Bonsoir Sophie (23h ici),

Sur Mac, les polices des langues inclues dans le système sont présentes par défaut. OSX est une "distribution" multilingue qui propose une petite vingtaine langues d'interface, avec les systèmes d'entrées correspondants les encodages etc. En gros il n'y a pas une version "japonaise" une version "française" etc.

Ok, cela ne veut pas dire pour autant que OOo sait qu'elles sont présentes.

OSX a des fontes dans 3 emplacements à priori (notations unix):

polices système:
        /System/Library/Fonts
polices supplémentaires accessibles à tous les utilisateurs:
        /Library/Fonts
polices utilisateur:
        ~/Library/Fonts

Les polices dont je parle (Osaka et Hiragino) sont toutes deux des polices système. Les polices DTP sont des fontes supplémentaires.

Elles apparaissent ou pas dans la liste des polices OOo ? Hiragino est-ce différent de Hiragana (juste pour ma culture perso ;) ? Est- ce que tu ne peux utiliser la table de remplacement pour fixer la bonne police ?

Les polices Hiragino (6) et peut–être d'autres n'apparaissent pas dans le menu polices accessible à partir de la fenêtre du document, et n'apparaissent pas non plus dans les paramètres accessibles à partir de Format>Characters.

Hiragino est une police qui couvre la plupart des caractères japonais et donc pas exclusivement les 50 et quelques hiragana (je dis et quelques pour ajouter les variations). Je n'ai pas trouvé de références précises sur le web, mais la police doit contenir _au moins_ 3000 caractères.

En consultant la table de remplacement j'ai aussi remarqué la chose suivante:

les polices décrites en caractères sino-japonais présentes dans / Système/Library/Fonts et dans /Library/Fonts ne sont pas accessibles dans OOo (Osaka est décrite en alphabet et est présente) et les polices présentes dans ~/Library/Fonts sont toutes présentes même celles décrites en caractères sino-japonais...

Mais ce n'est pas concluant parce que les fontes DFP sont présentes dans OOo avec leur nom anglais, alors qu'elles sont décrites en japonais dans TextEdit lancé en japonais... hummm...

Je comprends que pour un problème de localisation ça puisse être génant, mais le nom ne doit pas interférer sur l'utilisation ?

Non, mais un japonais va plus souvent utiliser des polices japonaises avec une description japonaise donc si cette description existe (et elle existe puisque OSX l'utilise) OOo pourrait utiliser la description qui correspond à la variable d'environnement, mais pour le moment c'est un détail.

Bon, on va voir avec les collègues de ma zone horaire...

oui, imho ils auront surement plus d'expérience que nous, mais la réponse m'intéresse pour faire une entrée FAQ pour les utilisateurs qui rencontreraient les mêmes difficultés. Sporadiquement, il m'arrive d'avoir de telles demandes.

En tout cas, comme je viens de remarquer plus haut il y a un problème au niveau des fontes accessibles à travers le système dans leurs deux emplacements possibles. Fondu qui bloque ?

PS: [OT] merci pour tes retours sur la liste traduc :)
je t'en prie, c'est le seul truc que je me considère capable de faire :) des commentaires sur les listes de traduction ;)

Tu as permis de nous relancer sur un projet que nous avons mis en place aux rencontres mondiales l'an passé et sur lequel nous avons du mal à trouver le temps d'avancer.

J'avais dans l'idée de proposer une présentation mais comme j'ai vu que Ale semblait avoir fait un truc très similaire l'an dernier j'ai laissé tombé. Mais je suis toujours dispo pour ce domaine. Si il y a des trucs à faire, il y a une réelle expertise qui est en train de se créer dans le monde de la traduction autour de OmegaT et implicitement de OOo (en bientôt ODF de manière indépendante peut-être)

Jean-Christophe
ps: à propos de traduction, j'avais envisagé d'organiser un mini atelier à Lyon pendant la période de la conf OOo pour faire se rencontrer les 20 personnes qui sont actives pour le développement de OmegaT et d'autres personnes qui veulent participer mais septembre n'a pas été considéré comme la meilleure option par ceux qui songeaient se déplacer. Donc on a opté pour les rencontres Lyonnaises du libre en octobre, je viens de confirmer la réservation de mon billet d'avion, et j'aimerai bien pouvoir rencontrer des gens de OOo impliqués dans la traduction pour voir quelles sont les améliorations à apporter du point de vue "OOo/ODF pur", vu que ce que la plupart d'entre nous, traducteur, faisons ce sont des trads de documents convertis, donc n'utilisant pas forcément toutes les fonctions de OOo/ODF.

Je ne sais pas s'il y a beaucoup de traducteurs sur la liste, tu pourras peut-être faire un appel sur la liste [EMAIL PROTECTED] peu de temps avant les JLL. En tout cas tu rencontreras des membres du projet francophone puisque nous aurons sûrement un stand sur place.

Super ! Mes premier utilisateurs français de OOo ;)

Pour boucler cette histoire, depuis janvier je travaille beaucoup avec l'équipe OOo-ja, pas que par mail, et j'ai commencé à faire ma tournée des agences de traductions pour leur montrer les bénéfices liées à l'utilisation d'outils libres, dans mon "monde" à moi ça veut dire en gros OOo+OmegaT. Ca commence à prendre mais j'ai bien conscience qu'il nous reste un certain nombre de problèmes pour pouvoir supporter intégralement l'intégration à un milieu de travail centré sur OOo. Si vous avez des idées de votre coté je suis preneur.

Tu dois rencontrer les mêmes résistances que celles que nous rencontrons à chaque migration. Il serait peut-être intéressant de connaître les problèmes dont tu parles pour essayer des mutualiser des réponses, si elles sont possibles.

En fait oui et non. La migration fait clairement gagner de l'argent au freelance _et_ aux agences.

Les freelances parce que OOo/ODF leur permet d'utiliser un outil gratuit/libre qui augmente de manière très sensible leur productivité. Un exemple concret: j'avais 35 pages de tables dans Word à traduire en 4 jours la semaine dernière, avec quantité de répétitions. L'agence n'étant pas capable de donnée une estimation précise elle me propose un tarif approximatif, 90,000 yen pour 12000 caractères, mais la traduction du document dans OmegaT (après passage à ODF grâce à OOo) me montre que le document ne contient que 6000 segments uniques, tout le reste n'étant que répétitions. Donc je suis en fait payé 90,000 yen pour 6000 caractères que je peux aisément boucler en 2 jours.

Du coté de l'agence. Si elle analysait le projet à ma manière, mais sachant qu'elle n'a pas les moyens de pré-traduire le texte, elle peut me proposer un tarif basé sur 9000 signes par ex, facturer 12000 au client qui ne fait aucun travail de gestion de son patrimoine textuel et au final lui garantit une meilleur qualité vu que la différence de 3000 signes peut servir à payer un relecteur où à d'autres investissements.

Quand aux client finaux, ils sont réticents à changer d'outils non pas à cause des coûts etc, mais tout simplement parce qu'ils ne se sont jamais posé la question de la valeur de leur patrimoine texte. Et qu'ils ont un budget traduction.

Les outils qui fonctionnent directement sur les formats MSO sont coûteux. J'ai fait une présentation dans une agence spécialisée dans la traduction de brevets il y a 2 semaines et ils ont un poste "administratif" qui crée les mémoires de traduction pour référence visuelle (ouptut en format texte bilingue) et pré-traduit les textes avec un outil (Trados freelance) qui coûte autour de 200,000 yens. Les traducteurs (5) travaillent dans Word sans outils spécifique, sur le document pré-traduit (qui sera par la suite de nouveau travaillé pour créer une mémoire de traduction etc) avec à coté la traduction de référence en visuel.

Le passage à ODF/OmegaT leur permet d'importer la TM Trados automatiquement, de créer leur propre TM et d'en bénéficier automatiquement en direct pendant le processus même. Les glossaires pré-créés sont aussi utilisables etc.

Une fois les bénéfices de la migration expliqués avec les chiffres à l'appui, en général les responsables tombent sur les fesses et se demandent comment ils ont pu passer à coté de quelque chose d'aussi bien pendant aussi longtemps. Bon c'est vrai qu'on s'améliore de jours en jours, mais je pense que les efforts des autres équipes "libres" ont aussi contribué à la diffusion de OmegaT en japonais (le tutoriel a eté traduit par une des personnes qui écrit le plus de livres d'introduction à OOo ici, Yutaka Kachi avec lequel tu as peut- être déjà échangé, M. Hirano est très présent aussi, des gens de Mozilla ont bossé sur l'interface utilisateur etc.)

Pour info, on est en train de travailler sur la prochaine version de OmegaT qui devrait corriger l'intégralité des problèmes découverts dans le traitement des fichiers OOo. Sortie en août- septembre.

Bon courage :) Pour info, tu devrais peut-être aussi cibler les Rencontres Mondiales du LL qui seront à Amiens l'année prochaine. Il y a un thème documentation/internationalisation dans lequel OmegaT et vos problématiques auraient tout à fait leur place. Muriel Shan Sei Fan (éditrice et traductrice) était responsable du thème cette année, je l'étais l'an passé et ni l'une ni l'autre n'avons fait de track outils mais je pense que cela pourrait être pertinent d'associer méthodologie et outils, à la fois pour la doc technique et l'i18n.

Ca tombe bien, je ne connais pas Amiens :) Mais en regardant sur le site de Muriel, j'ai vu que Thomas Huriaux a présenté Debian et il se trouve que c'est Thomas qui a crée le filtre PO pour OmegaT :) Et que Muriel est assistante dans ma fac d'origine :) Du beau monde :) Ce sont les gens de la section chinois qui m'ont convaincu d'abandonner les math en DEUG pour le japonais...

Et à propos de doc technique, j'ai une deadline pour demain matin...

Bonne fin de week-end.

Jean-Christophe
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