http://blogs.lesechos.fr/article.php?id_article=344

La prochaine guerre mondiale sera celle de l'information [ 22/02/2006
]

La récente crise née de la décision brutale d'arrêt
d'approvisionnement en gaz de certains pays par la Russie invite à
la réflexion.

Jusqu'à ces dernières années l'Etat français et les
Collectivités Publiques avaient réservé l'utilisation des
technologies étrangères à l'électronique (hardware) ou aux
logiciels (software) dits "de base " à caractère technique tels que
les systèmes d'exploitation des ordinateurs.

Aujourd'hui, tend à se généraliser l'utilisation de logiciels
totalement ou partiellement fabriqués voire maintenus hors du
territoire national par des entreprises dont la gouvernance n'est pas
ou n'est plus française. Ces dernières ne sont plus en relation
autre que commerciale avec le gouvernement français ou bien utilisent
massivement des sous-traitants étrangers à faibles salaires situés
dans des zones politiquement ou socialement " à risques ".

Cela présente un enjeu dont nos gouvernants ne semblent pas avoir pris
la réelle mesure !

La justification première de cette pratique serait que la tendance est
à l'ouverture de toutes les portes si cela peut faire baisser les
coûts pour la collectivité. Ce n'est pas une panacée même si elle
paraît excellente au premier abord car elle entraîne des risques
importants pour la collectivité nationale qui est très mal équipée
pour les mesurer et s'en prémunir...

Nous savons tous que le risque vital des pays était jadis d'ordre
militaire mais ce risque s'est déplacé vers la sphère économique.
Aujourd'hui le risque réel est celui de la possession en temps
opportun de l'information car c'est elle qui commande notre
économie mondialisée sous la dépendance des effets de l'Internet.
Or nous constatons tous les jours que c'est bien l'économie qui
entraîne de plus en plus les prises de positions des dirigeants
politiques dans le monde.

Alors que penser d'une situation dans laquelle l'Etat ou des
institutions publiques, par l'utilisation de logiciels ou de
systèmes totalement contrôlés par des sociétés étrangères dont
la capacité d'intervention "marketing" est considérable,
permettrait à ces sociétés de connaître "à livre ouvert"
l'ensemble des opérations de l'Etat tant au plan des mécanismes
que des données stratégiques et financières ?

La souveraineté nationale n'est-elle pas engagée dans un processus
de fragilisation si l'Etat ne sait pas - au minimum - se dégager
d'un gros fournisseur avec lequel il ne dispose d'aucune autre
prise qu'un contrat commercial ?

Cela arrive pourtant, à une époque où la France cherche, par
ailleurs, à devenir un acteur influent dans la Recherche européenne
et en particulier dans le secteur des N.T.I.C. où elle a quelques
atouts, et à une époque où Monsieur Georges Bush ne s'interdit pas
de dire, à qui veut bien l'entendre, que la prochaine guerre
mondiale sera celle des systèmes d'information !

Henri-Paul Soulodre


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