Le mardi 25 mai 2010 à 17:29 +0200, Rémi Bouhl a écrit :
> Le fait que toutes les boîtes soient en saturation ne devrait pas être
> problématique, si l'espace disque provisionné est en cohérence avec
> l'espace proposé à chaque abonné.

Il y a toujours de la contention, et c'est une bonne pratique. Ca va de
pair avec une infra bien géré et dimensionné sur les besoins réels.

> Concernant le coût du support, je rappelle qu'on parle ici d'un FAI
> dont la hotline est payante.

Le prix facturé pour la hotline couvre à peine (et encore, rarement) le
cout de fonctionnement du support. Sur de tels volumes, personne ne
prendrait le risque de générer un petit % d'appel supplémentaire, même
la paye de fantec ne couvrirait pas les dégâts causés ;)

> De plus, ce problème se posera de toute façon, quelle que soit la
> taille proposée à chaque utilisateur: y'a un moment où c'est plein.
> Si les gens appellent le support quand leur boîte mail est pleine, ne
> pas filtrer le spam fait qu'ils appelleront au bout d'une semaine au
> lieu d'appeler au bout d'un an. La réponse du support sera la même
> (Faites le ménage), et normalement l'utilisateur ne rappellera pas
> quand sa boîte sera de nouveau pleine.

L'utilisateur à une mémoire de poisson rouge. Si si, regarde mieux, les
utilisateurs sont aussi électeurs (pour certains).

> Ça ne colle pas avec mon expérience personnelle.. sur trois adresses mails:
...

Tu oublies le facteur temps et la probabilité de tomber sur ces adresses
"par hasard". Enfin je suppose, tous les protocoles de test du genre que
j'ai pu voir passer ces 10 dernières années sont plus ou moins biaisés à
ce niveau.

...
> Si demain les FAI se mettent à proposer, par défaut, de la QoS à
> l'abonné, afin de privilégier ses flux rapides par rapport à ses flux
> lents, dans 5 ans toute protestation contre une telle mesure sera
> noyée par cette réponse: "on ne va pas dégrader la perception de la
> qualité de service!". mhh.. ben oui, trop tard.

Les derniers échanges sur ce débat, qui sortent du cadre de ce thread,
se résument en quelques points simples :
- Les opérateurs font bien ce qu'ils veulent de leurs services de
communication électronique tant qu'ils n'appellent pas ça "Internet" et
qu'ils l'annoncent clairement
- Sur un accès à Internet, toute mesure non neutre doit être explicite
et désactivable
- Tant qu'il y a de la concurrence, et que les limites apposées par
chaque opérateur sont clairement énoncées, l'utilisateur a le choix de
ce qu'il achète

Donc finalement, le cas que tu expose ne devrait pas se produire, même
si on arrive à ne préserver que ces points là.

-- 
Jérôme Nicolle

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