http://tf1.lci.fr/infos/france/justice/0,,3345448,00-villepin-dement-avoir-detruit-note-dst-.html

Villepin dément avoir détruit la note de la DST 

Le journaliste Hervé Gattegno l'affirme dans un livre et le patron de la DST a
dit aux juges que "lui ou le Premier ministre" l'avait détruite.

Ce "pense-bête" rédigé en septembre 2004 dans le bureau de Dominique de
Villepin désignait formellement Gergorin comme le corbeau de l'affaire.

Par D.H. (avec agence) - le 23/10/2006 - 18h03
                                                                

C'est parole contre parole. Matignon a fait savoir lundi que Dominique de
Villepin, en sa qualité de ministre de l'Intérieur (il l'était au début de
l'affaire Clearstream), n'avait "jamais détruit de note de la DST (Direction
de la surveillance du territoire) ni soustrait aucune information". "Tous les
éléments portés à sa connaissance figurent dans les notes de la DST qui ont
été transmises à la justice", a ajouté lundi Matignon.

Ce démenti fait suite aux révélations de dimanche (lire notre article) selon
lesquelles le patron de la DST a affirmé, lors de son auditions par les juges
Jean-Marie d'Huy et Henri Pons en charge de l'affaire Clearstream, avoir
rédigé en septembre 2004 dans le bureau de pour Dominique de Villepin un
"pense-bête". Comme l'affirme le journaliste Hervé Gattegno dans son livre
L'irresponsable sorti le même jour, cette note manuscrite désignant
formellement Jean-Louis Gergorin comme étant le manipulateur a été détruite, a
confirmé Pierre de Bousquet de Florian aux juges. Mais il a dit ne plus
souvenir qui, de lui ou de Dominique de Villepin, avait passé la note au
broyeur, alors qu'elle aurait pu faire gagner un an et demi à l'enquête. Et le
patron de la DST de répéter lundi dans un communiqué : cette note "n'avait
plus d'utilité" et "pas de raison d'être conservée", puisqu'elle "était une
simple fiche manuscrite recto-verso destinée à la conduite d'un entretien
entre le ministre de l'Intérieur (Dominique de Villepin) et Arnaud Lagardère
(patron de M. Gergorin)". 

Audition d'Alliot-Marie avant la fin du mois

Toute la semaine dernière, les auditions se sont succédées au pôle financier
pour essayer de déterminer le rôle exact de Dominique de Villepin dans
l'affaire Clearstream. Outre Pierre de Bousquet de Florian, Michel Barnier a
expliqué avoir été tenu délibérément à l'écart dès son arrivée au ministère
des Affaires étrangères, idem pour Jean-Pierre Raffarin. Lundi, c'était au
tour d'Alain Juillet, haut responsable de l'intelligence économique auprès du
gouvernement, sous l'autorité du Premier ministre Dominique de Villepin.
Prochaine audition prévue, celle de Michèle Alliot-Marie, ministre de la
Défense, comme témoin, qui dit vouloir aller au bout de l'affaire. Elle
pourrait avoir lieu avant la fin du mois.

Dominique de Villepin pourrait aussi être entendu rapidement. Selon Le Monde
(daté de mardi), la forme de la comparution du Premier ministre reste
"incertaine", mais il pourrait être convoqué, au vu des "soupçons persistants"
des juges, en qualité de "témoin assisté", voire de "mis en examen". 

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