Bonjour Jean-Baptiste,

Le 14/01/2022 à 22:22, Jean-Baptiste Faure a écrit :
> Bonjour,
> 
> Le 11/01/2022 à 10:39, sophi a écrit :
>> Bonjour à tous,
>>
>> Tout d'abord, je vous souhaite une très bonne année, qu'elle vous
>> apporte tout ce que vous pouvez souhaiter !
>>
>> Il y a une importante discussion actuellement sur la liste board discuss
>> ici:
>> https://listarchives.documentfoundation.org/www/board-discuss/2021/msg00327.html
>>
>> Il s'agit de positionner LibreOffice Online au grenier et les règles
>> pour l'en faire sortir au cas où un développement apparaîtrait.
>> Pour mémoire, après le fork opéré par Collabora, le dépôt sur le git de
>> TDF a été gelé par décision du board, prévenant quiconque de pouvoir
>> faire quoi que ce soit dessus. Le code n'a donc pas été actualisé depuis
>> ce temps.
>>
>> Il y a une seconde proposition en cours faite par Paolo pour prévenir ce
>> type de situation où un développement commun par une société et la
>> fondation est forké par la société:
>> https://listarchives.documentfoundation.org/www/board-discuss/2022/msg00054.html
>>
>>
>> N'hésitez pas à intervenir dans le débat et à donner votre avis sur les
>> propositions. Il s'agit du devenir de LibreOffice et je pense que nous
>> sommes tous concernés :)
> 
> Pour ma part, je suis plutôt satisfait de la situation actuelle
> concernant LibreOffice Online. Je pense que le fork par Collabora était
> ce qui pouvait lui arriver de mieux.
> Mon avis s'appuie sur l'idée que le développement d'une solution en
> ligne repose nécessairement sur des contraintes techniques et
> organisationnelles que ne peut satisfaire TDF, à moins de se muer en une
> entreprise.
> Autant le développement de la version de bureau standard peut
> fonctionner en mode bazar (cf. la cathédrale et le bazar), autant ça me
> parait illusoire pour une version en ligne.

Pourtant, je pense que c'est plus le bazar sur GitHub que notre Git ;-)
> 
> Pour intervenir sur la version de bureau, chaque développeur dispose
> aisément des moyens de travailler sans rien demander à personne, il lui
> suffit d'un ordinateur personnel et d'une connexion internet. De l'autre
> coté, il suffit à TDF de fournir un dépôt pour le code. Le développeur
> peut récupérer le code (c'est gros, mais ce n'est pas un problème), le
> modifier, le compiler, le tester, tous ça sur sa petite machine
> personnelle. Quand il est satisfait de sa modification, il peut la
> soumettre au collectif des développeurs à travers les outils mis en
> place par TDF (revue de code, intégration continue, tests automatiques,
> etc.).
> 
> Pour intervenir sur la version en ligne, il faut en plus un serveur sur
> lequel installer le logiciel, pouvoir tester la montée en charge (ce
> n'est pas pareil s'il y a un seul utilisateur ou s'il y en a 100). Comme
> tous les développeurs ne sont forcément compétents pour s'installer leur
> propre serveur, ni n'ont les moyens de louer des machines chez Amazon ou
> un autre fournisseur, il est clair qu'il faut une structure pour piloter
> le développement, capable de fournir aux développeurs l'infrastructure
> nécessaire. En pratique il me semble nécessaire de fournir une version
> de LibreOffice Online aisément accessible (mais pas forcément
> gratuitement) pour que tout un chacun puisse la tester.
> Pour pouvoir faire cela, il me semble que la structure d'une entreprise
> est plus adaptée que celle de TDF. En résumé, je pense que le
> développement de LibreOffice Online est conditionné par la fourniture
> d'un service d'édition en ligne, service que TDF ne peut et/ou ne veut
> fournir.

TDF pourrait, comme nous avions une version de test pour la
localization, il était tout à fait possible de mettre à dispo l'infra
nécessaire pour tests, comme ça l'est actuellement pour WASM.
> 
> Un autre point qui m'interroge est la pertinence même de la création
> d'une version en ligne. Je pense qu'à une époque où le niveau de
> consommation d'énergie et de ressource du numérique, et donc sa part
> dans la crise climatique actuelle, est de plus en plus questionné,
> proposer un service qui requiert d'utiliser plusieurs ordinateurs pour
> faire ce qu'on peut faire avec un seul et plus confortablement, est une
> aberration écologique. Donc, pour moi, si TDF ne le fait pas, c'est une
> bonne chose, même si c'est à son corps défendant.
> Je ne suis pas sûr qu'on ne puisse pas construire une solution locale
> donc plus sobre ayant quand même les avantages de la solution en ligne
> en terme de maintenance et de mise à jour.

C'est un point de vue intéressant, j'avoue que je ne suis pas au fait de
ces consommations énergétiques, j'avais l'impression que c'était du coup
une consommation partagée.
> 
> Un autre grave inconvénient, selon moi, des éditeurs en ligne (cela ne
> concerne pas que LibreOffice), est qu'ils privent l'utilisateur final du
> contrôle des logiciels qu'il utilise. Même si le logiciel est libre, en
> fait cela n'a plus aucune importance puisque l'utilisateur final n'a
> aucun contrôle ni aucun moyen de s'assurer que le logiciel qu'on lui
> montre correspond bien au code source qu'il peut se procurer par
> ailleurs. Ainsi la plupart des utilisateurs de Nextcloud utilisent
> OnlyOffice simplement parce que c'est le logiciel par défaut installé
> avec Nextcloud, alors qu'il est très facile d'installer Collabora Office
> à la place, qui d'ailleurs, selon ma petite expérience des 2 logiciels,
> marche bien mieux. Ainsi c'est juste l'administrateur du service fourni
> qui décide ce que vous allez utiliser, sauf si vous avez assez de
> connaissance et de poids pour le convaincre de vous fournir une
> alternative.

Là, je suis assez d'accord. J'imaginais d'ailleurs plus une version TDF
en collaboration avec un réseau du type CHATONS et laissez le reste à
l'écosystème.
> 
> Mon idée est donc que TDF, au lieu de regretter LibreOffice Online,
> devrait essayer d'imaginer une solution originale pour une bureautique
> sobre qui améliore l'autonomie et la sécurité de l'utilisateur, tout en
> lui facilitant la maintenance de son logiciel. Je pense qu'il y a
> certainement plusieurs pistes possibles selon les publics cible :
> particuliers, écoles, ONG ou journalistes traitant des données
> sensibles, écrivains, scientifiques, etc.

Je ne sais pas si tu as entendu parler de l'initiative Clic !, il y
avait un billet de blog hier sur le framablog
https://framablog.org/2022/01/18/clic-une-plateforme-de-cooperation-tout-terrain/
il y a encore du chemin, mais j'aime bien ton idée :)

À bientôt
Sophie

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Sophie Gautier [email protected]
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