Le Lundi 20 Décembre 2004 21:14, christophe a écrit : > Salut à tous.... > Perso, j'ai rien contre les autres citoyens européens. Au contraire, ça me > plait de voir une entité supra-nationale qui va inévitablement unir des > lithuaniens aux portugais et des irlandais aux grecs (bientôt les turcs!!!, > j'ai rien contre eux) dans un même groupe et qui va se forger bientôt un > esprit de peuple européen. Ce vaste peuple européen en devenir est une > entité nouvelle. C'est une nouvelle chance qu'il faut saisir pour > construire quelque chose de mieux. Faut pas se leurrer, c'est déjà en > cours. > Au risque de me faire de nombreux enemis, je dirais qu'il est inutile et > même impossible de rentrer là-dedans à reculons. De toute façon on est > déjà > dedans. Faut faire avec, et faut faire bien. Il faut s'unir avec les autres > citoyens pour combattre les forces qui louent des centaines de lobbyistes à > Bruxelles pour nous priver de nos libertés et décider à notre place. De > toute façon, si ce n'est pas à Bruxelles qu'on les combat, c'est à Paris > (la salle des colonnes de l'assemblée) ou à Rome, Varsovie, Dublin, Madrid, > Copenhague, etc... > Pas la peine de mettre nos problèmes sur le dos de l'Europe, c'est pas > l'Europe qui est mauvaise, c'est ce que certains veulent en faire. Ne nous > trompons pas de débats. On s'est déjà trompé avec l'Euro : tout le monde a > accusé l'Euro d'entrainé des hausses de prix, alors que ce sont les > commerçants qui en ont profité. On s'est trompé en accusant l'Europe alors > que ce ne sont que des profiteurs qui ont détourné cette unité européenne > à > leur profit. > Ne nous trompons pas de débat. L'Europe est bonne à prendre de toute façon, > ce qui compte, c'est ce que l'on en fait. Alors il faut la faire bien. En > ce qui concerne les brevets logiciels, si Paris (idem pour Londres, Berlin > ou Amsterdam ou etc...) avait du faire face seule à M$ et compagnie, elle > aurait n'aurait pas pu faire mieux. Je pense même qu'elle aurait fait pire. > Alors, vous allez me dire : "Oui mais il vont faire passer le brevet > européen en force...!" Je réponds : > 1- Avec notre gouvernement actuel seul face à M$ et compagnie, la situation > aurait été pire. > 2- De toute façon, gnu/linux et les logiciels libres sont dès le départ une > forme de résistance. > Conclusion : > Prenons le maquis dés maintenant. De toute façon, nous n'avons pas le > choix, Europe ou pas (inutile d'accuser l'Europe, c'est de la facilité), on > est condamné à marcher en dehors des sentiers battus. > Le contexte mondial, je devrais dire "mondialiste", nous force à nous > allier internationalement si nous voulons faire face à ce qui s'unit dans > le monde entier à la poursuite déraisonnée du blé, du pèse et de la > thune. > Comment faire ? > Mais c'est déjà fait !!! GNU/linux et les logiciels libres sont déjà cette > alternative transfrontalière qui résiste à la pensée unique dirigée vers > l'avidité financière sans but humain. L'architecture est déjà en place. Le > réseau existe déjà. Il n'y a qu'à continuer à l'utiliser. Quoiqu'il en > soit, il se nourrira des échecs du modèle unique qui veut restreindre notre > liberté. Peut-être même que si ce "réseau" devient illégal, à cause de > cette mafia des brevets, il se renforcera. > De toute façon, on est déjà des résistants en marge. N'avez-vous pas > remarqué le regard de ceux à qui l'on dit qu'on utilise des logiciels > libres ? Un regard qui vous prend immédiatement pour un communiste (même > si on hait le communisme comme moi), pour un babacool (même si on hait les > babacools comme moi), pour un utopiste (même si on hait les utopistes comme > moi).... De toute façon, c'est déjà commencé, ça fait belle lurette qu'on > est dans le maquis hors des sentiers battus et c'est pas près de se > terminer... Faut assumer... > Et puis, pourquoi s'emmerder avec des brevets ? Vous demandez la permission > à Thomson à chaque vous piratez un mp3 vous ??? > On s'en fout de leurs brevets, autant qu'ils s'en foutent de notre liberté. > Chacun ses valeurs... > Bref, l'Europe n'est pas le mal. Le mal, c'est l'avidité d'un petit nombre > d'entreprise qui prétendent vouloir notre bien en influençant Bruxelles. > L'Europe n'est pas le bien. Le bien, c'est rester serein et accueillant > envers quiconque d'Europe (ou d'ailleurs) qui veut se joindre à la cause > juste qui est la notre.
Je suis d'accord à 100% avec ce discours ! Je n'aurais moi-même pas mieux réussi à exprimer mes opinions. Maintenant, il est nécessaire de se poser les bonnes questions, et d'agir au mieux de nos intérêts. Mais que faire ?! Julien

