... c'est en tout cas ce que je comprends du "BSA/SIIA Piracy Study Final
Report" pour 1999.
Vous avez peut-�tre vu, d�but mars, un petit article dans les journaux sur
ce sujet, dont le titre �tait "En Suisse, une copie de logiciel sur trois
est ill�gale" et qui pr�cisait que les pertes de l'industrie s'�l�verait �
175,6 millions de francs pour 1999.
La question habituelle � se poser, � la lecture de ces chiffres, est celle
de la m�thodologie utilis�e pour arriver � ces conclusions, sachant que le
piratage est une activit� qui par d�finition n'est inclue dans aucune
statistique. J'ai donc �crit un email au BSA (Business Software Alliance)
Suisse, qui n'est qu'une passerelle vers l'organisation allemande du m�me
nom, et ai re�u une copie du rapport (en format Word, je l'ai mis sur
http://www.linux-gull.ch/other_docs/rapport_bsa.doc).
Je vous passe les d�tails (la plupart ne sont d'ailleurs pas donn�s dans le
rapport), mais en gros la m�thodologie est la suivante: ils ont estim� le
nombre de nouveaux PC qui ont �t� install�s pendant l'ann�e 1999, ainsi que
le nombre de logiciels install�s par PC, selon diff�rentes cat�gories
(home, non-home, etc). A partir de ces chiffres, ils obtiennent une
estimation de la "demande" en logiciels pendant l'ann�e.
De l'autre c�t�, les donn�es fournies par les membres du BSA et SIIA
(Software and Information Industry Association), combin�s � diff�rents
facteurs, permettent d'estimer l'"offre", c'est-�-dire le nombre total de
logiciels vendus par des compagnies (le texte original, page 11, dit "the
legal total market software shipments for all software companies was
estimated").
A partir de �a, il suffit de soustraire la demande de l'offre pour obtenir
le nombre de logiciels pirat�s, et de l� les taux de pourcentage et les
pertes de l'industrie.
Je pense que vous voyez exactement o� je veux en venir: les logiciels
libres, qui ne sont pas des "software shipment by a company" ne font pas
partie de l'offre, et sont donc inclus dans les logiciels pirat�s !
Les donn�es pour �tablir l'offre �tant r�parties selon diff�rents type de
logiciels (uniquement profesionnels), un tel raisonnement peut �tre valable
pour les cat�gories 4 & 5 (tableurs et traitements de texte), o� la part de
march� des logiciels libres est n�gligeable, mais �a devient risible quand
on parle de "7. C Languages", "12. Programming tools", "16.
Communications", "25. System Utilities", et surtout "22. Internet Access
and Tools" o� la part des logiciels libres est loin d'�tre n�gligeable.
De fa�on g�n�rale, une �tude qui balance des valeurs aussi exactes que dans
le cas pr�sent, sans donner une quelconque indication sur la marge d'erreur
malgr� une m�thodologie qui laisse de la place pour beaucoup d'incertitude,
ne devrait servir qu'� faire le bonheur de vos chemin�es.
Fr�d�ric
--
http://www-internal.alphanet.ch/linux-leman/ avant de poser
une question. Ouais, pour se d�sabonner aussi.