http://www.01net.com/article/332149.html

Les blogs des soldats américains sous surveillance
Pour des raisons dites de « sécurité », les militaires stationnés en Irak  
et en Afghanistan ne peuvent plus publier de blog sans l'accord de leur  
hiérarchie.

De notre correspondant à San Francisco , 01net., le 09/11/2006 à 14h50


Stationnés à Falloujah et à Bagdad, en Irak ; en Afghanistan ; ou  
récemment rentrés d'opérations, ils sont plus de 1 200 soldats américains  
à rendre compte de leur vie sur un « milblog » (pour blog militaire),  
avant tout destiné à leurs familles. Certains d'entre eux, aujourd'hui, se  
voient pourtant contraints de renoncer à cet outil de communication bien  
pratique (1).

En effet, ces sites personnels font désormais l'objet de l'attention d'une  
unité de la Garde nationale, spécialement affectée à leur contrôle, dans  
le but de constater d'éventuelles violations de la « sécurité des  
opérations », comme le précise une note datée du 6 août : « Effectif  
immédiatement : aucune information ne pourra être divulguée sur des sites  
accessibles au public à moins d'avoir été contrôlée pour des raisons de  
sécurité et certifiée conforme au mémorandum sur les lois applicables aux  
sites Internet décidées par le Secrétaire d'Etat ».

Est mise en cause la publication de documents officiels, ou de toute  
information, qui permettrait d'identifier les ressources défensives et  
offensives de l'armée américaine. « J'observe également de nombreux  
renseignements personnels, des photos, des noms, des dates d'anniversaire,  
explique le sergent Yaphet Benton, chargé de la surveillance des blogs.  
Des terroristes et des usurpateurs d'identité peuvent utiliser ces  
informations. »

« L'armée n'a pas compris l'impact des blogs »

Certains milbloggers ont rapidement réagi à cette forme de censure, en  
fermant leur site. « Aujourd'hui, nous avons eu un briefing sur ce qui est  
permis ou non dans les blogs de l'armée. Cela me semble très subjectif, et  
pour ne pas enfreindre les ordres de l'armée ou de mon supérieur, ceci est  
mon dernier message », écrivait fin octobre le lieutenant colonel David  
Younce sur son blog « Dave's Doldrums ». Sur « Tanker Brothers », on peut  
lire : « Le ministère de la Défense met un frein aux milblogs, et je ne  
pourrai pas continuer à bloguer tout en respectant les règles de l'armée  
s'appliquant aux sites personnels. »

Dans son livre The Blog of War, Matthew Currier Burden, militaire et  
auteur du blog « Blackfive », utilise l'image de la boîte de Pandore pour  
évoquer l'essor des milblogs. Il explique, dans une interview donnée début  
novembre sur le site de la revue Columbia Journalism Review : « Au début  
de l'offensive en Irak, l'armée a proposé de se servir d'Internet comme  
soutien moral pour les soldats et leurs familles. Je ne pense pas que  
l'armée, qui se noie dans une mer de paperasses et met des décennies à  
évoluer, a compris l'impact que cela pouvait avoir. »

Outre l'aspect personnel, les milblogs représentent également une source  
directe d'informations sur les opérations en Irak ou en Afghanistan pour  
les médias, qui sont moins présents sur le théâtre des opérations. D'après  
le magazine Editor and Publisher, 600 journalistes étaient enrôlés dans  
l'armée en Irak en mars 2003. Ils ne seraient plus qu'une douzaine à  
présent.

(1) Les milblogs sont recensés sur Milblogging.com.

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