Oui tu as raison, j’ai omis le business garanti d’un RIP.
D’ailleurs, les résultats d’Eiffage Connectif 78 sont éloquents:
http://www.societe.com/societe/eiffage-connectic-78-452166747.html

4M€ de CA et 1.3M€ de résultat.
Effectivement, pourquoi s’emmerder à faire du L2L, qui va leur demander plus de 
ressources techniques avant et après-vente.
Par contre, je serais SFR/FREE/…., je me demanderais si j’ai pas payé mes IRU 
un peu trop chers….

Pour la FO GP, à chaque fois que j’en parle à OWF en mangeant des petits fours 
en Juin, on m’explique qu’ils sont conscients du problème.
Ca va alors, je repars rassuré et bien repu.


> Le 5 nov. 2015 à 12:34, Jérôme Nicolle <[email protected]> a écrit :
> 
> David,
> 
> Le 05/11/2015 12:25, David Ponzone a écrit :
>> Oui, j’ai toujours trouvé surprenant que le prix d’un L2L sur une RIP soit 
>> 10-20% en dessous d’un CELAN.
> 
> En éco, une prof martelais "Le tarif, c'est le prix que les clients sont
> prêts à payer, pas le coût de production + marge."
> 
>> Et d’ailleurs, on peut aussi se demander comment le tarif régulé d’un CELAN 
>> a été défini.
> 
> Est-il vraiment régulé ? ;-)
> 
>> Le résultat est que beaucoup de clients finaux estiment que 400-500€ pour un 
>> L2L 10Mbps, c’est trop, et j’ose même pas parler d’un 100Mbps, donc ils ne 
>> peuvent pas vraiment se lancer dans le Cloud et autres gadgets à remplir les 
>> tuyaux, donc les tuyaux restent cher
> 
> Voilà. Si on avait voulu que les réseaux soient un outil de
> développement économique, aidant à la transformation digitale (comme ça
> : \.|..) des entreprises, alors ils seraient un service public. oH, Wait…
> 
>> parce que faire marcher son RIP en vendant 1 L2L de temps en temps, ça doit 
>> être un peu compliqué.
> 
> Attends, tu oublies plusieurs éléments.
> 
> Un RIP, il faut déjà le construire. Et ça tombe bien, historiquement la
> plus part des délégataires sont proches d'un groupe de TP, dont on
> connait la nature des relations privilégiées avec les élus en charge des
> collectivités territoriales.
> 
> Ensuite, il est conçu pour un but précis : une fois qu'on a vendu les
> IRU pour le dégroupage des NRA, pour la MED, pour quelques points-hauts
> du RIP WiMax ou pour la LTE, et pour quelques sites publics qui payent
> de toute façon moins cher via les revendeurs de RIP que via Orange
> Business Services (de 10% quoi), alors le réseau est en large partie
> amorti et les coûts de fonctionnement sont normalement pris en charge
> pour une bonne partie.
> 
> Une fois cet objectif atteint, alors le délégataire peut gentiment se
> reposer sur ses lauriers, les contrats ne prévoient que rarement des
> évolutions majeures au fil de la vie du réseau.
> 
>> Si j’ajoute à ça la communication B2C abusive depuis maintenant 5 ans sur la 
>> Fibre Grand Public ou Semi-Professionnel, je me demande vraiment où tout 
>> cela va aller si OWF ne divise pas les prix d’un CELAN par 2 au moins.
> 
> Alors ça c'est un tout autre problème, mais même l'ARCEP ne semble pas
> vouloir s'en saisir. Pas faute d'avoir essayé, mais l'absence de
> collecte sur les réseaux FTTH / FTTO pose un énorme problème.
> 
> @+
> 
> -- 
> Jérôme Nicolle
> 06 19 31 27 14


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