Merci du lien chemla.
Le problème n'est pas simple. Il est en fait au
confluent de plusieurs notions que nous n'avons
pas l'habitude de manipuler à ce degré de
précision. Nous devons donc faire "avec" ce qui
se pratique et ce qui appartient au paradigme
nouveau. En tenant compte des abus et des pluralités de langage.
Tu as parfaitement raison digital s'oppose à
analogue. Le digital est catalogue (il casse le
discours en morceaux discontinus exterieurement
(atagrammes) mais continus intérieurement, qui
vont à leur tour pouvoir être cassés en paquetes,
etc.) En fait c'est imprédicatif (ex. "le réseau des réseaux" de Pouzin),
- où Louis insistait sur le "des" qui implique
une continuation - sous des règles fractales,
c'est à dire indépendantes de l'échelle - comme
l'univers est un chaos déterministe fractal)
- et où Vint insiste sur le "le" qui implique une
unité, (ex. ICANN, Google) qui peut êrte
dupliquée (comme un multivers) sous différentes
technologies (ce qui nous a été refusé par le
"NSA compatible" en 1985, mais est en train de se
rouvrir - ce qui fait que la "neutralité" du net
ne fait pas sens. Ce qu'ils veulent dire c'est le
refus de la discrimination positive.
Le nombre est toujours discret car il correspond
à un microétat donné, c'est pouquoi il est
confusant, si on a pas une lecture quantique des
choses, avec le temps comme succession continue,
discontinue et relative de microétats (à
probabilité près). Dans Euclide chaque point est
unique (discret), mais tu en as une infinité
entre chaque point. Pas en digital ou tu compte
sur tes doigts, les crans des roues dentées, les
période d'horloge du CPU. C'est pourquoi il faut
une sémantique réellement nouvelle qui doit résoudre au moins deux choses :
- le problème de localité - quand la loi dit
qu'elle veut mettre des boîtes noires, Valls veut
que les Blogs pakistanais aient un bureau à Paris ....
- la gravité quantique. Qu'est ce qui demeure
dans le discontinu (attention que le premier discontinu est le temporel).
Mon idée est que la métaphore du réseau de
communication peut nous aider. Et que tout se
tenant, le débat constitutionnel sur le sujet
peut apporter des choses fondées sur le droit, la
sociologie, etc. qui pourront aider.
Maintenant tes questions sur l'informatique
méritent une bière pour rafraichir un
remue-méninge car dans l'informatique ce que l'on
traite n'est ni digital ni numérique mais
informatique (évolution du microétat) - le lien
qui est en dessous, l'intelligence, ce que
j'apelle les syllodonnées, les données entre les
données liées dont on va parcourir les
contraintes fonctionnelles dans le temps (selon
le tic-tac des nombres, forcé par les digits de
la programmation, de la machine, et de
l'univers). On va avoir une phénomènologie comparable en bio.
Par example qui a songé au fait que la loi était
raciste ? Elle se fonde sur des données
concernant l'origine et les cultures des gens
surveillés même si ces origines et cultures sont
très récentes (par exemple s'il viennent de Syrie
et s'ils sont compétents en explosifs). C'est
toute la sémantique du droit qui est à réécrire.
C'est tout cela qui a trait à la gouvernance
algorithmique contre laquelle se bat Antoinette
Rouvroy. Une URL au hasard pour te l'introduire au cas où :
http://www.liberation.fr/evenements-libe/2014/04/10/quand-les-algorithmes-decident-a-notre-place_994175
jfc
PS. Si tu veux brainstormer, quelques idées sous http://lerda.org
At 23:53 19/04/2015, [email protected] wrote:
Dans le désordre.
1/ Numérique/Euclide/Discret ou pas ?
Si l'on s'en tient à ta définition qui est celle des mathématiciens :
"Le numérique câest Euclide : entre deux
points il y a une infinité de points.",
on entre en contradiction avec celle qui était
communément admise en informatique
et reprise ici par Larousse :
"1. Se dit de la représentation d'informations ou de grandeurs physiques
au moyen de caractères, tels que des chiffres, ou au moyen de signaux
à valeurs discrètes.
2. Se dit des systèmes, dispositifs ou procédés employant ce mode de
représentation discrète, par opposition à analogique."
http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/num%C3%A9rique/55253
La notion de "valeurs discrètes"-"représentation discrète" est ici
très importante.
Entre l'infini et le dénombrable, il faut faire un choix sémantique :
a) Soit l'adjectif numérique renvoie à l'infini, auquel cas on ne
doit pas l'employer dans un sens informatique pour désigner des
valeurs discrètes et utiliser digital ;
b) Soit l'on accepte la définition de Larousse acceptable
qu'en tant qu'adjectif, mais du point de vue du Libre, inacceptable
en tant que substantif en ce que l'on crée un amalgame entre
ce qui relève des forces de la nature et donc revêt un caractère
technique avec des fichiers qui n'obéissent pas aux même règles,
par ex. de rareté.
J'ai trouvé ton texte par ailleurs des plus intéressants en ce
qu'il ouvre des problématiques fondamentales.
J'ai commencé à y répondre sans finir, puis j'ai tout effacé,
pour m'arrêter a ce seul point.
Librement,
Charlie
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