On Tue, 8 Jan 2002, Denis Bucher wrote:

> Ca serait pas mal de se cotiser pour un conseil juridique, pour commencer :-)

Il faut compter avec 500.- minimum, m�me avec un avocat des causes perdues
(sans plaisanter). Et avec 500.- je pense qu'on se planterait.

De plus, je vous conseille � tous de lire la r�ponse de la Commission de
la Concurrence (la derni�re, celle r�f�renc�e chez moi cf
http://www-internal.alphanet.ch/~schaefer/some_files/refund/REPONSES/ ou
un des messages pr�c�dents).

Les faits qu'ils �noncent sont, � mon avis, une base de travail pour une
�ventuelle action. Notons qu'il n'y a pas que le biais de la Commission de
la Concurrence, mais c'�tait le seul biais qui m'a permis d'obtenir des
r�ponses sans perdre trop de temps ni d�penser quoi que ce soit. Une voie
l�gale est dangereuse, en particulier � causes des dommages-int�r�ts et
des batailles d'expert. (My lawyer is bigger than your lawyer).

Je r�sume pour ceux qui n'ont pas le temps (tempus fugit, le mien aussi
mais passons):

   La question: Microsoft d�tient-il une position dominante sur le
   march�. Si oui, Microsoft se comporte-t-il de fa�on illicite en
   abusant de cette position (article 7 LCart) ?

   La COMCON a envoy� des questionnaires aux fabricants/vendeurs.

   R�sultats: Microsoft est install� de fa�on standard. D'apr�s la
   Commission, on peut acheter des ordinateurs portables avec Linux (pas
   de mention pr�cise). Parfois sans logiciel pr�-install� (idem).

   Comme la majeure partie des clients demandent le logiciel Microsoft, 
   il ne s'agit pas d'un abus de Microsoft.

   Comme il n'y a pas d'indice d'un comportement illicite de la part
   de Microsoft, la question de la position dominante peut rester
   ouverte.

En bref: avoir une position dominante n'est pas suffisant pour �tre
condamn�. Il faut en abuser. Le prouver est extr�mement difficile, en
particulier vu que des `alternatives' existent (ou existaient pour la
dur�e de l'enqu�te du moins). 

Apparemment on ne peut donc exiger non plus de ne pas devoir acheter le
logiciel Microsoft.

A mon avis (et celui d'une personne bien plac�e), si l'on veut continuer
dans cette voie, il faudrait trouver une entreprise d'une taille
suffisante qui aurait trouv� un partenaire mat�riel en Suisse, mais dont
les efforts de ce dernier pour trouver une solution convenable mat�rielle
sans licence Microsoft ait �chou�. Ou trouver un revendeur / fabricant qui
dise explicitement: `Microsoft m'a interdit/menac�/augment� les prix
massivement depuis que je vends du Linux � la place'. 

Noter le `massivement': si le vendeur vendait avant 100 machines Windows,
0 Linux, et qu'ensuite il vend 90 vs 10, on peut tr�s bien imaginer que
Microsoft n'offre plus les m�me rabais de quantit�: mais un doublement du
prix ne serait pas justifi�. C'est une pratique tout � fait standard
(parfois combin�e � des ristournes pas forc�ment d�clar�es, ou des
avantages en nature: voyages, bons, etc)

De plus, il est clair que si beaucoup de fabricants offraient une version
Windows, une version Linux, et une version `sans logiciel' il se passerait
probablement assez vite un piratage � large �chelle de Microsoft Windows:
les gens achetant la version `sans logiciel' (ou la version Linux, car on
peut l'imaginer � un co�t inf�rieur) pour y installer une version pirat�e
de Windows, avec assimilation dans les m�dias de Linuxiens/*BSDien �
pirate.

Microsoft pourrait alors imm�diatement contre-attaquer et avoir gain de
cause. Ou simplement augmenter les frais de licence au pro-rata des
invendus, et mettre les vendeurs 100% Microsoft en avantage (et ceci
*l�galement* comme vu ci-dessus). 

En bref, c'est une aventure qui me semble disproportionn�e pour moi, le
GULL et m�me pas mal des entreprises que je connais. Donc j'arr�te l�. 

Ma strat�gie est plut�t: offrir des solutions GNU/Linux de qualit� pour
entreprises, former les informaticiens aux technologies ouvertes,
promouvoir le tissu de proximit�. 


--
http://www-internal.alphanet.ch/linux-leman/ avant de poser
une question. Ouais, pour se d�sabonner aussi.

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