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Les révélations des comptes-rendus découtes d'André Wang

Téléchargez ce document de 40 pages, avec des pièces datées de 2004 à 2005,
dont les scripts des écoutes téléphoniques réalisées à la demande de la
justice sur André Wang, détaillant les négociations qu'il mène.  

Le 19.10.06 www.geopolitique.com a obtenu les transcriptions des écoutes
téléphoniques réalisées sur le personnage clé du dossier des frégates de
Taiwan, André Wang (de son véritable nom Schuan-pu Andrew Wang), ainsi que les
conclusions du procureur de Taipei accusant cet intermédiaire d’être à la
croisée du schéma de corruption mis en œuvre dans ce contrat...

Ces pièces montrent comment, de manière concertée, André Wang, la direction de
Thales et de hautes personnalités françaises ont déjoué les recherches du pôle
financier du Tribunal de grande instance de Paris, menant ainsi à la récente
décision des magistrats instructeurs. 

Le 11 octobre, ces derniers ont en effet notifié aux parties la fin de leurs
investigations sur ce contrat de 2,8 milliards $ signé en 1991 par Thomson CSF
(aujourd’hui Thales) et la Direction des chantiers naval (DCN, le fabricant
des frégates, propriété exclusive de l’État français au moment des faits) ;
prélude à une ordonnance de non-lieu. 

La procédure judiciaire avait été ouverte en juin 2001 après la saisie en
Suisse de 520 millions $ sur les comptes d'André Wang - l’homme qui avait
rendu possible la signature du contrat - représentant a priori une large
partie des commissions globales dégagées par la vente des frégates. Les juges
cherchaient à identifier les bénéficiaires de retours sur commission qu’il
aurait pu rétribuer à partir de ce pactole.

Les écoutes d’André Wang, que nous vous proposons de télécharger, ont été
réalisées entre février 2004 et janvier 2005, à une période critique pour
l’intermédiaire et ses partenaires. En effet, le procureur de Taipei venait
alors de rendre ses conclusions (que nous avons joint au dossier numérisé),
démontrant que la partie française avait amplement surfacturé la vente et mis
en place un schéma de corruption géré – selon lui – par André Wang. 

Les pièces que nous mettons en ligne ici racontent d’elle-même comment les
parties impliquées ont manœuvré pour s’assurer que les magistrats français
n’obtiennent à aucun moment une coopération judiciaire avec Taipei en
profitant du contexte historique – eu égard à nos relations avec la Chine, la
France ne reconnaît pas l’État taïwanais. Ainsi, si les services judiciaires
taïwanais et français possèdent chacun de leur côté les éléments du puzzle
faisant défaut à l’autre, jamais ils ne doivent être en mesure de légalement
les échanger.

Elles détaillent aussi le rôle de Jean-Claude Desjeux, haut cadre de Thales,
chargé d’entretenir un contact discret et permanent avec André Wang, auquel il
transmet des contacts supposés l’aider dans les négociations en cours. Ainsi,
le 21 mai 2005, il lui communique un numéro de téléphone, identifié par les
enquêteurs de la Gendarmerie comme attribué au Palais de l’Élysée. 

Elles évoquent les diverses initiatives des Français pour que jamais la
Commission consultative sur le secret de la défense nationale n’autorise la
déclassification des documents des douanes sur lesquels figure noir sur blanc
la destination des commissions.

Enfin, elles esquissent l’avenir de ce dossier. Après la décision des
magistrats du 11 octobre dernier, au regard de la loi française, les parties
doivent être considérées comme absolument innocentes. Cependant, des
pourparlers menés sous les auspices d’une procédure arbitrale privée,
devraient conduire l’État français à reconnaître les sommes indûment payées
par Taiwan. Et à les rembourser. Le procureur taïwanais chiffre le dommage à
1,4 milliard de Francs (à la date de la signature en 1991), auquel
s’ajouteraient les intérêts. 

À moins que le même procureur obtienne de la Suisse qu’elle restitue à son
pays les 520 millions de dollars bloqués sur les comptes d’André Wang (il en a
fait la demande le 6 septembre). Dans une telle configuration, l’amende versée
par Paris serait revue à la baisse… Manière de montrer qu’il existe un lien
entre les deux ? 

 Langue du document : français 
Identification : sceau de la Gendarmerie, côte des pièces d'instruction,
signatures

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article)   


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