Vous trouverez ci-joint la r�ponse au courrier adress� � la conseill�re f�d�rale Mme 
Ruth Metzler.

Vous remarquerez probablement la contradiction:
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Une consultation g�n�rale de tous les milieux int�ress�s n'a lieu que dans le cas de 
projets d'une
port�e consid�rable sur le plan �conomique, financier ou culturel.
----
Il a �t� jug� que tel n'�tait pas le cas concernant la pr�sente r�vision de la CBE.
----
Nous sommes conscients que la probl�matique de la brevetabilit� des logiciels rev�t 
une importance 
consid�rable, en particulier au vu des cons�quences �conomiques qui s'y rattachent
-------

Je vais r�pondre.

Il serait bien que le texte de la p�tition version allemande soit traduite, j'en 
appele donc aux bilingues qui
se trouvent parmi nous (si ludwin ou quelqu'un d'autre as le temps se serait 
particuli�rement bienvenu).
De plus cela nous rapprocherait un peu de nos homologues suisses allemands.

Gilbert.


-- 
                               |  UnixOnNous et Rejoignez le
Gilbert ROBERT                 | "Groupe des Utilisateurs L�maniques de"
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Tel: +41/22/705 8686           |  /_____//_//_/ /_//_____/ /_/\_\
http://www.gilbert-robert.com  |      http://www.linux-gull.ch


Monsieur,

Le Secr�tariat g�n�ral du D�partement f�d�ral de Justice et Police nous a
transmis le mail que vous avez adress� � Mme la Conseill�re f�d�rale Ruth
Metzler en nous chargeant d'y r�pondre directement.

Comme vous le faites remarquer dans votre courrier, la Suisse a jusqu'�
pr�sent �t� partisane d'une suppression de la liste n�gative de l'article 52
alin�a 2 de la CBE, qui comprend entre autres la mention des programmes
d'ordinateurs. Si cette suppression �tait accept�e, elle n'aurait pas pour
cons�quence de permettre la d�livrance de brevets pour toutes les
innovations dans le domaine des logiciels. Par contre, cela contribuerait �
adapter le texte de la Convention � la pratique de l'Office europ�en des
brevets dans ce domaine, qui d�livre depuis plusieurs ann�es des brevets
pour des programmes d'ordinateurs lorsque les inventions en question
remplissent les conditions de la brevetabilit�. Cette exigence de
transparence et de clart� de la Convention nous semble particuli�rement
importante.
Notre pays d�fend cette position en connaissance de cause. En effet, la loi
suisse sur les brevets (LBI) ne contient pas de catalogue expr�s des
�l�ments ne constituant pas des inventions. L'absence d'une telle liste n'a
pas conduit en Suisse � une augmentation du nombre des brevets d�livr�s dans
le domaine des logiciels, ni � une ins�curit� juridique accrue. En effet, il
va de soi que les conditions g�n�rales de la brevetabilit� s'appliquent,
plus particuli�rement, que seules les inventions faites dans le domaine de
la technique sont brevetables.

Vous jugez que la proc�dure visant � �tablir les mandats du Conseil f�d�ral
pour les Conf�rences internationales n'est pas d�mocratique. En Suisse,
c'est � l'administration (dont fait partie l'Institut f�d�ral de la
Propri�t� Intellectuelle) d'�laborer les projets (de loi, de mandats, etc.)
qui doivent �tre ensuite adopt�s par le Conseil f�d�ral. Ces projets font
l'objet d'une proc�dure interne de consultation avant d'�tre adopt�s par le
CF, dont les membres sont �lus par le Parlement. Une consultation g�n�rale
de tous les milieux int�ress�s n'a lieu que dans le cas de projets d'une
port�e consid�rable sur le plan �conomique, financier ou culturel. Il a �t�
jug� que tel n'�tait pas le cas concernant la pr�sente r�vision de la CBE.
Ce qui ne veut pas dire que nous avons ignor� les pr�occupations des milieux
concern�s; les probl�mes que vous mentionnez nous �taient connus et nous en
avons tenu compte lors de l'�laboration de la position de la Suisse au sujet
de la modification de l'article 52/2 CBE.
Enfin, il convient de relever que les droits d�mocratiques des citoyens
suisses sont assur�s dans le cadre de la proc�dure conduisant � la
ratification des textes internationaux r�vis�s.

Nous sommes conscients que la probl�matique de la brevetabilit� des
logiciels rev�t une importance consid�rable, en particulier au vu des
cons�quences �conomiques qui s'y rattachent. Elle devrait par cons�quent
faire l'objet d'un d�bat de fonds, auquel participeraient les milieux
int�ress�es. Toutefois, il nous semble erron� de penser que la conf�rence
diplomatique de novembre est de nature � offrir le cadre ad�quat pour ce
faire. La modification de l'article 52 CBE propos�e dans ce cadre ne vise
pas un changement de fond quant � la brevetabilit� des programmes
d'ordinateurs, mais bien uniquement � harmoniser le texte de la Convention
avec la pratique actuelle de l'Office.

Nous esp�rons que ces informations vous seront utiles et vous prions
d'agr�er, Monsieur, nos sentiments les meilleurs.


Sonia Blind

Service juridique Brevets et Designs
-------------------------------------------------------
Institut F�d�ral de la Propri�t� Intellectuelle
Divison Droit et Affaires internationales
Einsteinstrasse 2, CH-3003 Berne
t�l. direct:  +41 31 323 08 14
E-Mail: [EMAIL PROTECTED]




> -----Urspr�ngliche Nachricht-----
> Von: Gilbert ROBERT [mailto:[EMAIL PROTECTED]] 
> Gesendet am: Montag, 6. November 2000 14:39
> An: [EMAIL PROTECTED]
> Betreff: Le vote suisse � bruxelles sur le projet europ�en de
> rendrebrevetables les logiciels.
> 
> Objet: Le  vote suisse  � bruxelles sur  le projet europ�en  de rendre
> brevetables les logiciels.
> 
> 
> Madame la conseill�re f�d�rale,
> 
> 
> Devant  l'urgence de  la situation,  je  me permet  de vous  contacter
> directement  afin  d'attirer  votre  attention  sur  un  probl�me  qui
> concerne  tout   un  pan  de   l'�conomie  europ�enne  et   suisse  en
> particulier.
> 
> 
> LA  SITUATION 
> =============
> 
> Le 20 novembre  de cette ann�e, l'Office Europ�en  de Munich h�bergera
> la "Governmental  Conference 2000"  � Munich au  cours de  laquelle un
> certain nombre  d'amendements �  la convention europ�enne  des brevets
> seront propos�s aux votes.
> 
> Nous  sommes  concern�s par  la  non  brevetabilit�  des logiciels  et
> m�thodes  de l'article  52 de  la convention.   Nous  sommes �galement
> concern�s par d'autres articles, particuli�rement l'art 33. Ce sera le
> cas si plus  des 2/3 des 19 (20) gouvernements votent  en faveur de la
> proposition  de l'OEB  (Office  Europ�en des  Brevets)  lors de  cette
> conf�rence � Munich (EPO: Europeen Patent Office).
> 
> La  commission  europ�enne sera  un  observateur  �  la conf�rence  de
> l'OEB. Plus  tard, la commission europ�enne  pr�sentera une "Directive
> de  r�gulation   sur  l'usage  des  brevets   logiciels  dans  l'union
> Europ�enne".
> 
> En  ce  moment les  8  (9)  �tats qui  votent  "non"  dans le  concile
> administratif  de  l'OEB,  repr�sentent  une  �crasante  majorit�  des
> citoyens europ�ens. Nous ne  voulons pas que cette importante question
> soit tranch�e par un petit  nombre de citoyens, apr�s un processus non
> d�mocratique sans information ouverte � tous.
> 
> Le D�put� fran�ais Jean-Yves  LE D�AUT (pr�sident et vice-pr�sident de
> l'office parlementaire  fran�ais d'�valuation des  choix scientifiques
> et  technologiques),  consid�re  "qu'en  affirmant qu'un  �  programme
> d'ordinateur  pr�sentant  des  effets  techniques  � n'est  pas  �  un
> programme d'ordinateur  en tant que tel  � et peut  donc faire l'objet
> d'un brevet, l'OEB a clairement abus� de son pouvoir".
> 
> 
> L'INNOVATION ET LES LOGICIELS LIBRES
> ====================================
> 
> Le  mod�le am�ricain, qui  admet la  brevetabilit� des  logiciels sous
> certaines conditions, favoriserait les grandes entreprises capables de
> racheter les petites start-up et mettrait un frein � l'innovation et �
> la concurrence. Depuis peu,  la Commission europ�enne semble avoir �t�
> sensible � ces actions,  puisqu'elle a organis� une large consultation
> des acteurs du domaine sur Internet.
> 
> L'EPO, dans notre  cas, n'est pas le produit  qui permettrait de doper
> l'�conomie du logiciel  en Europe.  Mais bien au  contraire de freiner
> son  extraordinaire dynamisme  en �laborant  des  barri�res juridiques
> lourdes   et   incontr�lables    au   profits   des   grands   groupes
> d'outre-atlantique.  Linux  est n� en Europe et  le formidable courant
> du logiciel  libre qui rivalise de  qualit� avec des  monstres tel que
> Microsoft, vient en grande partie d'Europe.
> 
> Au niveau  des effets sur l'innovation,  une �tude de  James Bessen et
> Eric  Maskin  (Sequential Innovation,  Patents,  and Imitation),  deux
> chercheurs du  M.I.T., bas�e sur l'exp�rience am�ricaine  (les USA ont
> introduit la  brevetabilit� des logiciels  en 1980) met en  exergue le
> fait  que   l'innovation  est  s�quentielle   et  compl�mentaire.   La
> brevetabilit�  permet  �  une   entreprise  d'emp�cher  une  autre  de
> d�velopper  une nouvelle  invention �  partir de  ses travaux,  ce qui
> entraverait l'innovation. Il faut aussi pr�ciser que le mouvement Open
> Source  qui  gagne de  plus  en plus  d'importance,  est  b�ti sur  ce
> principe   de   libert�   de   circulation   (et   d'utilisation)   de
> l'information,  un  principe  rassemblant la  communaut�  scientifique
> internationale et un principe qui est aussi � l'origine d'internet.
> 
> Je rappelle qu'un  logiciel libre est un produit  prot�g� par le droit
> d'auteur, livr� avec  son code source, r�gi par  un contrat de licence
> publique qui  autorise la  copie et qui  gr�ce � Internet  est enrichi
> constamment par la communaut� des utilisateurs.
> 
> Cette extension  incontr�l�e du syst�me  de brevet dans le  domaine du
> logiciel  contribue  �  mettre   en  p�ril  de  fa�on  croissante  les
> entreprises informatiques europ�ennes, les auteurs de logiciels libres
> et les principes fondamentaux qui  ont permis l'essor de la soci�t� de
> l'information. Plus de 10,000 brevets logiciels ont �t� d�pos�s depuis
> 10 ans  � l'Office Europ�en des  Brevets par des  astuces de proc�dure
> cautionn�es par l'OEB  alors m�me que les guides  distribu�s depuis 10
> ans par les offices nationaux de brevets rappellent clairement que les
> programmes d'ordinateur ne  peuvent �tre brevet�s. Plus de  75% de ces
> brevets ont �t� d�pos�s par des entreprises non-europ�ennes. Nombre de
> ces   brevets  logiciels   portent  sur   des  m�thodes   de  commerce
> �lectronique, voire des m�thodes d'organisation des entreprises ou des
> m�thodes �ducatives.
> 
> Les  d�tenteurs  de brevets  logiciels,  de  brevets  sur le  commerce
> �lectronique et de brevet  Internet n'attendent donc qu'une chose pour
> attaquer les  acteurs europ�ens de la nouvelle  �conomie: une r�vision
> de  la  convention de  Munich  qui  supprimerait  l'exception sur  les
> programmes d'ordinateurs. 
> Breveter l'oeuf pour emp�cher la poule de pondre.
> 
> 
> LA SUISSE 
> =========
> 
> En ce qui concerne la Suisse,  nous avons contact� M. Lukas Buehler de
> l'IPI (Institut F�d�ral de  la Propri�t� Intellectuelle). Selon ce que
> nous avons compris, c'est  bien des repr�sentants de l'IPI, repr�sent�
> par le Dr Felix Addor, qui voteront en novembre � Munich.
> 
> La position  suisse propos�e  par l'IPI pour  le vote de  novembre est
> bas�e sur les positions d�j� �tudi�es avant le vote de septembre 2000,
> et ces positions ne changeront pas sur le fond.
> 
> C'est  cette situation qui nous  semble non  d�mocratique:  le Conseil
> F�d�ral s'est  en effet  d�cid� sur l'avis  d'une institution  qui est
> juge et partie.
>  
> 
> LES ARGUMENTS POUR 
> ==================
> 
> Arguments d�velopp�s par l'IPI pour le mandat en faveur du changement:
> 
> a) CONFIRMATION  (et non  nouveaut�) : le  vote de Munich  en novembre
> vise � consolider la pratique d�j� en vigueur aujourd'hui, donc il n'y
> a pas  de raison de refuser  le vote, car cela  ne change pratiquement
> rien du tout � la brevetabilit� des programmes d'ordinateurs.
> 
> b) La discussion n'est pas close apr�s le vote, car :
> 
>       1. VALIDATION  NATIONALE apr�s  Munich: Il  faut que  tous les
>       parlements acceptent les changements qui seront adopt�s (s'ils
>       sont adopt�)
>       
>       2. CADRE L�GAL VALABLE. Il ne s'agit pas d'une d�cision sur la
>       brevetabilit� des programmes logiciels  en tant que telle (car
>       elle  ne  donne  aucune  limite raisonnable):  il  faut  qu'il
>       s'agisse d'une invention  nouvelle, etc... donc les conditions
>       doivent �tre r�unies pour que le brevet soit accord�.
> 
> Les arguments de l'IPI ont donc �t� pr�sent�s il y a quelques semaines
> au Conseil  F�d�ral qui a d�cid�  d'approuver le sens du  mandat de la
> d�l�gation Suisse �  Munich qui va d�fendre les  arguments ci-dessus -
> les instructions re�ues ne sont  pas publiques, donc il est impossible
> de savoir quels sont les  arguments pr�cis qui am�neneraient la Suisse
> � voter pour le changement.
> 
> 
> LES ARGUMENTS CONTRE 
> ====================
>
> Les arguments contre un vote suisse favorable aux brevets, des groupes
> tels que EuroLinux et les partenaires suisses, sont:
> 
> 1. IMPACT  �CONOMIQUE N�GATIF. Les  m�thodes de  brevetage europ�ennes
> s'appuient sur les m�thodes des USA. La r�alit� montre que les offices
> de  brevets sont incapables  d'effectuer des  recherches d'ant�riorit�
> correctes et  de rejeter  les demandes de  brevets sur  des inventions
> triviales. 90% des brevets logiciels attribu�s par le office am�ricain
> des  brevets   (USPTO)  pourraient  s'av�rer  invalides   �  cause  de
> l'existence  d'ant�riorit�.    Des  proportions  similaires   ont  �t�
> d�couvertes en Europe.
> 
> 2. CONTRE-PROPOSITION  DISPONIBLE. La  loi propos�e  n'est  pas bonne,
> mais OUI il y a des  contre-propositions qui sont meilleures et qui ne
> seront pas vot�es car les �tats (comme la Suisse par exemple).  Quelle
> contre-proposition ?   Une sorte de protection  faible qui permettrait
> une forme  partielle d'imitation, tout en interdisant  le piratage pur
> et simple,  semble �tre le  mod�le �conomique optimal �  atteindre. Le
> droit  d'auteur,  qui  interdit  la  copie d'un  produit  mais  permet
> l'imitation  des  fonctionnalit�s  ou des  technologies  sous-jacentes
> appara�t donc  comme un syst�me optimal  de protection dans  le cas du
> logiciel. Il  n'est donc  pas souhaitable �conomiquement  d'�tendre le
> syst�me  des brevets  aux logiciels,  mais bien  de proposer  un autre
> syst�me bas� sur le droit d'auteur.
> 
> 3. DROIT DES GENERATIONS FUTURES. L'impact en Suisse: si on impose des
> restrictions sur  les logiciels, on emp�che les  innovations, comme si
> on avait brevet� la partition  de musique de Beethoven. Cela aboutit �
> un syst�me  corrompu o� les  possesseurs de brevets  invalides peuvent
> facilement menacer  leurs concurrents parce que les  plus petits n'ont
> pas les moyens financiers de faire face � un proc�s.
> 
> 
> 
> CONCLUSION 
> ==========
> 
> Pour  ne pas  inventer �  nouveau la  presse �  papier pour  tracer un
> tableau de  la situation, je vous  invite � lire l'article  de M. Ren�
> TR�GOU�T - S�nateur  du Rh�ne - "N'ETOUFFONS PAS  L'INNOVATION" qui se
> trouve en ANNEXE.
> 
> Aussi,  je vous  serais reconnaissant  de bien  vouloir user  dans les
> consultations f�d�rales,  europ�ennes ou  mondiales � venir,  de tous
> les moyens qui sont en votre pouvoir pour exiger :
> 
>     1. de  ne  pas  modifier  en  novembre 2000  l'article  52  de  la
> convention de  Munich, afin de ne pas  activer le � cheval  de troie �
> que  sommeille actuellement �  l'OEB o�  de nombreux  brevets Internet
> accord�s abusivement � des entreprises non-europ�ennes peuvent menacer
> du jour au lendemain la nouvelle �conomie suisse et europ�enne.
> 
>     2. que  soient garantis  par  la loi  un  � droit  � diffuser  ses
>  propres  oeuvres originales  � (logiciels  y compris)  ainsi  qu'un �
>  droit � la  compatibilit� � tel qu'il est  d�fini dans la proposition
>  de  loi   d�pos�e  par   MM.   Le  d�aut,   Paul,  Cohen   et  Bloche
>  (www.osslaw.org ).
> 
>     3. que les termes � technique �, � application industrielle � et �
>  programme en tant que tel �  soient clarifi�s de fa�on � ce que toute
>  oeuvre, tout produit informationnel immat�riel (y compris un logiciel
>  sur un  support d'information) ne soit  ni admis dans le  champ de la
>  brevetabilit� ni dans celui de  la fourniture de moyen de contrefa�on
>  de brevet.
> 
>    4.  que   tout    produit   mat�riel,   extension    d'un   produit
>  informationnel immat�riel (ex.  un lecteur MP3) puisse �tre brevet� �
>  condition  que  soient  satisfaits  les  crit�res  de  nouveaut�,  de
>  technicit�  et  d'application industrielle  de  ce produit  mat�riel,
>  consid�r� ind�pendamment des �l�ments logiciels qu'il exploite.
> 
>     5. que soit  lanc� dans les plus  brefs d�lais un  d�bat ouvert et
>  d�mocratique fond� sur des �tudes scientifiques d�taill�es des effets
>  �conomiques  et sociaux  induits  par une  extension  du syst�me  des
>  brevets � la soci�t� de l'information.  
> 
>     6. que soit mise en place une base de donn�es de brevets compl�te,
>  librement  accessible sous  forme de  contenu libre  et  de logiciels
>  libres, afin de  donner aux PME les moyens de  faire face aux risques
>  de contentieux de brevets en Europe et dans le monde.
> 
> 
> Aucune  �tude n'ayant �t�  publi�e par  l'Office Europ�en  des Brevets
> pour justifier  l'int�r�t �conomique de l'extension au  logiciel de la
> brevetabilit�,  alors m�me  que des  �conomistes ont  d�montr�  que le
> syst�me  de brevet pouvait  aboutir �  une diminution  de l'innovation
> dans l'�conomie  du logiciel, il  me semblerait �galement  opportun de
> commanditer  un  audit  de  l'Office  Europ�en  des  Brevets  afin  de
> d�terminer  les  moyens  de  mieux  contr�ler  les  d�cisions  de  cet
> organisme  et de s'assurer  qu'elles sont  bien conformes  � l'int�r�t
> g�n�ral et au principe fondamental d'impartialit� de la justice.
> 
> 
> 
> Veuillez croire,  Madame la conseill�re f�d�rale, �  l'assurance de ma
> haute consid�ration.
> 
> 
> Remarque 
> pour  illustrer  mes  propos:  cette  formule  de  politesse   pourrait 
> �tre  brevet�e  (si  on  la  transpose  dans  un cadre informatique) et
> m'obligerait � payer des droits � son auteur!
> 
> 
> 
> Gilbert  ROBERT  
> Pour le Groupe des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres du L�man 
> Pr�sident
> [http://www.linux-gull.ch] 
> 
> Th�o Bondolfi 
> - www.ynternet.org Internet pour les jeunes- Formation -
> Information -  cyberkiosk Portail/annuaire  pour la coop�ration  et le
> d�veloppement des jeunes sur www.cooperation.ch
> 
> 
> CC: Une copie a �t� adress�e par voie postale.
> 
> 
> ======================================================================
> ANNEXE
> ======================================================================
> �ditorial :  N'ETOUFFONS PAS L'INNOVATION Ren� TR�GOU�T  
> - S�nateur du Rh�ne - � 2000
> 
> Un  projet  de  directive  autorisant  le d�p�t  de  brevets  sur  les
> logiciels  devrait  prochainement  �tre  pr�sent�  par  la  commission
> Europ�enne. S'il  en �tait ainsi,  l'Europe et plus  sp�cifiquement la
> France   qui   devraient  mettre   en   oeuvre   cette  directive   se
> rapprocheraient de la position am�ricaine.
> 
> Comme  tous  les  partisans  des  logiciels  libres  et  en  tant  que
> co-signataire de la proposition de loi s�natoriale visant � promouvoir
> l'utilisation des logiciels libres dans l'administration (�tablir lien
> avec la  page de mon site)  il est de  mon devoir de d�noncer  avec la
> plus grande  vigueur ce projet de directive  qui entra�nerait purement
> et  simplement la  suppression du  principe de  non  brevetabilit� des
> programmes informatiques pr�vu par  l'article 52.2 de la Convention de
> Munich (qui a cr�� l'OEB en 1972).
> 
> Jusqu'� pr�sent, en Europe (contrairement aux Etats-Unis ou au Japon),
> les  logiciels   sont  th�oriquement  exclus  de   la  protection  des
> brevets. Je  dis bien th�oriquement car l'Office  Europ�en des Brevets
> (OEB) s'est appuy� depuis 1998 sur une d�rive jurisprudentielle tout �
> fait contestable  du droit  communautaire pour breveter  tout logiciel
> auquel il a souvent �t� ind�ment attribu� un caract�re dit � technique
> �. Ce sont ainsi quelque 20.000 brevets de logiciels qui ont ainsi �t�
> enregistr�s par l'OEB dans ces derni�res ann�es.
> 
> Comment ne pas voir dans cette �volution de la Jurisprudence en dehors
> de tout support juridique un  r�sultat du puissant lobbying exerc� par
> quelques grands �diteurs mondiaux.
> 
> Si le pouvoir politique europ�en ent�rinait prochainement le projet de
> directive qui lui  sera soumis, il faut bien  qu'il ait conscience, en
> croyant  r�gulariser  une  situation   qui  lui  est  pr�sent�e  comme
> in�luctable par l'OEB,  qu'il ne ferait que se plier  � une demande de
> plus en plus pressante de certains grands �diteurs am�ricains.
> 
> En effet, cette �volution du droit europ�en vers une brevetabilit� des
> logiciels constituerait  pour ces grands �diteurs  am�ricains un moyen
> tr�s efficace  pour conforter leur h�g�monie en  entravant la capacit�
> d'innovation de leurs bien  plus faibles concurrents europ�ens par une
> strat�gie �conomique reposant sur le d�p�t syst�matique de brevets.
> 
> A ce titre, il est instructif de lire dans une r�cente livraison de la
> Harvard  Business   Review  la   recommandation  qui  est   faite  aux
> entreprises de � construire un mur  de brevets � pour se d�fendre face
> � la concurrence.
> 
> Dans  la pratique,  aux  Etats-Unis,  le brevet  dans  le domaine  des
> logiciels est devenu un outil d'attaque utilis� par les grands groupes
> alors qu'il a  �t� con�u pour �tre un outil  de protection. Ainsi, une
> partie  de  plus  en  plus  importante des  brevets  portant  sur  les
> logiciels a pour finalit� de cr�er des monopoles juridiques totalement
> artificiels  pour bloquer  la concurrence  et ce,  en  laissant croire
> qu'ils sont d�pos�s pour prot�ger une d�marche inventive.
> 
> Les  petits �diteurs  sont ensuite  syst�matiquement attaqu�s  par les
> grands groupes  qui peuvent  mobiliser des arm�es  de juristes  et les
> petites entreprises qui  n'ont pas les moyens de  r�pondre � de telles
> attaques sont trop souvent mises  dans l'obligation de mettre un genou
> � terre  en acceptant une transaction  qui souvent se  conclut par une
> absorption pure et simple du petit par le grand.
> 
> Il  serait  irresponsable d'ignorer  comment  les  grands groupes,  en
> utilisant cette arme du brevet dans le domaine du logiciel, arrivent �
> capter des  innovations qu'ils  n'ont pas eu  la volont�  ni peut-�tre
> m�me la capacit� de d�velopper eux-m�mes.
> 
> Comme  l'a dit  r�cemment  � Le  Monde  du Renseignement  �, dans  ces
> conditions les brevets �touffent l'innovation.
> 
> Les  meilleurs sp�cialistes  affirment que  la  politique actuellement
> suivie,  du moins  officiellement, par  l'Europe au  travers  du droit
> d'auteur est la plus pertinente.  Ainsi, pour le logiciel, le code est
> d�fendu par  le droit  d'auteur de m�me  que l'apparence  graphique de
> l'interface.   Ces  deux  �l�ments  ne peuvent  �tre  reproduits  sans
> l'autorisation de  l'auteur et  pendant toute la  vie de  celui-ci. Le
> brevet,  pour sa  part, a  �t� cr��  pour garantir  aux  inventeurs la
> possibilit� d'exploiter leurs innovations et ce pour une dur�e donn�e.
> Ceci   s'applique   particuli�rement   �   toutes   les   applications
> industrielles et mat�rielles.
> 
> Le droit  d'auteur est donc  beaucoup plus adapt� pour  prot�ger toute
> cr�ation   intellectuelle,  qu'elle  soit   math�matique,  logicielle,
> litt�raire, artistique  ou autre.  Le  droit d'auteur qui  interdit la
> copie d'un produit mais  permet l'imitation des fonctionnalit�s ou des
> technologies  sous-jacentes  appara�t  comme  un  syst�me  optimal  de
> protection dans le cas du logiciel.
> 
> Si d'aventure le Conseil Europ�en et le Parlement europ�en acceptaient
> ce projet de directive, il  faut que les responsables politiques aient
> bien conscience  que cette extension des brevets  aux logiciels aurait
> des  cons�quences dramatiques  en  livrant pieds  et  poings li�s  aux
> grands  groupes  des  milliers  de  petites  et  moyennes  entreprises
> europ�ennes innovantes.
> 
> Ce  serait ainsi l'ensemble  de notre  potentiel d'innovation  dans ce
> domaine majeur pour l'avenir qui se trouverait durablement affaibli.
> 
> Mais ceci ne veut pas  dire qu'il faut purement et simplement refermer
> un  dossier qui  a �t�  subrepticement ouvert  par l'OEB  et  dont les
> responsables devaient  rendre compte devant le  pouvoir politique pour
> que nous sachions comment ils  ont pu enfreindre largement l'esprit et
> la  lettre de  l'article 52.2  de la  Convention de  Munich  sans �tre
> rappel�s � l'ordre.
> 
> Aussi,  il va nous  falloir ouvrir  un large  d�bat pour  que l'actuel
> cadre  juridique europ�en, au  sujet de  la protection  des logiciels,
> soit  red�fini de  mani�re  �  revenir �  l'esprit  initial qui  avait
> inspir� son  �laboration et � distinguer clairement  la protection par
> le droit d'auteur du logiciel  en tant que produit commercial original
> et la libre utilisation,  dans une perspective d'incitation permanente
> � l'innovation, des fonctionnalit�s et technologies utilis�es dans les
> logiciels.
> 
> Ren� TR�GOU�T S�nateur du Rh�ne � 2000
> 
> 
> ---------------------------------------------------------------------
> [REFERENCES]
> 
> Consensus   politique   en  France   contre   les  brevets   logiciels
> [http://www.aful.org/presse/pr-brevets.html]
> 
> Standards ouverts & acc�s au code source [http://www.osslaw.org/]
> 
> ``N'�touffons    pas     l'innovation''    -    Ren�     Tr�gou�t    -
> [http://www.tregouet.org/lettres/rtflash.asp?theLettre=90]
> 
> Discours  de Gilles  Savary lors  des  Journ�es Mondiales  du Libre  �
> Bordeaux - [http://www.april.org/articles/communiques/pr-lsm.html]
> 
> 
> Sequential  Innovation, Patents  and  Imitation -  James Bessen,  Eric
> Maskin. MIT and Harvard.
> [http://www.researchoninnovation.org/patent.pdf]
> This  article introduces  a dynamic  model more  suited  to sequential
> innovation   as   it   exists   in  such   industries   as   software,
> micro-electronics. It shows that broad and strong patent policies tend
> to  reduce innovation.  A statistical  analysis of  innovation  in the
> software industry tends to confirm this model.
> 
> 
> Software    Useright,     Solving    Inconsistencies    of    Software
> Patents. Jean-Paul Smets. 
> [http://www.smets.com/it/policy/useright/useright.pdf]
> This "all-in-one"  article compares the  economy of copyright  and the
> economy of  patents in  the case of  software with a  layered approach
> (inventors, traders, publishers). It  shows that software patents tend
> to  promote  industrial  secrecy,  which is  inconsistent  with  their
> historical  goal  to  promote  knowledge  sharing,  and  to  eliminate
> innovative competitors, which is also inconsistent with their supposed
> economic effect. It also shows that it is possible to create a layered
> market for IP rights where  patent licenses and copyright licenses are
> traded  independently.  This   layered  approach  tends  to  eliminate
> blocking  patents  as  well  as  obvious  patents  without  any  State
> intervention.
> 
> 
> Question  au  gouvernement  d'Yves  Cochet sur  la  brevetabilit�  des
> logiciels           (1er           d�cembre          1999)           -
> [http://www.assemblee-nationale.fr/2/cra/1999120115.htm#P44_838]
> 
> Le site de l'AFUL -  Association Francophone des Utilisateurs de Linux
> et des Logiciels Libres [http://www.aful.org/]
> 
> Le site d'EuroLinux [http://www.eurolinux.org]
> 
> Couverture   de   presse    de   la   derni�re   annonce   d'EuroLinux
> [http://petition.eurolinux.org/pr/pr5.html]
> 
> Le    dossier    EuroLinux     sur    les    brevets    logiciels    -
> [http://petition.eurolinux.org/reference]
> 
> La  p�tition  EuroLinux  pour  une  Europe sans  brevets  logiciels  -
> [http://petition.eurolinux.org]
> 
> Brevets     sur     les      logiciels     :     l'Europe     consulte
> [http://www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?File_ini=a_actu.zd&ID=16470]
> 
> EuroLinux Calls for Position  Papers to Address Software Patent Danger
> [http://www.linuxnews.com/stories.php?story=545]
> 
> 
> 
> 
> 
> 
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