At 21:48 19/04/2015, [email protected] wrote:
Et ben je rejoins Charlie, je ne comprends pas cette de la clarification de
l'abus de langage et de la réfléxion commune.
C'est la base de la singularité technologique :
faire rentrer l'informatique (la technique au
service de la logique) dans le penser humain et la vie quotidienne.
- le numérique est ce qui est continu.
- le digital est comme l'entre-doigt : c'est qui est entier et donc discontinu.
Une métaphore en est simple : TCP/IP : la
continuité du discours envoyé est morcelée en
datagrammes et traitée (au sein du réseau de bout
en bout) avant d'être reconsolidée (parfois
différement - exemple les noms de domaines
accentués). Le reste (cf. RFC 1958) est traité à
la frange : par exemple les boites noires de notre loi.
Le rôle de notre cerveau est de nous faire
percevoir comme continu ce que nos sens
perçoivent sous forme de discontinuités. Ton
écran est digital, l'mage que tu y vois est
numérique. Le travail du logiciel est d'aider à
cette impression par l'impression de mouvement.
Tes mouvements sont numériques : tu peux les
étalonner, mais tes atomes sont quantiques, ils
font des sauts digitaux. Une courbe est
numérique, on peut la dériver. Ses coordonnées sont digitales.
Cyber signifie que nous sommes là dans contexte
cybernétique. C'est à dire que la réaction du
digital à l'action numérique sera toujours la
même. Quand tu interoges Google quelque soit
l'écran, ou le point d'accès numérique, le
système digital de Google te donnera la même réponse.
Si tu interrogeais une personne à la place elle
pourrait avoir de multiples raisons logiques de
ne pas te répondre toujours la même chose.
Cela pourra aller plus loin : si la personne que
tu interroges est sous influence d'une tierce
personne, nous ne sommes plus dans un
environnement de dialogue logique (c'est à dire
au tiers exclus), mais agorique (c'est à dire du
tiers non-exclus, comme au sein d'une population
sur une agora). Ceci devient "complexe". C'est la réalité.
C'est le domaine de l'algorithme anti-terroriste
que la loi nous donne (utiliser les interceptions
par boites noires [OPES]), dont nous pouvons nous
douter du coût, et dont nous sommes dans
l'incapaciété d'évaluer les chances de réussite
(1) dans le monde actuel des écoutes sur décision
de justice sans méfiance des terroristes et (2)
dans le contexte de la loi où les terroristes
vont employer des contre-mesures et des leurres.
Une contre-mesure simple était utilisée par
Ben-Ladden avec un signal digital simple
(gauche/droite). Suivant la position de
certains objets derrière lui, il disait oui ou
non à la demande correspondant à l'object. Ceci
s'appelle de la stéganographie : cacher du codé
dans un message apparement clair. La
stéganographie est en contradiction directe avec
la loi : il est impossible de savoir si quelqu'un
à qui on en a demandé les clés de chiffrement les a toutes données.
Nous avons une loi mal ficelée, préparée sans
considération architectonique, qui vise à un
effet d'annonce. Ce peut être dissuasif se cela
paraît sérieux. Ce que Hollande a fait est assez
malin : tenter de lui redonner de la crédibilité.
Toutefois, il se heurte à quelque chose de bien
trop important pour être résolu en quelques mois, années, décennies, siècles.
jfc
_______________________________________________
comptoir mailing list
[email protected]
http://cafedu.com/mailman/listinfo/comptoir_cafedu.com