Le lundi 09 mars 2020 à 02:21:05, Laurent Franceschetti a écrit :
> En comparaison, le risque représenté par MS (à supposer qu’ils aient de 
> mauvaises intentions) sur l’Open Source est marginal.  Pire, il nous distrait 
> des enjeux. 

Pour ma part, il faut constater que dans l'enseignement en vingt ans rien n'a 
changé. Dans les lycées du canton de Neuchâtel, seul Microsoft peut exister. 
Alors certes il y a des exceptions, certes plus personne ne se permet de dire 
que linux n'a pas d'avenir, mais autant les services techniques que la majorité 
des enseignants sont totalement rétiscents à l'utilisation de linux. À tel 
point que l'utilisation exclusive de celui-ci pour les futurs cours de la 
discipline obligatoire d'informatique apparaît comme révolutionnaire car on 
forcerait les enseignants qui n'y connaissent rien à utiliser autre chose que 
Windows (SIC). Pendant longtemps, j'ai pensé que les enseignants se trompaient 
par méconnaissance du logiciel libre. Aujourd'hui, je pense que les valeurs du 
libre ne sont simplement pas partagées par la majorité du corps enseignant, 
plus même, ne sont pas partagées par l'école elle-même. 

Microsoft n'est donc pas un risque, au niveau de l'enseignement, c'est 
l'emblème même de l'opposition au libre et les enseignants ne s'y trompent pas 
: des valeurs telles que la domination par les connaissances (rappelons que ce 
ne sont pas les enseignants qui ont imposé l'utilisation de l'encyclopédie 
Wikipedia qu'il ont fortement dévalorisée, mais les élèves qui l'ont utilisée 
malgré l'avis de leur professeurs) ou l'ouverture sous condition de celles-ci 
(open-source) ou encore leur monétisation sous couvert d'un discours 
d'ouverture sont très appréciées puisqu'elles constituent leur fond de 
commerce. Le risque représenté par MS sur l'Open Source n'est donc en aucun cas 
marginal de par la position dominante de son idéologie dans les écoles et au 
contraire de nous distraire des enjeux, MS permet d'assoir des valeurs 
totalement opposées au libre dans la tête des jeunes.

De plus, sans parler des coûts de MS sur les finances de l'État de Neuchâtel, 
sa présence monopôlistique en son sein permet aussi de discréditer toute 
alternative possible et une foi de plus d'imposer ses valeurs. MS fait donc 
bien partie des GAFAM, ce que beaucoup ont tendance à vouloir oublier.
-- 
Vincent Guyot
@debian GNU linux
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