Roger ROMAIN
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La Chine arr�te les dirigeants de Falun Gong

Une secte qui tue

Le gouvernement chinois a mis sous les verrous de gros bonzes de la secte Falun Gong, hors-la-loi,sans doute responsable de 1.400 morts: des victimes cr�dules qui ne consultaient plus le m�decin mais esp�raient que la gu�rison viendrait de Falun Gong.

Dirk Nimmegeers*

Le 25 avril 1999, la secte Falun Gong rameute dix mille manifestants: pendant 13 heures, ils occupent le quartier de Zhongnanhai, o� les hauts dirigeants et cadres sup�rieurs du parti ont leurs bureaux et logements. Le 22 juillet, la secte est interdite. R�pression contre la libert� de culte? Muselage de la libre expression? Voyons plut�t ce qui a provoqu� ces mesures.

Un an avant l’interdiction de la secte Falun Gong, Li Hongzhi, son fondateur, �migre vers les Etats-Unis. A l’origine, il pratique le qigong, une combinaison d’arts martiaux, de m�ditation et de technique de respiration. En 1992, Li inaugure son propre dogme, une concoction de qigong et d’id�es bouddhistes et tao�stes isol�es de leur contexte: Falun Gong est n�.

N’allez pas chez le m�decin...

Li et ses assistants commencent � dispenser th�rapies, formations et � vendre toutes sortes de produits. Cela rapporte une fortune. Ils d�clarent suspectes toutes formes de m�decines et superflus les m�decins, car 'avec Falun Gong, toutes les douleurs physiques s’en vont et on atteint sa propre paix int�rieure.'1

A partir de 1992, Li fondera 39 centres en Chine, dont d�pendent 1.900 �coles et 28.000 salles d’exercices. Falun Gong revendique cent millions de membres, les autorit�s chinoises estiment qu’ils sont deux millions tout au plus.

Mais il y a des morts. Des adeptes croient que la maladie est imputable � de mauvaises actions commises dans une vie ant�rieure et que seuls les exercices de Falun Gong peuvent les gu�rir. Ils laissent tomber m�decin et m�dication. Certains deviennent d�pressifs ou sont obs�d�s par la pr�vision de la fin du monde. De la sorte, la secte cause 1.400 d�c�s et des centaines de cas de maladies mentales.

A chaque critique des m�dias, Falun Gong fomente des bagarres. En ao�t 1996, des membres de la secte entourent les bureaux du Journal de Guangming. Occupations et si�ges en r�gle de journaux, de stations tv et radio se succ�dent. L’agence de presse Xinhua compte 78 manifestations non autoris�es impliquant chaque fois plus de 300 personnes. Les revues m�dicales qui invitent les gens � refaire confiance en la m�decine re�oivent des visites mena�antes.

D�but 1998, un nombre surprenant de rixes �clatent � Chongqing, dans le Sud-Ouest. Le service de la s�ret� publique constate que toutes les actions sont dirig�es par un solide r�seau dont le quartier g�n�ral n’est autre que le principal si�ge de Falun Gong � P�kin.2

La secte infiltre le Parti communiste et les minist�res

Bient�t, il appara�t que le mouvement a infiltr� certaines sections du Parti communiste et des instances gouvernementales. Deux des quatre dirigeants nationaux de Falun Gong qui compara�tront sont d’anciens fonctionnaires de minist�res importants. Il s’agit de Wang Zhiwen et de Li Chang. Ce dernier travaillait encore il y a peu au minist�re de la S�ret� publique.3

En avril 1999, le professeur He Zuoxiu, de l’Acad�mie chinoise des Sciences, critique l’influence du qigong sur les jeunes. Falun Gong saute sur l’occasion pour organiser ce qui sera, selon les m�dias, ‘la plus importante manif depuis Tien An Men’.

Le gouvernement d�cide d’interdire la secte et sa propagande. La Chine lance un mandat d’arr�t international contre Li Hongzhi. Un avertissement est �galement adress� aux voyants extralucides, vendeurs de perlimpimpin et autres semeurs de superstitions. Le 30 octobre, le Congr�s National du Peuple, l’assembl�e populaire supr�me de la Chine, promulgue une loi contre les sectes nuisibles.

Li Baoku, porte-parole gouvernemental, d�clare: 'Celui qui veut suivre le dogme de Falun Gong ne sera pas poursuivi � condition qu’il rompe tous liens avec l’organisation, d�clar�e hors-la-loi. L’interdiction ne vaut pas pour les groupes de qigong qui s’en tiennent � l’observance des lois. Il y a une grande diff�rence entre la masse des simples adh�rents, qui ont �t� abus�s, et la petite bande des dirigeants de la secte, qui les ont tromp�s ou manipul�s.'4

Et l’officielle agence de presse Xinhua indique: 'Le probl�me Falun Gong a un contexte social et international profond�ment enracin�. C’est une lutte politique entre le Parti communiste et certaines forces int�rieures et �trang�res. L’enjeu est de savoir qui va attirer � soi les masses. (...)' L’agence de presse appelle la classe ouvri�re � se d�tourner de Falun Gong et de son influence.5

Deux cents dirigeants sont arr�t�s mais la plupart sont remis en libert�. A l’issue de manifestations, la police retient bri�vement quelques personnes. P�kin s’efforce de faire savoir aux nombreux adeptes du ta�-chi et du qigong qu’ils ne sont en rien vis�s. Dans les parc, on voit toujours de nombreuses personnes se livrer � leur gymnastique matinale.6

Claudio Cervini, un Italien qui travaille � P�kin depuis 1991, �crit: 'Ceux qui veulent maintenir la secte en place s’opposent au gouvernement et ne sont pas cons�quents car ils pr�tendent toujours ne pas faire de politique et ne vouloir que m�diter et se d�velopper. Les gens qui veulent s’adonner � la m�ditation et � la qui�tude spirituelle peuvent le faire en d’innombrables endroits de P�kin. Je suis �coeur� de lire des articles occidentaux accusant les autorit�s de poursuivre des innocents. Tout �tranger vivant ici peut se rendre compte que ce n’est pas vrai.'

* Dirk Nimmegeers collabore � La Chine aujourd’hui, p�riodique de l’Association Belgique-Chine. Pour plus d’infos sur Falun Gong, consultez le site www.china.org.cn.

1. Conf�rencier de Falun Gong pour le Benelux, NRC, 27 novembre 1999 • 2. Ibidem • 3. Le Monde, 3 novembre 1999 • 4. China Daily, 24 juillet 1999 • 5. Xinhua, 2 ao�t 1999 • 6. Michael Kramer, correspondant de Reuters sur le website Asia on line, 24 ao�t 1999.

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