> Le 27 nov. 2014 à 16:39, JFC Morfin <[email protected]> a écrit :
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> At 09:04 27/11/2014, Kavé Salamatian wrote:
>> Bonjour
>> quand on a mal aux dents ou ne va pas voir un plombier. Quand il ya un
>> problème politique on cherche pas une solution technique. La surveillance
>> est intrinsèque aux réseaux.
>
C’est bien là où réside la confusion liée à la dématérialisation. Cette
dernière ne permet plus, semble-t-il, de dissocier contenu et contenant.
La surveillance du contenu est anticonstitutionnelle. Le secret de la
correspondance privée est un des fondements de la démocratie.
Concernant le contenant, il est normal que l’on s’assure du bon fonctionnement
du service.
Conclusion : La dématérialisation des données est, par nature, paradoxale en
termes d’organisation démocratique. Elle va certainement obliger à formaliser
ce que l’on cherche à protéger (au moins, la liberté de pensée et donc
d’expression) mais aussi ce que cette dématérialisation crée de fait comme
nouvelles formes d’atteinte non plus à la liberté d’expression, mais à la
propriété intellectuelle et, au-delà, à la responsabilité mais aussi
individuelle et juridique. Ceci amènera inéluctablement à prendre en compte la
diffusion des contenus et des idées. Et par diffusion, il faut entendre leur
audience potentielle et réelle. Partant, il faudra parvenir à moduler les
effets produits en fonction d’au moins les critères énoncés ici et ce, sans
compter issus de la pratique.
En tout état de cause, les cris d’orfraies des responsables des services
secrets américains montre à quels points il ignore la constitution de ce son
pays à laquelle il doit se conformer. Pour les services britanniques, royauté
oblige, l’affaire est plus compliquée…
En attendant que ces questions soient résolues - si elles le sont jamais -, je
vous souhaite une très bonne soirée. Ce sera toujours ça de pris :-)
Patrick Yeu
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