Comme quoi plus ca change, plus c'est pareil. On avait aussi dernièrement 
beaucoup de problèmes en Colombie-Britannique, Alberta....bref, heeeee qu'on 
est chialeux han?


From: Nicolas Mayer 
Sent: Friday, July 31, 2009 8:46 AM
To: [email protected] 
Subject: SMU-L: Conflit au sein d'ambulance Nouveau-Brunswick (article)





http://www.jminforme.ca/pageune/article/745348





Thomas Lizotte
L'Hebdo Chaleur


Conflit au sein d'ambulance Nouveau-Brunswick
Publié à 7h04 le jeudi 30 juillet 2009 




Les paramédicaux de Bathurst en ont vraisemblablement plus qu'assez de 
l'attitude dictatrice de leur employeur, Ambulance Nouveau-Brunswick.

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L'Hebdo Chaleur
Les paramédicaux de Bathurst en ont vraisemblablement plus qu'assez de 
l'attitude dictatrice de leur employeur, Ambulance Nouveau-Brunswick. 
Depuis que le service d'urgence est devenu public en décembre 2007, les 
changements imposés par le nouveau système provincial font rager les employés, 
notamment par le non-respect de la convention collective. Heures 
supplémentaires forcées, suppressions des vacances et suspensions précoces non 
fondées ; voilà une infime partie de la réalité quotidienne des ambulanciers de 
la région.

Tous ces problèmes reposent en fait sur une seule solution, selon Denis 
Beaulieu, président du syndicat des paramédicaux de Bathurst. «Il manque près 
de 150 ambulanciers dans la province, donc environ une cinquantaine dans le 
Nord. Ils disent qu'ils ont engagé du nouveau personnel, pourtant, ils sont 
toujours en manque d'effectifs… », a-t-il avoué.

Un fait qui n'est toutefois pas surprenant selon M. Beaulieu, puisque le 
nouveau service mis en place ne semble inciter personne à s'engager à long 
terme auprès de la compagnie. Toujours selon lui, si le salaire peut-être 
alléchant pour un nouveau diplômé, il n'en reste pas moins que la qualité de 
vie qui s'en suit assombrit de façon significative l'ambition des futurs 
ambulanciers.

«Sur un chiffre de 12 heures, nous avons 45 minutes de dîner que nous avons le 
droit de prendre entre 11 h et 14 h. Ce qu'ils (Ambulance N.-B.) font, ils nous 
envoient manger au point de service de Bathurst - là où le niveau d'achalandage 
est le plus élevé - et nous disent que si nous sommes chanceux, nous avons 
notre heure de dîner, sinon, ils ne sont pas à blâmer, car ils nous l'ont 
donnée», a-t-il déclaré.

De même, les séances de formations obligatoires sont offertes sur les journées 
«mortes» des paramédicaux. «Une formation de conduite peut être prévue une 
journée alors que l'ambulancier vient tout juste de finir son chiffre de 24h. 
Si pour une raison il ne s'y présente pas, il ne pourra prendre le volant tant 
et aussi longtemps qu'il ne l'aura pas suivie, et ce, à ses frais de 
déplacement puisque la formation suivante est souvent donnée à Moncton ou 
St-Jean», a ajouté M. Beaulieu.

Il y a pourtant une issue selon le président du syndicat, notamment de 
permettre les transferts du Sud ou Nord. Puisque les ambulanciers de Bathurst 
doivent couramment desservir le sud de la province, pourquoi est-ce que les 
ambulanciers de St-Jean ou Moncton ne pourraient pas aider leurs confrères ?

«Ils ont leurs heures à faire et ils ne sont pas mandatés pour sortir de leur 
zone de travail», a été la réponse d'Ambulance Nouveau-Brunswick au syndicat 
des paramédicaux de Bathurst. C'est donc dire qu'en marge du Congrès mondial 
acadien, la presque totalité des ambulanciers de la région ne pourront avoir 
les vacances promises, pour manque d'effectif…

L'attitude dérangeante de l'employeur envers les employés s'étend dans une 
autre sphère d'activité professionnelle, notamment dans la conduite des 
véhicules d'urgence. Un nouveau système électronique avertit désormais le 
conducteur lorsque celui-ci dépasse le 20 km/heure la limite permise et 
s'intensifie à mesure que la vitesse augmente.

Ce qui peut être excessivement déplaisant et déconcentrant pour un ambulancier 
(qui se doit d'amener le plus rapidement possible un patient à l'hôpital) est 
aussi, par le fait même, immoral a avoué Denis Beaulieu. «Sur la route qui mène 
de Moncton à Bathurst, il arrive très souvent que je sois dépassé par la petite 
dame qui revient de faire son épicerie.

Je transporte un patient qui est en état de vie ou de mort, et je ne peux 
dépasser 120 km/heure. Si j'ai le malheur de rouler à 125 km/heure, mes 
oreilles souffrent et mes employeurs, par le biais de la boîte noire ne se 
gêneront pas pour me donner une suspension de 4 jours minimum sans solde», a 
maintenu le président des paramédicaux de Bathurst. André Boudreau, ancien 
ambulancier au sein de la compagnie, en sait quelque chose.

Après avoir été menacé et suspendu plusieurs jours sans salaire, il n'a pu 
gérer tout le stress et a préféré quitter l'institution. «Je n'avais plus de 
vie familiale, ils ne faisaient que fonctionner par des menaces. Lorsque 
finalement le syndicat a réglé le problème, je n'ai jamais pu avoir un 
dédommagement, puisque j'avais déjà décidé de ne plus être un employé 
d'Ambulance Nouveau-Brunswick.»

Ces mesures semblent finalement n'être le fruit que du contrôle et d'un certain 
partenariat entre Ambulance NB et la province du Nouveau-Brunswick. «C'est 
clair pour nous que, pour eux, la tôle est plus importante que leurs employés, 
ou même la vie humaine.

Chaque année, les profits de la compagnie sont partagés équitablement entre les 
partenaires. Moins leurs assurances leur coûtent cher, plus ils sont heureux. 
Voilà pourquoi ils ne se gêneront jamais pour mettre le blâme sur les 
paramédicaux, même si ceux-ci ne sont pas en tort», a critiqué M. Beaulieu.

Si le dossier ne se règle pas bientôt, les ambulanciers de Bathurst prendront 
le taureau par les cornes et ne demanderont rien de moins qu'une enquête 
publique. «Il y a des problèmes et ils ne veulent pas s'en occuper. Ils ne 
jouent pas franc-jeu avec nous, alors, s'ils continuent comme ça, nous n'aurons 
pas le choix de demander une enquête à l'interne…», a fait savoir Denis 
Beaulieu.

Du côté des critiqués, ceux-ci n'ont pas voulu répondre aux questions posées 
par l'Hebdo Chaleur, affirmant qu'ils ne désirent pas régler le conflit par le 
biais des médias.

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