Deat Evgeniya,
Perhaps you might be looking at MaiU VI 22, which refers to two forms of 
Brahman: mūrta and amūrta.
I examine this passage, in another context, in my article (2024) "Enquête sur 
le 'yoga de la parole' ", p. 108 sqq.  [« Enquête sur le “yoga de la parole”. 
Lectures du Brahmakāṇḍa (I) ». In : Comme une qui entra dans la forêt 
bruissante / Like One Who Entered the Rustling Forest. Hommage à Marie-Claude 
Porcher. Sous la dir. de Lyne Bansat-Boudon et Sylvain Brocquet. Bulletin 
d’études indiennes 36 (2023-2024). Paris : Association française pour les 
études indiennes, p. 3-139.]
Here is an extract:
Quoi qu’il en soit, pareil dédoublement du Brahman en MaiU VI 22 ne vaut que 
considéré du point de vue d’une pratique yogique de méditation, laquelle 
suppose une ascension par étapes vers le principe suprême, celle-là même 
que décrit le BK quand il allude au śabdapūrvayoga en pl sieurs endroits 
après l’avoir nommé dans le mūla lui-même (en VP I 20c). Du reste, il 
s’agit d’une dichotomie relevant d’une pratique, c’est-à-dire, ici, d’une 
mystique, et qui s’efface devant l’assertion de MaiU VI 3 posant deux formes du 
Brahman, mais renvoyant, en réalité, à un Brahman unique dont le monde 
phénoménal n’est autre que la manifestation immanente :
dve vāva brahmaṇo rūpe mūrtañ cāmūrtañ ca | atha yan mūrtaṃ tad asat- 
yaṃ yad amūrtaṃ tat satyaṃ tad brahma [...]
"Il est assurément deux formes du Brahman, la matérielle et l’immatérielle. 
La forme matérielle [i.e. le monde phénoménal] est irréelle ; la forme 
immatérielle est réelle ; c’est là le Brahman [...]."
La dyade Brahman/śabdabrahman que décrit MaiU VI 22 n’a donc pas de réalité 
ontologique. Ce qui compte, c’est la reconnaissance de ce paradoxe fondateur : 
la matérialité de la manifestation empirique est « ir- réelle » (même dans 
la première réalisation phonique du śabdabrahman sous la forme de oṃ) alors 
qu’est « réelle » la forme immatérielle qui la transcende en même temps 
qu’elle en est la source, à savoir, le Brahman suprême. Et, preuve ultime de 
la mise en abyme du śabdapūrvayoga dans le BK (ainsi que dans la MaiU, qui 
semble l’évoquer sans le nommer), compris comme discipline œuvrant à 
l’accession du yogin à la délivrance, on citera ce passage inaugural de MaiU 
VI 22 qui culmine sur une métaphore saisissante :
athānyatrāpy uktam — dve vāva brahmaṇī abhidyeye śabdaś cāśabdaś ca | 
atha śabdenaivāśabdam āviṣkriyate | atha tatraum iti śabdaḥ | anenor- 
dhvam utkrānto ’śabde nidhanam eti | athāhaiṣā gatir etad amr̥tam etat 
sāyujyatvaṃ nirvr̥tatvaṃ tathā ceti | atha yathorṇanābhis tantunordhvam 
utkrānto ’vakāśaṃ labhatīty evaṃ vāva khalv asā abhidhyātaum ity 
anenordhvam utkrāntaḥ svātantryaṃ labhate | 199
"Et il a été dit ailleurs : « On doit méditer, en vérité, sur deux 
Brah-man : celui qui est le Son et celui qui est le Non-son. En vérité, c’est 
par le Son que le Non-son est manifesté. Et ce Son, ici, c’est oṃ. Grâce à 
lui, le Son s’échappe (utkrānta) vers le haut et va se perdre dans le 
Non-son. Voilà, dit-on, quelle est la voie ; voilà l’immortalité, voilà 
l’union (sāyujyatva); voilà la béatitude. Et, comme l’araignée, 
s’échappant vers le haut à l’aide de son fil, atteint un espace libre, ainsi, 
en vérité, ce méditant [ce yogin en méditation] (abhidhyātr̥) [dont nous 
parlons], s’échappant vers le haut à l’aide de oṃ, atteint la liberté 
(svātantrya) 200.
Best wishes,
Lyne




Lyne Bansat-Boudon

Directeur d'études pour les Religions de l'Inde

Ecole pratique des hautes études, section des sciences religieuses

Membre senior honoraire de l'Institut universitaire de France

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De : INDOLOGY <[email protected]> de la part de Evgeniya 
Desnitskaya via INDOLOGY <[email protected]>
Envoyé : vendredi 28 février 2025 13:00
À : [email protected] <[email protected]>
Objet : [INDOLOGY] Bṛhadārṇayaka 2.3.4

Dear all,

BAU 2.3 describes two Brahmans, namely mūrta and amūrta. From 2.3.2 and 2.3.3, 
we learn that mūrta Brahman is different from vāyu and antarikṣa, while amūrta 
Brahman is identical with them.
Further, BAU 2.3.4 and 2.3.5 provide a similar description on the adhyātma 
level:
idam eva mūrtaṃ yad anyat prāṇāc ca yaś cāyam antar ātmann ākāśaḥ (2.3.4) |...
athāmūrtaṃ prāṇaś ca yaś cāyam antar ātmann ākāśaḥ (2.3.5) |
Similarly to the previous passage, mūrta Brahman differs from prāṇa and amūrta 
is identical with it. Still, both Brahmans are identified with the space within 
the body, which is indeed inconsistent.
Olivelle translates BAU 2.3.4 as "distinct from breath and the space within the 
body" and does not comment on this point.

I wonder, if this inconsistency in the text can be explained? Is it simply a 
result of the oral transmission of the text, a kind of lapsus linguae that 
became fixed in the normative form of BAU?
--
Evgeniya Desnitskaya
Institute of Oriental Manuscripts
Russian Academy of Sciences

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