Bonjour la liste,
Pour ma part, et ma petite expérience en province, il semble que le modèle associatif ai effectivement ses avantages. Après 3 ans passés à informer les SGAR, les Conseils Généraux, et plusieurs Régions, il y a une question qui revient sans cesse : Comment on finance, et qui finance ? Quelques anecdotes : Le SGAR (Préfecture) : Ce n’est pas à nous à payer pour les opérateurs ! Là-dessus, je pose toujours la question aux personnes autour de la table de réunion: "Alors pourquoi vous avez des enveloppes pour aménager vos territoires ?" Puis, quand le projet prend forme entre plusieurs Régions (Comme le projet REGIOCONNECT), on rencontre un drôle de phénomène : Le tirage de couverture ! Ce phénomène n'est pas facile à gérer (géopolitique) ! Dans ce cas, là aussi, un rappel à l'ensemble des acteurs doit être fait (Publics, Privés, Associatifs) sur le bien fondé du projet d'interconnexion et les bases qui feront sa réussite ; à savoir : Une neutralité totale : Elle doit-être de mise aussi bien pour la structure porteuse et gestionnaire, que sur le lieu d'implantation de la structure d’interconnexion (tout le monde doit y avoir accès « petits comme gros » et à des tarifs uniformes et non discriminants). Puis, quand tout le monde est ‘OK’ sur le principe (6 réunions et 8 mois ont passés), vient la constitution d’un cahier des charges (en vu de réaliser une étude) ! Ok, rédaction du cahier des charges : Qui s’en charge ? Ah … bien entendu, personne ne répond. Bien sûr, car personne veut passer du temps, car soit pas encore de fric, soit pas encore de retour politique ! Bon OK je m'y colle (une fois de plus ! Bonne volonté de mise …) Après validation de l'ébauche, et là on commence à te dire que les décisions risquent d'être prises à 8 clos entre services publics ! <<Comment ça ??? vous parlez de neutralité et vous agissez comme ceci ?>> Là je rappelle : << "Attention Mesdames et Messieurs, vous allez vous mettre les privés à dos ! Bilan, le projet risque de capoter et de ce fait être mort né !!! >> Donc on a commencé sur un partenariat Publics/Privés, donc on finira ensemble, ou les acteurs privés bouderont le projet !!! Tout ceci pour dire que pour organiser un projet réellement neutre, il faut une attention toute particulière de tous les partenaires et du bon sens (je dis bien tous). Selon moi, il faut trois choses pour que le projet soit neutre et le reste : - Acteurs privés mobilisés depuis le début, - Acteurs publics en second temps, - Gros opérateurs ensuite. - Opérateur d’opérateurs pour les ROIP (DSP). Ce schéma organisationnel protège les intérêts de chacun des 3 groupes ce qui forcément permet de tenir un certain équilibre de neutralité. Puis après, dans l'association porteuse, vous gérez la neutralité de la même façon, c'est-à-dire : En tant que membres du bureau ont veut : 3 membres privés, 3 membres publics, 3 associations. Emmanuel Lebois Projet REGIONNECT . www.regioconnect.fr -----Message d'origine----- De : [email protected] [mailto:[email protected]] De la part de Jérôme Nicolle Envoyé : dimanche 14 juin 2009 17:54 À : Arthur Fernandez Cc : [email protected]; Jean-Michel Planche; Thomas Mangin; Francois Demeyer; [email protected] Objet : Re: [FRnOG] France-IX et Collaboration inter GIX... Le 14 juin 2009 17:23, Arthur Fernandez<[email protected]> a écrit : > Qu'il y ait une boite derrière n'est pas un soucis, le vrai besoin est que > cette boite soit indépendante et non-concurente de ses clients, en > l'occurence opérateurs. Il faut bien une structure pour gérer le projet, mais je verrais plus ça comme une association (pas au sens 1901, ça peut être une joint-venture plutôt) dont les statuts garantissent l'indépendance vis à vis d'un des contributeurs et actionnaires. En gros, tu aurais plusieurs positions possibles dans ce GIX : - actionnaire, apportant de l'infrastructure (investissement) - contributeur, apportant des ressources (fonctionnement) - clients, ou plutot utilisateur payant - simple utilisateur, bénéficiant des services gratuits Chaque membre, quelque soit sa position, doit avoir son mot à dire sur certaines décisions. Par exemple, lorsqu'une décision doit être prise pour consolider le GIX par investissement, tous ceux qui sont susceptibles de contribuer à l'investissement doivent avoir voix au chapitre (genre vote censitaire). Lorsqu'il s'agit de services, ce sont ceux qui fournissent les ressources humaines qui auront le denier mot. L'ouverture ou la fermeture d'un POP relève des deux, etc... Bon, pour que ça marche, il faut que le type de décision soit précisé et qu'on s'efforce d'être relativement exhaustif. Au final, je vois ça comme l'opportunité, sur des bases administratives saines, d'intégrer les différentes structures existantes, et plutôt que de réinventer la roue, utiliser tout ce qui existe déjà. Toutes les connexions déjà en place, sur le plan physique tout du moins, devraient pouvoir être préservées, quel que soit le GIX susceptible d'intégrer ce groupement. On éviterai ainsi de s'encombrer de frais d'installs physique, laissant à la charge des membres la seule reconfiguration logique de leurs peerings. Bon, évidement, on va se retrouver bloqués par la lourdeur des cycles décisionnels de certaines grosses structures actuellement responsables d'un GIX. Je doute que l'intégration du panap à ce groupement se fasse en quelques mois seulement. Mais la liste est là pour envisager les approches possible et préparer les travaux nécessaires, non ? > Ca necessite de faire que du L1/L2 et pas de L3, ça nécéssite également que > la structure n'ait soit aucun lien avec une autre, ou alors qu'elle en ait > une multitude. Précisément. A ceci près que, si des contributeurs estiment pertinent de proposer des services L3, ils doivent être libre de les monter et les proposer. Les route reflectors et serveurs d'annonces ont leur utilité, surtout pour les petits réseaux, et se limiter au L2 représenterait plus de charge de travail pour chaque membre afin d'exploiter au mieux leur présence. Le principal risque à mutualiser les investissements et donc les pouvoirs de décision, c'est de se retrouver avec une structure zombie, incapable d'avancer. Pour ça il existe des dispositions simples : dans le cadre d'une association ou d'une SAS (normale, scop ou scic), tu peux arbitrer au tie-break sur des décisions hors AGO/AGE. Comme la liste des décisions requérant des AG est flexible, ça permet de définir dès le départ tous les cycles décisionnels. > C'est pourquoi j'ai du mal à voir dans le france-ix un projet viable et > perenne... Ca a de grandes chances de faire le yet another ix, qui mourrira > le jour ou néo n'aura plus envie de jouer avec, ou découvrira la concurrence > que ça ouvre, ou y trouvera n'importe quel autre raison... > Freeix a été fait par free lorsqu'il en avait l'interet, le panap a été fait > par club lorsqu'il en avait besoin, ... on est toujours dans le même modèle. > > Créer un IX perenne c'est pas de tout repos et ça peut néanmoins se faire, > mais de manière indépendante cette fois, ou publique... > > Au passage, l'indépendance, ça passe aussi par le porte-feuille... >> >> @+ >> >> >> > > ++ > > > --- > Arthur Fernandez > http://www.toile-libre.org/ > Hebergeur Libre, à Prix Libre. > 06.61.66.89.54 - 09.53.42.54.60 > --- > > -- Jérôme Nicolle --------------------------- Liste de diffusion du FRnOG http://www.frnog.org/ --------------------------- Liste de diffusion du FRnOG http://www.frnog.org/
