On Fri, Sep 02, 2005 at 12:49:03AM +0200, Guillaume Lederrey wrote: > Juste mon grain de sel ...
> On 9/1/05, Marc SCHAEFER <[EMAIL PROTECTED]> wrote: Hop, je vais y mettre mon grain de sel aussi;) > > Le logiciel libre (open source est trop vague) garantit la viabilité du > > logiciel... > > Désolé, mais je vais quand même mettre un bémol ... La situation > décrite est un peu idéaliste. Pour ma part (je dois être un peu idéaliste), je considère la ``liberté'' comme le fait de pouvoir à tout moment choisir comment entretenir et faire évoluer mon système. Les compétances que j'ai accumulées me permettent d'imaginer n'importe quoi et le mettre en oeuvre. La ``bibliothèque'' de sources à disposition est gigantesque et le choix d'une solution est parfois limite hasardeux, mais la complète transparence du processus garanti que je pourrais TOUJOURS accéder à MES données et, au pire, les transférer sur un nouveau système. > communauté se désagrège l'utilité du logiciel disparait. Si l'utilité du logiciel n'est plus, alors le logiciel ``meurt'' doucement, cela ne veut pas dire que les installation utilisant ce logiciel cesseront de fonctionner: Je connais pas mal d'installation (serveurs dédiés) particulières qui tournent sur un kernel 2.2 (voire 2.0) et ne sont plus mises à jour du tout. (derrière un bon firewall, ou non connécté) > Pour beaucoup > de projets de petite et moyenne taille, il peut être meilleur marché > de recommencer le projet plutôt que de reprendre les sources > existantes. Si on prend en exemple un monstre sacré comme ``sendmail'', devenu trop lourd pour beaucoup d'application (particulières mais très répandues) le projet ralenti considérablement, toutefois le passage à une alternative (postfix, exim, qmail, etc) est plutôt facile pour un administrateur qui sait ce qu'il fait. > Les sources ne sont de loin pas tout dans un projet. Hem si :-/ Le plus mal documenté des projet est contenu dans les sources. C'est la lisibilité des source qui fait la différence... Maintenant, la plupart des projets important sont ``re-documentés'' ce qui les rend encore plus accéssibles. Mais le fonctionnement en détail, sans compter les bugs et autres spécialités, se recherche dans les sources. > L'expérience des développeurs est au moins (sinon plus) importante. Ça aussi c'est sûr, mais ``l'expérience'' est à acquérir au niveau de La Société. (je mets un grand S car depuis 15 ans que nos écoles supérieures sont polluées par des cours et licenses ``gratuits'', c'est à la Société toute entière de faire un effort, reconnaitre ses erreures et se donner les moyens d'acquérir les compétances.) > Ne vous est-il jamais arrivé d'utiliser une librairie dans l'un ou > l'autre de vos projets et de vous rendre compte peu après que le > développement de celle-ci semble au point mort ? Ca fait mal ! Non, ce qui est important c'est ce dont J'ai beoin. Je n'attend pas les mises-à-jour pour profiter des nouveaux gadgets, mais au contraire implémante ce que j'imagine quand cela me vient, avec les moyens que j'ai à disposition... Je dois reconnaitre cependant qu'il m'arrive aussi de renoncer et abandonner une solution pour la re-construire par un autre biais... (p. ex: abandon de TCL/Tk au profit de Perl/Tk, puis Perl/Gtk). (à l'étude: abandon de Perl au profit de Python, pas encore décidé;) (alternative intéressance Perl-CGI + HTML-Form, les navigateurs étants de plus en plus zélés, un formulaire sans java peut être tres souple) > Peu de projets Libres publient effectivement des specs utilisables ... Tout dépend de la lisibilité des sources, un projet illisible restera le produit d'un seul développeur et sera condamné à moyen terme. > Bref, le risque de se retrouvé bloqué parce qu'un projet n'est plus > supporté par ses créateurs existe dans le monde propriétaire, mais > existe aussi dans le monde du LL réel. Non, car justement si le projet touche ``des'' utilisateurs, alors ceux-ci formeront de fait une ``communauté'' et pourront poursuivre le projet! ( Tand qu'ils peuvent accèder aux sources! ;) > OK, pour les grands projets (Apache, Linux, Tomcat, OOo, ...) > le risque est faible. NUL à moyen terme! De toutes façons pour ce type de projets il existe DES alternatives viables... > Le cas d'OpenBSD à fait peur à bien des gens quand le DARPA a menacé de > retirer > ses subventions (mauvais exemple, OpenBSD est toujours là, mais je ne trouve > rien d'autre sur le moment ...). Excellent exemple au contraire qui prouve bien que l'argent n'est pas le moteur de l'Open-Source. (Tout au plus un frein, parfois.) Si ``on'' se donne les moyens (temps et compétances) alors la liberté est là. ( Dans notre société, il y a 10 type d'individus: Ceux qui comprennent le binaire et ceux qui ne le comprennent pas;) -- Félix Hauri - <[EMAIL PROTECTED]> - http://www.f-hauri.ch _______________________________________________ gull mailing list [email protected] http://lists.alphanet.ch/mailman/listinfo/gull
