml?section=A1ABBBACACAC&object_id=15716

Balkans  Analyses et dossiers  Atrocit�s  Srebrenica
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Srebrenica: le rapport dont on ne parle pas
L'enqu�te officielle hollandaise sur le massacre de Srebrenica en 1995 contient un des rapports les plus sensationnels jamais publi�s sur les services de renseignements occidentaux. Les officiels ont �t� p�trifi�s par les �l�ments r�v�l�s et le gouvernement hollandais a d�missionn�. Un de ses nombreux volumes est consacr� aux activit�s clandestines durant la guerre de Bosnie au d�but des ann�es 1990. Pendant cinq ans, le professeur Cees Wiebes de l'universit� d'Amsterdam a eu un acc�s illimit� aux dossiers des services de renseignement hollandais et a parcouru les couloirs des �tats-majors des capitales europ�ennes, ainsi que de Bosnie, posant des questions.

Ses d�couvertes ont �t� consign�es dans Les services secrets et la guerre de Bosnie : 1992-1995. Ce rapport contient des documents remarquables sur des op�rations secr�tes, interceptions de messages, agents humains et doubles jeux de plusieurs dizaines de services dans une des plus sales guerres du nouveau d�sordre mondial. Maintenant nous avons l'histoire compl�te de l'alliance entre le Pentagone et les groupes islamistes radicaux du Moyen-Orient dans le but de venir en aide aux Bosniaques musulmans - pour certains les m�mes groupes que le Pentagone combat en ce moment dans la "guerre contre le terrorisme". Les op�rations du Pentagone ont engendr� leur propre "choc en retour".

Dans les ann�es 1980, les services secrets de Washington ont assist� Saddam Hussein dans sa guerre contre l'Iran. Puis, en 1990, les Etats-Unis lui ont fait la guerre dans le Golfe. A la fois en Afghanistan et dans le Golfe, le Pentagone �tait d�biteur des groupes islamistes et de leurs sponsors moyen-orientaux. En 1993, ces groupes, principalement soutenus par l'Iran et l'Arabie Saoudite, voulaient ardemment venir en aide aux Bosniaques musulmans combattant en Ex-Yougoslavie et ont rappel� ses dettes � l'Am�rique.

Bill Clinton et le Pentagone tenaient � rester cr�dibles et s'en sont acquitt�s en montant une op�ration de style Iran-contra, en flagrante violation de l'embargo sur les armes d�cr�t� par le Conseil de s�curit� � rencontre de tous les combattants en ex-Yougoslavie.

Le r�sultat fut une vaste fili�re de contrebande d'armes transitant par la Croatie, �tablie par les services secrets des Etats-Unis, de la Turquie et de l'Iran, ainsi que par un r�seau de groupes islamistes radicaux, dont les moudjahidin afghans et le Hezbollah pro-iranien. Wiebes r�v�le que d�s le d�but de la guerre, les services de renseignement britanniques ont obtenu des documents prouvant que l'Iran proc�dait � des livraisons directes.

Les armes achet�es par l'Iran et la Turquie avec le soutien financier de l'Arabie Saoudite �taient
achemin�es de nuit � partir du Proche-Orient. Au d�but �taient utilis�s les avions d'Iran-Air, mais le volume augmentant, on y a ajout� une myst�rieuse flotte d'avions C-130 Hercules noirs. Le rapport souligne que les USA �taient "fortement impliqu�s" dans ce pont a�rien.

Les armes l�g�res sont la monnaie courante de services secrets cherchant � influencer ce genre de conflits. Le volume d'armes arrivant par avion en Croatie a �t� �norme, en partie � cause de l'important "pr�l�vement de transit" des Croates qui �cr�maient entre 20 et 50 % des livraisons. Le rapport souligne que tout ce commerce �tait �videmment ill�gal. Les Croates eux-m�mes ont obtenu des quantit�s massives d'armes d'Allemagne, de Belgique et d'Argentine - toujours en violation de l'embargo de l'ONU. Les services secrets allemands �taient parfaitement au courant de ce trafic.

Plus que la ClA, c'est le Pentagone dont le service secret �tait la force cach�e derri�re ces op�rations. La force de protection de l'ONU, UNPRO-FOR, d�pendait pour le renseignement des nations lui ayant fourni des troupes, mais surtout des capacit�s sophistiqu�es am�ricaines de contr�le de l'embargo sur les armes. Ce qui permettait au Pentagone de manipuler l'embargo � sa guise, c'est-�-dire de s'assurer que les avions AWAC am�ricains couvraient bien les secteurs essentiels et pouvaient ignorer les fr�quentes all�es et venues nocturnes � Tuzla.

Les armes arriv�es par avion durant le printemps 1995 ont fait leur apparition, � peine quinze jours plus tard, dans l'enclave assi�g�e et "d�militaris�e" de Srebrenica. Quand on s'est aper�u de ces livraisons, les Am�ricains ont fait pression sur l'UNPROFOR pour que les rapports soient r�crits, et quand des responsables norv�giens ont protest� contre les vols clandestins, ils ont �t� r�duits au silence par des menaces.

(...) Des camps iraniens et afghans d'entra�nement militaire ont aussi �t� rep�r�s en Bosnie. Plus tard une clause de retrait de toutes les forces �trang�res a �t� incluse dans les accords de Dayton de novembre 1995. C'�tait un effort d�lib�r� de supprimer les camps dirig�s par des Iraniens en Bosnie. Les principaux adversaires de la CIA en Bosnie �taient d�sormais les combattants moudjahidin et leurs entra�neurs iraniens -
que le Pentagone soutenait et �quipait quelques mois plus t�t.

Pendant ce temps, les services secrets d'Ukraine, de Gr�ce et d'Isra�l s'affairaient � armer les Serbes de Bosnie. Les repr�sentants du Mossad �taient particuli�rement actifs et ont conclu un accord avec les Bosno-serbes de Pale pour des fournitures substantielles de munitions d'artillerie et d'obus de mortier. En retour, ils ont obtenu un sauf-conduit pour la population juive de la ville assi�g�e de Sarajevo. Ult�rieurement, la population restante a d�couvert avec perplexit� que certains obus de mortier non exploses ayant atterri � Sarajevo portaient des marques d'origine h�breues.

Les le�ons de ce rapport sur Srebrenica sont claires. Ceux qui disposaient des moyens de renseignement, y compris les Am�ricains et leurs ennemis les Serbes de Bosnie, ont pu atteindre leurs objectifs. A l'inverse, les Nations Unies et le gouvernement n�erlandais �taient priv�s des "moyens et capacit�s d'acc�der aux sources de renseignement" relatives aux d�ploiements de forces � Srebrenica, ce qui explique leurs maladresses lorsqu'ils ont �t� confront�s aux �v�nements terribles qui s'y sont produits.

Richard J. Aldrich.
The Guardian, 22 avril 2002.
Traduit dans Balkans-Infos, octobre 2002


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Srebrenica: le rapport dont on ne parle pas
L'enqu�te officielle hollandaise sur le massacre de Srebrenica en 1995 contient un des 
rapports les plus sensationnels jamais publi�s sur les services de renseignements 
occidentaux. Les officiels ont �t� p�trifi�s par les �l�ments r�v�l�s et le 
gouvernement hollandais a d�missionn�. Un de ses nombreux volumes est consacr� aux 
activit�s clandestines durant la guerre de Bosnie au d�but des ann�es 1990. Pendant 
cinq ans, le professeur Cees Wiebes de l'universit� d'Amsterdam a eu un acc�s illimit� 
aux dossiers des services de renseignement hollandais et a parcouru les couloirs des 
�tats-majors des capitales europ�ennes, ainsi que de Bosnie, posant des questions.

Ses d�couvertes ont �t� consign�es dans Les services secrets et la guerre de Bosnie : 
1992-1995. Ce rapport contient des documents remarquables sur des op�rations secr�tes, 
interceptions de messages, agents humains et doubles jeux de plusieurs dizaines de 
services dans une des plus sales guerres du nouveau d�sordre mondial. Maintenant nous 
avons l'histoire compl�te de l'alliance entre le Pentagone et les groupes islamistes 
radicaux du Moyen-Orient dans le but de venir en aide aux Bosniaques musulmans - pour 
certains les m�mes groupes que le Pentagone combat en ce moment dans la "guerre contre 
le terrorisme". Les op�rations du Pentagone ont engendr� leur propre "choc en retour".

Dans les ann�es 1980, les services secrets de Washington ont assist� Saddam Hussein 
dans sa guerre contre l'Iran. Puis, en 1990, les Etats-Unis lui ont fait la guerre 
dans le Golfe. A la fois en Afghanistan et dans le Golfe, le Pentagone �tait d�biteur 
des groupes islamistes et de leurs sponsors moyen-orientaux. En 1993, ces groupes, 
principalement soutenus par l'Iran et l'Arabie Saoudite, voulaient ardemment venir en 
aide aux Bosniaques musulmans combattant en Ex-Yougoslavie et ont rappel� ses dettes � 
l'Am�rique.

Bill Clinton et le Pentagone tenaient � rester cr�dibles et s'en sont acquitt�s en 
montant une op�ration de style Iran-contra, en flagrante violation de l'embargo sur 
les armes d�cr�t� par le Conseil de s�curit� � rencontre de tous les combattants en 
ex-Yougoslavie.

Le r�sultat fut une vaste fili�re de contrebande d'armes transitant par la Croatie, 
�tablie par les services secrets des Etats-Unis, de la Turquie et de l'Iran, ainsi que 
par un r�seau de groupes islamistes radicaux, dont les moudjahidin afghans et le 
Hezbollah pro-iranien. Wiebes r�v�le que d�s le d�but de la guerre, les services de 
renseignement britanniques ont obtenu des documents prouvant que l'Iran proc�dait � 
des livraisons directes.

Les armes achet�es par l'Iran et la Turquie avec le soutien financier de l'Arabie 
Saoudite �taient
achemin�es de nuit � partir du Proche-Orient. Au d�but �taient utilis�s les avions 
d'Iran-Air, mais le volume augmentant, on y a ajout� une myst�rieuse flotte d'avions 
C-130 Hercules noirs. Le rapport souligne que les USA �taient "fortement impliqu�s" 
dans ce pont a�rien.

Les armes l�g�res sont la monnaie courante de services secrets cherchant � influencer 
ce genre de conflits. Le volume d'armes arrivant par avion en Croatie a �t� �norme, en 
partie � cause de l'important "pr�l�vement de transit" des Croates qui �cr�maient 
entre 20 et 50 % des livraisons. Le rapport souligne que tout ce commerce �tait 
�videmment ill�gal. Les Croates eux-m�mes ont obtenu des quantit�s massives d'armes 
d'Allemagne, de Belgique et d'Argentine - toujours en violation de l'embargo de l'ONU. 
Les services secrets allemands �taient parfaitement au courant de ce trafic.

Plus que la ClA, c'est le Pentagone dont le service secret �tait la force cach�e 
derri�re ces op�rations. La force de protection de l'ONU, UNPRO-FOR, d�pendait pour le 
renseignement des nations lui ayant fourni des troupes, mais surtout des capacit�s 
sophistiqu�es am�ricaines de contr�le de l'embargo sur les armes. Ce qui permettait au 
Pentagone de manipuler l'embargo � sa guise, c'est-�-dire de s'assurer que les avions 
AWAC am�ricains couvraient bien les secteurs essentiels et pouvaient ignorer les 
fr�quentes all�es et venues nocturnes � Tuzla.

Les armes arriv�es par avion durant le printemps 1995 ont fait leur apparition, � 
peine quinze jours plus tard, dans l'enclave assi�g�e et "d�militaris�e" de 
Srebrenica. Quand on s'est aper�u de ces livraisons, les Am�ricains ont fait pression 
sur l'UNPROFOR pour que les rapports soient r�crits, et quand des responsables 
norv�giens ont protest� contre les vols clandestins, ils ont �t� r�duits au silence 
par des menaces. 

(...) Des camps iraniens et afghans d'entra�nement militaire ont aussi �t� rep�r�s en 
Bosnie. Plus tard une clause de retrait de toutes les forces �trang�res a �t� incluse 
dans les accords de Dayton de novembre 1995. C'�tait un effort d�lib�r� de supprimer 
les camps dirig�s par des Iraniens en Bosnie. Les principaux adversaires de la CIA en 
Bosnie �taient d�sormais les combattants moudjahidin et leurs entra�neurs iraniens -
que le Pentagone soutenait et �quipait quelques mois plus t�t.

Pendant ce temps, les services secrets d'Ukraine, de Gr�ce et d'Isra�l s'affairaient � 
armer les Serbes de Bosnie. Les repr�sentants du Mossad �taient particuli�rement 
actifs et ont conclu un accord avec les Bosno-serbes de Pale pour des fournitures 
substantielles de munitions d'artillerie et d'obus de mortier. En retour, ils ont 
obtenu un sauf-conduit pour la population juive de la ville assi�g�e de Sarajevo. 
Ult�rieurement, la population restante a d�couvert avec perplexit� que certains obus 
de mortier non exploses ayant atterri � Sarajevo portaient des marques d'origine 
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Les le�ons de ce rapport sur Srebrenica sont claires. Ceux qui disposaient des moyens 
de renseignement, y compris les Am�ricains et leurs ennemis les Serbes de Bosnie, ont 
pu atteindre leurs objectifs. A l'inverse, les Nations Unies et le gouvernement 
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renseignement" relatives aux d�ploiements de forces � Srebrenica, ce qui explique 
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The Guardian, 22 avril 2002.
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